Niveau d'étude visé
BAC +5
ECTS
120 crédits
Durée
2 ans
Composante(s)
UFR Humanités, CFA Bordeaux Montaigne
Langue(s) d'enseignement
Français
Présentation
Télécharger le guide du Master REEL 2026 - 2027
Attention: en M1, il est obligatoire de choisir au moins un séminaire en périodes anciennes (antiquité, moyen âge, 16e, 17e, 18e siècle) dans l'année.
Le master Recherche en Études Littéraires (REÉL) comprend des enseignements théoriques, méthodologiques et appliqués. Il est orienté vers les métiers de la recherche et s’appuie en priorité sur les activités scientifiques des enseignants-chercheurs participant à la formation. Le master REEL se décline en deux options offertes aux étudiants. Option 1 : « Lettres, Arts & Sciences humaines » (LA & SH) est exclusivement consacrée à la recherche. Option 2 : « Lettres appliquées » (LA), propose une voie mixte entre initiation à la recherche et préparation de l’agrégation.
Le master Recherche en Etudes Littéraires (REEL) comprend des enseignements théoriques, méthodologiques et appliqués. Il est orienté vers les métiers de la recherche et s’appuie en priorité sur les activités scientifiques des enseignants-chercheurs et des enseignants des équipes participant à la formation.
Le master REEL se décline en deux options offertes aux étudiants :
- L’option « Lettres et sciences humaines // Lettres et arts du monde » est exclusivement consacrée à la recherche
- La seconde, intitulée « Lettres appliquées », propose une voie mixte entre initiation à la recherche et préparation active aux concours du CAPES et de l’agrégation.
Un espace numérique d’information dédié au master est disponible sur e-campus sous l’appellation « Espace administratif Master Recherche en études littéraires ». Vous y trouverez notamment, dès la fin août, une version actualisée de ce guide comportant les (rares) informations manquantes.
Objectifs
Le Master Recherche en Études littéraires s’adresse à tous les étudiants de Lettres modernes ou de Lettres classiques désireux de s’initier à la recherche dans les domaines de la littérature française (du Moyen Age à la littérature contemporaine) et de l’approche linguistique des textes, de la littérature antique, de la littérature comparée, des littératures francophones et de l’Occitan, en lien avec les sciences humaines et les arts (musique, arts visuels…).
Le Master Recherche en Études littéraires propose une formation solide et cohérente dans les champs de la littérature, des humanités et des arts en vue d’une poursuite d’études en doctorat et/ou dans la préparation aux concours (CAPES et agrégation). Soucieux de dispenser une culture littéraire et artistique pluridisciplinaire de haut niveau, il entend surtout former à la recherche : construction d’un projet de recherche, élaboration d’une bibliographie et exploitation des
ressources documentaires en français et dans les principales langues d’étude, initiation aux problématiques de recherche, sensibilisation aux enjeux épistémologiques, exploration de questions de théorie et de méthode, rédaction d’un mémoire, organisation de projets collectifs (journées d’étude, colloques, numéros de revue, etc.). La possibilité d’un module « Écriture, création, documents » est également ouverte, dans la limite de 12 places, aux étudiants
souhaitant affermir leur pratique d’une écriture créative ou extra-académique.
Les + de la formation
Adossement à la recherche
• ED et équipe de recherche associée : « Plurielles » (UR 24142)
Le master REEL développe une véritable dynamique de recherche en lien avec l’équipe « Plurielles » (UR 24142) et avec l’École doctorale Montaigne-Humanités. L’équipe « Plurielles. Langues Littératures Civilisations » réunit les enseignants-chercheurs en littérature ancienne et moderne et en études germaniques, slaves, chinoises. Vous trouverez des renseignements précis sur les activités de cette équipe de recherche sur son site dédié : https://plurielles.u-bordeaux-montaigne.fr/unite-de-recherche-plurielles-24142
Les étudiants seront impliqués dans la vie universitaire de la recherche à l’occasion de rencontres scientifiques unissant le niveau Doctorat, le niveau Master et « Plurielles ».
Les séminaires d’équipe leur proposeront une expérience active de la recherche : journées d’étude, présentation des travaux en cours, colloques, des tables rondes, à des débats, etc.
Certains séminaires offrent aussi l’occasion aux étudiants de Master de faire une communication lors de journées d’étude dédiées. Enfin, les étudiants qui le souhaitent peuvent également prendre l’initiative d’organiser un événement.
• Axes de recherche concernés
Rassemblant des chercheurs d’origines disciplinaires diverses, l’équipe « Plurielles. Langues Littératures Civilisations » propose plusieurs axes thématiques transversaux : « Arts et intermédialités », « Le genre en question », « Poétique et théorie littéraire », « Traduction, plurilinguisme, cosmopolitisme ».
Compétences
Bloc de compétences disciplinaires
Bloc de compétences transversales
Bloc de compétences préprofessionnelles
Tableau des compétences
| Semestre | Semestre 1 Master Recherches études littéraires | Semestre 2 Master Recherches études littéraires | Semestre 3 Master Recherches en études littéraires | Semestre 4 Master Recherches en études littéraires | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Unité d'Enseignement | Histoire littéraire des mouvements européens | Langue vivante | Mémoire 1 | Choix optionnels | Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1 | Formation à la recherche | Mémoire 2 | Théorie littéraire | Choix optionnels | Langue vivante | Stage et Ouverture ou écriture 2 | Mémoire 3 | Langue vivante | Bloc optionnel | Mémoire 4 | |
| Bloc de compétences disciplinaires | 290 Identifier et situer dans leur contexte des productions culturelles et artistiques diverses (littérature, beaux-arts, musique, théâtre, cinéma, multimédias) en lien avec les genres et grands courants littéraires, dans une perspective à la fois historique et comparatiste (les resituer à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde) | x | x | x | x | x | x | |||||||||
| 410 Mobiliser des concepts et une culture au sujet des grands courants littéraires pour analyser des textes de natures, d’origines et d’époques diverses | x | x | x | x | ||||||||||||
| 473 Produire des études critiques de productions littéraires et artistiques (rédation de mini-mémoires et de mémoires de recherche) | x | x | x | x | ||||||||||||
| Bloc de compétences transversales | 062 Communiquer à des fins de formation ou de transfert de connaissances, lors d'échanges professionnels, par oral et par écrit, en français et dans au moins une langue étrangère | x | x | x | x | |||||||||||
| 359 Maîtriser les outils bibliographiques et numériques dans le domaine concerné et savoir les référencer correctement | x | x | x | x | ||||||||||||
| 472 Produire des études critiques de documents écrits dans différentes perspectives (rédaction de synthèse, études stylistiques ou argumentatives) dans différents champs et époques historiques | x | x | x | x | ||||||||||||
| 557 Se servir aisément de la compréhension et de l'expression écrites et orales en français, en latin et/ou en grec | x | |||||||||||||||
| Bloc de compétences préprofessionnelles | 294 Identifier et situer les champs professionnels potentiellement en relation avec les acquis de la formation ainsi que les parcours possibles pour y accéder | x | ||||||||||||||
| 580 Travailler en équipe autant qu'en autonomie ou en réseau au service de projets nécessitant prise d'initiatives, respect de principes déontologiques et capacité d'adaptation | x | x | x | x | ||||||||||||
| 234 Etre capable de produire et de rédiger une recherche originale et autonome (élaboration d'une problématique, état historiographique, élaboration et évaluation d’hypothèses, argumentation ordonnée) | x | x | ||||||||||||||
| 056 Caractériser et valoriser son identité, ses compétences et son projet professionnel en fonction d’un contexte et identifier le processus de production, de diffusion et de valorisation des savoirs | x | x | ||||||||||||||
Organisation
La formation, en deux ans, propose une initiation à la recherche et une préparation aux concours. Elle est constituée de trois blocs : un bloc commun, un bloc transversal et un bloc optionnel.
Le socle commun propose des cours de théorie littéraire, d’histoire littéraire et d’analyse de textes (M1) ainsi qu’une formation à la recherche collective et individuelle avec des séminaires individuels, des séminaires d’équipe (M1) et un mémoire (M1 et M2) Le socle transversal porte sur les langues vivantes (M1 et M2). En M1, le socle « langue » est complété par une UE « Stage et Ouverture » (un ECUE Stage + un ECUE Ouverture) ou « Stage et "Écriture, création, documents" » (ECUE Stage + ECUE Ouverture): le stage peut être soit un stage professionnalisant, soit un stage de recherche ; ce module est complété soit par des conférences choisies dans l’offre de formation de l’École doctorale (Ouverture) soit par des ateliers d’écriture (« Écriture, création, documents ») .
En M1 et en M2, en « Lettres, Arts et +Sciences humaines » , il est impératif de choisir au moins 1 séminaire par an consacré aux périodes anciennes (du latin jusqu’à fin de la période classique (XVIIIe) .
Le bloc optionnel propose deux options correspondant au choix des séminaires offerts par la formation (M1 et M2) :
• L’option 1 « Lettres, Arts et +Sciences humaines » (LA&SH) propose des séminaires de littérature (comportant souvent une dimension interdisciplinaire).
• L’option 2 « Lettres appliquées » (LA) offre la possibilité aux étudiants désireux de se perfectionner dans les matières des concours.
Au M1 S1, au lieu de suivre trois séminaires, comme les étudiants inscrits dans l’option 1 : « Lettres, Arts & Sciences humaines » (LA&SH), les étudiants inscrits en « Lettres appliquées » (LA) ne prendront que deux séminaires : ils pourront choisir, à la place du troisième séminaire, un cours de « Langue et stylistique française » (groupe dédié REEL) ou un cours de langue ancienne (Latin 1 ou Grec 1). Même chose pour le M1 S2 : ils ne prendront qu’un séminaire au lieu de deux, et pourront choisir un cours d’« Histoire de la langue » (groupe dédié REEL) ou de langue ancienne (Latin 2 ou Grec 2) à la place du deuxième séminaire.
Au M2 S1, ils ne suivront que deux séminaires au lieu de trois, et pourront choisir un cours littérature française et comparée dédié à l’entraînement à la
dissertation et au commentaire composé. (cours dédié REEL) ou un cours de langue ancienne (Latin ou Grec).
Le choix de l’option doit être maintenu pendant les deux ans du Master (du S1 au S3).
Master 1
La première année offre à la fois un enseignement généraliste, destiné à situer les enjeux épistémologiques, méthodologiques et pratiques de la discipline, et un enseignement spécialisé à travers les options.
Master 2
La seconde année est celle de la spécialisation. Au premier semestre, elle se resserre sur les séminaires individuels et le mémoire pour la première option, ainsi que sur le cours de préparation au concours pour l’option « Lettres appliquées ». Le second semestre est entièrement voué à la rédaction du mémoire. Le master n’est décerné qu’après la soutenance d’un travail personnel de recherche devant un jury.
Stages et projets tutorés
Mémoire
La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Une évaluation continue scande la progression semestre par semestre : sujet, corpus et problématique (S1), plan et bibliographie (S2), fragment rédigé (S3), rédaction finale et soutenance (S4). Le mémoire consacre l’initiation des étudiants à la recherche, que les meilleurs d’entre eux pourront poursuivre au niveau doctoral.
Une « ouverture au monde pro » est prévue à travers un « stage » dont les modalités seront précisées à chaque rentrée universitaire.
Modalités d'évaluation des connaissances et compétences (MECC)
Télécharger le fichier «MCC MDR.pdf» (685 Ko)
Comprendre les modalités de contrôle des connaissances : voir la vidéo
Pour en savoir plus, consulter le règlement des études
Programme
Sélectionnez un programme
Master 1 Recherche en Etudes Littéraires
Télécharger le fichier «GUIDE Master REEL 2026-2027.pdf» (1.4 Mo)
La pré-rentrée du master REEL aura lieu le jeudi 3 septembre à 14h00 (salle I 001). Votre présence est très vivement conseillée. La présentation du fonctionnement de la formation sera suivie d'une rencontre avec les professeurs susceptibles d'encadrer les mémoires.
Histoire littéraire des mouvements européens
3 créditsLangue vivante
3 créditsAu choix : 1 parmi 9
Grec moderne S1
1 créditsRusse S1
1 créditsEspagnol 1
3 créditsAllemand S1
1 créditsItalien S1
1 créditsArabe S1
1 créditsPortugais S1
1 créditsAnglais 1
3 créditsOccitan 1
3 crédits
Mémoire 1
3 créditsChoix optionnels
18 créditsAu choix : 1 parmi 2
Lettres, Arts et Sciences humaines
18 créditsAu choix : 3 parmi 13
Littérature de la Renaissance
Littérature comparée 4
Littérature moderne/ contemporaine 2
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Langue et littérature du Moyen Age
Littérature comparée 1
6 créditsLittérature comparée 2
Littérature moderne/ contemporaine 1
Littérature et culture latines 2
Littérature moderne/ contemporaine 6
Littérature de l'âge classique
Littérature moderne/ contemporaine 3
6 créditsLittératures francophones
6 crédits
Lettres appliquées
18 créditsSéminaires au choix
12 créditsAu choix : 2 parmi 13
Littérature de la Renaissance
Littérature comparée 4
Littérature moderne/ contemporaine 2
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Langue et littérature du Moyen Age
Littérature comparée 1
6 créditsLittérature comparée 2
Littérature moderne/ contemporaine 1
Littérature et culture latines 2
Littérature moderne/ contemporaine 6
Littérature de l'âge classique
Littérature moderne/ contemporaine 3
6 créditsLittératures francophones
6 crédits
Spécialisation: "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1
3 créditsAu choix : 1 parmi 2
Stage et Ouverture 1
3 créditsStage 1
2 créditsOuverture Monde pro S1 M1
1 crédits
Stage et écriture, création, documents 1
3 créditsStage 1
2 créditsEcriture, création, documents 1
1 crédits
Formation à la recherche
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Formation à la recherche 2
6 créditsFormation à la recherche 3
6 créditsFormation à la recherche 1
6 crédits
Mémoire 2
3 créditsThéorie littéraire
3 créditsChoix optionnels
12 créditsAu choix : 1 parmi 2
Littérature et Sciences humaines
12 créditsLettres appliquées
12 créditsLittérature 2
6 créditsSpécialisation "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Histoire de la langue
6 créditsLatin
Grec
Langue vivante
3 créditsAu choix : 1 parmi 9
Portugais S2
Grec moderne S2
Espagnol 2
3 créditsAnglais 2
3 créditsOccitan 2
3 créditsAllemand S2
Arabe S2
Italien S2
Russe S2
Stage et Ouverture ou écriture 2
3 créditsAu choix : 1 parmi 2
Stage et Ouverture 2
3 créditsOuverture Monde pro S2 M1
Stage 2
2 crédits
Stage et écriture, création, documents 2
3 créditsEcriture, création, documents 2
1 créditsStage 2
2 crédits
Facultatif
Master 2 Recherche en Etudes Littéraires
Télécharger le fichier «GUIDE Master REEL 2026-2027.pdf» (1.4 Mo)
La pré-rentrée du master REEL aura lieu le jeudi 3 septembre à 15h (salle I 001). Votre présence est très vivement conseillée.
Mémoire 3
9 créditsLangue vivante
3 créditsAu choix : 1 parmi 9
Anglais 3
3 créditsArabe S3
Italien S3
Occitan 1
3 créditsRusse S3
Espagnol 1
3 créditsAllemand S3
Portugais S3
Grec moderne S3
Bloc optionnel
18 créditsAu choix : 1 parmi 2
Lettres appliquées et Sciences humaines
18 créditsLettres appliquées
18 créditsSpécialisation: "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 4
Littérature 3
12 crédits
Mémoire 4
30 créditsFacultatif
Histoire littéraire des mouvements européens
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignantes : Vérane Partensky
L’étude des mouvements littéraires européens constitue l’objet de cet enseignement.
Un tel choix présente plusieurs intérêts :
- S’agissant d’un cours qui fait intervenir plusieurs enseignants et qui aborde à chaque fois un sujet différent, la notion de mouvement littéraire joue comme un
principe unificateur.
- Elle constitue une structure souple qui permet de déployer la réflexion dans le temps (la succession des « mouvements ») et dans l’espace des cultures européennes.
Il s’agira, par exemple, de relever les affinités qui s’établissent entre la lyrique provençale et la littérature courtoise européenne, entre la Renaissance italienne et le
XVIe siècle français, entre le Siècle d’Or espagnol et la littérature du XVIIe siècle, entre l’Angleterre et les textes des Lumières, entre le Romantisme et l’Allemagne. Une telle approche invite également à être attentif au dialogue qui se développe entre les arts et au développement de l’histoire des idées.
- L’observation des mouvements littéraires conduit à poser la question des bornes chronologiques (quand commence un mouvement ? quand prend-il fin ?). Elle exige de les situer précisément dans l’Histoire et de marquer des repères.
- La notion de mouvement littéraire constitue aussi un objet épistémologique.
Comment repère-t-on un mouvement ? Comment le nomme-t-on (cf. le terme baroque) ? A quoi le reconnaît-t-on ? À la présence d’un chef de file ? À un événement
décisif (la bataille d’Hernani) ? À l’existence d’un texte fondateur (le Manifeste du surréalisme) ? La notion de mouvement littéraire est-elle pertinente pour la période
contemporaine ? Quels sont les présupposés méthodologiques sur lesquels repose la construction d’une histoire des mouvements littéraires ?
Cet enseignement se distingue à la fois des cours d’Histoire littéraire dispensés en Licence ainsi que du cours d’Histoire des idées et des formes (L1 et L3). Son ouverture sur les littératures étrangères, sur les arts et sur l’histoire des idées le destine particulièrement aux étudiants de master (parcours MEEF et parcours Recherche). Le caractère réflexif de la démarche confirme cette double visée.
Un espace e-campus est associé au cours. Vous y trouverez, pour chaque enseignement, des documents (exemplier, plan de cours, indications bibliographiques) permettant notamment aux étudiants dispensés de travailler de manière autonome.
Calendrier
17/09 : Introduction à l’histoire littéraire (Vérane PARTENSKY)
24/09 : D’armes et d’amour : le Moyen Âge européen (Florence PLET)
1er/10 : Humanisme et Réforme en Europe (Anne-Laure METZGER)
8/10 : L’Italie et la Renaissance (Alice VINTENON)
15/10 : Le Siècle d’or espagnol et le XVIIe français (Françoise POULET)
22/10 : Du Baroque au Classicisme (Arnaud WELFRINGER)
5/11 : Les Lumières et l’Angleterre (Élise PAVY-GUILBERT)
12/11 : Le Romantisme et l’Allemagne (Vérane PARTENSKY)
19/11 : Réalismes (Philippe ORTEL)
26/11 : Le Surréalisme et les écrivains de la Négritude (Sylvère MBONDOBARI)
3/12 : XXe-XXIe siècles : Penser le contemporain (Estelle MOUTON-ROVIRA)
Janvier : épreuve orale (date à venir)
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Grec moderne S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Espagnol 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Niveau linguistique requis :
Cet enseignement s’adresse à des étudiants ayant étudié l’espagnol en LV1 ou LV2 dans l’enseignement secondaire et ayant également suivi un enseignement dans cette langue depuis leur entrée à l’université.
Programme
Le groupe étant composé d’étudiants inscrits en Master recherche, la moitié du séminaire sera consacrée aux littératures espagnole et hispano-américaine principalement contemporaines (caractéristiques, grands auteurs, œuvres principales, mouvements). Le cours abordera également l’évolution des sociétés espagnoles et latino-américaines ainsi que les moments marquants de leur Histoire récente (guerre civile, révolution, la question indigène, etc.). Les étudiants devront produire des fiches de lecture, de brèves monographies, des présentations de personnages, etc., à l’oral. Chaque exposé sera suivi d’un débat et fera l’objet d’une évaluation.
Cet enseignement sera orienté d’autre part vers la pratique de la langue écrite sous la forme de divers exercices de traduction (thèmes, versions) et de grammaire, avec révision de vocabulaire chaque semaine.
Allemand S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand expert C1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien expert C1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Anglais 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : Paul VEYRET
Niveau linguistique requis :
Une bonne maîtrise de l’expression orale et de la compréhension écrite est recommandée pour suivre cet enseignement. Les étudiants devront lire les textes au programme dans la langue originale
Occitan 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Katy Bernard
Niveau linguistique requis
Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues, regroupés en un ou plusieurs fascicules, seront distribués au fil des séances
Durant les trois semestres, par un système de roulement permettant, sans répétition d’un même enseignement, la mutualisation du S1 et du S3, les supports d’étude seront des exemples occitans :
- De traités divinatoires (des livres de sorts, des traités de géomancie) ;
- De textes liés à la magie, à la sorcellerie (un traité de magie faussement attribué à
Arnaud de Villeneuve ; le Débat de la sorcière et de son confesseur) et à l’hérésie dite cathare (Las Novas del heretje / La Nouvelle de l’hérétique ; La Chanson de la Croisade albigeoise) ;
- Du genre des bestiaires (des chansons de Rigaud de Barbezieux, le bestiaire occitan Aiso son las naturas d’alcuns auzels e d’alcunas bestias / Voici les natures de quelques oiseaux et de quelques bêtes).
Une initiation à la lecture des manuscrits sera proposée selon les documents utilisés
Mémoire 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
RESPONSABLE de l’UE : Vérane PARTENSKY
La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, à construire, et développer, une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.
Le choix du sujet de mémoire ne relève pas uniquement de l’étudiant : d’une part, il est contraint par les spécialités des enseignants-chercheurs de l’équipe pédagogique ; d’autre part, il ne peut se faire qu’en concertation avec un enseignant.
Choix optionnels
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Lettres, Arts et Sciences humaines
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature de la Renaissance
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
« Renaissance(s) du corps : le corps dans tous ses états à la Renaissance »
La Renaissance est un moment pour lequel on a peu parler de « découverte » du corps : théorisation et apparition du nu en peinture, généralisation de la dissection et de la « leçon d’anatomie » dans les universités, publication de textes d’hygiène et de soins du corps désormais écrits en français, apprenant aux hommes à bien vieillir et aux femmes à entretenir leur beauté, pratique poétique du blason et même poésie médicale : textes et images faisant place à des corps soudain décrits et exhibés se multiplient. Ce contexte induit des gestes qui glissent du privé vers le public, en particulier l’attention portée à son propre corps, à ses plaisirs et à ses douleurs, manifestée par exemple par Montaigne dans le chapitre III, 13, « De l’expérience » des Essais ou dans son Journal de voyage.
Le corps à la Renaissance n’est cependant pas seulement le nu triomphant de la Vénus sortant des eaux de Botticelli, le corps érotisé ou le corps célébré par les blasons du corps féminin en poésie, c’est aussi le corps confronté aux épidémies de peste endémiques, à cette nouvelle et terrible maladie qu’est la syphilis, les corps accidentés et mutilés de la vie quotidienne, les corps suppliciés qui sont monnaie courante pendant les guerres de Religion ou les représentations de la mort, un corps que l’on s’autorise à regarder comme sujet d’étude et dont on décrit les souffrances, parfois au quotidien.
Enfin, le corps à la Renaissance est aussi le corps de l’autre, la figure visible par laquelle on appréhende et théorise l’altérité : le corps des femmes, toujours un peu inquiétant, le corps nu des « sauvages » découverts au Nouveau Monde, le corps sujet à interrogation, enquête et étonnements de ce que le XVIe siècle appelle les « monstres », ou encore le corps de ceux qu’on nomme « hermaphrodites ». Le rapport au corps pose la question de la norme (le corps parfait d’Adam et l’utopie d’un corps édénique) et de la différence, du général et du particulier, de la place du singulier voire de l’hors-norme et du difforme.
En s’appuyant sur des textes littéraires (Montaigne, Rabelais, le corpus des blasons mais aussi la littérature de voyage), sur des textes médicaux (anatomiques, hygiéniques) et sur des représentations iconographiques (tableaux, bien sûr mais aussi planches anatomiques), ce séminaire explorera tous les états du corps à la Renaissance : la question de la beauté et de la laideur et les représentations esthétiques du corps ; le statut des corps divers (en particulier femmes et « monstres »), l’altérité du corps (le corps nu des « cannibales »), le corps malade, le corps souffrant, dont celui des « vérolés »… Une attention particulière sera portée à la
question du nu : au sens littéral de la représentation du corps nu, jusqu’à l’idée du corps ouvert dans les scènes d’anatomie, comme au sens métaphorique de la « mise à nu » de l’individu par le biais de la représentation du corps.
Nous examinerons ainsi la, ou plutôt, les places que prend le corps dans la société, l’art et la littérature, la manière dont cette prise en compte est liée à l’émergence de la question du sujet, comment on vit et meurt avec un corps fragile, source de plaisir(s) mais aussi souvent abîmé, qu’on sait mal soigner, qu’on tente parfois de réparer.
Ce séminaire est par ailleurs, comme chaque année, adossé au Moi(s) Montaigne qui permettra aux étudiants d’assister à des conférences ou à des ateliers et de rencontrer des chercheurs. Le thème du Moi(s) Montaigne 2026 sera « Vivre en gentilhomme au temps de Montaigne », le programme intégrera de nombreuses conférences touchant à la vie du corps : alimentation, santé, pratiques sportives avec en particulier l’équitation, mais aussi des sujets de recherches plus surprenants comme la pilosité… Nous accueillerons aussi une chercheuse invitée, Concetta Cavallini (Université de Bari Aldo Moro) pour une séance autour de la
question des émotions et de leurs couleurs à la surface du corps.
Plusieurs séances seront aussi consacrées à explorer des ouvrages récents touchant au corps et présentant un sujet et /ou une méthode de recherche originaux.
Par ailleurs, le séminaire de l’équipe Passages, patrimoine, Humanités qui se tiendra le jeudi de 16 à 18h au second semestre sera consacré au thème « Littérature et maladie » et en partie centré sur le XVIe siècle, il sera donc en lien étroit avec ce séminaire du premier semestre pour ceux qui veulent prolonger l’aventure
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Littérature moderne/ contemporaine 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Philippe Ortel
« La littérature et ses dispositifs »
Ce cours fait l’hypothèse que les textes littéraires empruntent à la vie sociale des « dispositifs » qui organisent en profondeur leur imaginaire. Parmi eux les dispositifs techniques qu’introduisent les nouveaux médias : chambre noire photographique à partir de 1839, projection cinématographique à partir de 1895, « lucarne » télévisuelle dans les années 1950, réseau Internet depuis la fin du XXe siècle. Non seulement photographie, cinéma, télévision ou Internet apparaissent comme des thèmes dans les œuvres mais on peut se demander si le rapport de certains écrivains à la réalité n’est pas modelé par ces appareils techniques. Plus largement on verra ce que la notion de « dispositif » peut apporter à la poétique des textes. Née en marge du structuralisme dans les années 1960, avec Michel
Foucault et Jean-François Lyotard notamment, la notion a connu récemment un regain d’intérêt, aussi bien en philosophie (avec des auteurs comme Giorgio Agamben ou Jean-Louis Déotte) qu’en critique littéraire. Fortement ancré dans la littérature ce cours travaillera néanmoins sur des objets multiples (photo, cinéma, installations, etc.) en tentant de voir comment les mêmes dispositifs transitent d’un art à un autre ou d’un média à un autre.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Langue et littérature du Moyen Age
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Nelly LABERE
Silencieuses sont ces voix de femmes au Moyen Âge… Mais jamais muettes !
Comment sonoriser, donc, ces « Voix de femmes au Moyen Âge » (D. Bohler) qui s’expriment dans un « Mâle Moyen Âge » (G. Duby) qui met à l’épreuve la méthodologie et les sources ? Si les gender studies sont un apport non négligeable pour reconsidérer cette présence féminine dans la littérature médiévale, il s’agit encore de comprendre comment, au Moyen Âge, s’élabore la représentation de la femme dans les textes, dessinant des archétypes dont la période moderne hérite. Rusée, luxurieuse et gourmande (nouvelles, fabliaux, joies), la femme médiévale est aussi une sainte (récits mystiques) ou une fée (Mélusine et Morgane). Mais elle peut aussi être un.e auteur.e qui se dévoile (trobairitz, Marie de France) ou qui s’affirme (Christine de Pizan). Entre réalité médiévale et fiction recréatrice, la femme au Moyen Âge se construit dans un imaginaire qui fonde nos représentations littéraires modernes (Marie NDiaye, Carole Martinez, etc.).
Littérature comparée 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Céline Barral
« Résonances du pamphlet »
Nous lirons deux œuvres pamphlétaires des années 1930, Les Grands Cimetières sous la lune de Georges Bernanos (écrit suite aux massacres de la guerre civile espagnole, dont Bernanos a été témoin direct et indirect à Palma de Majorque) et Troisième Nuit de Walpurgis de Karl Kraus (écrit en 1933 suite aux témoignages des premières exactions des nazis au pouvoir) en nous intéressant à la question de la résonance : résonance de l’actualité dans le pamphlet, résonance du pamphlet à sa publication et en lui-même, résonance de la littérature dans le pamphlet, résonance du pamphlet dans d’autres œuvres littéraires, résonance des années 1930 dans notre temps. Deux lectures complémentaires sont à faire obligatoirement : le récit autobiographique de Lydie Salvayre Pas pleurer (2014) où l’autrice revient sur le témoignage de Bernanos ; et le Faust de Goethe (parties I et II), qui constitue un intertexte important de Troisième Nuit de Walpurgis.
Littérature comparée 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Apostolos Lampropoulos
« Amitiés démesurées, intimités archivées »
Le terme d’amitié – au sens où le français en fait un équivalent du grec « philía » – pu être qualifié de paléonyme (mot grec, lui aussi, signifiant, littéralement, le « vieux nom ») : il désignerait, depuis plusieurs siècles déjà et dans des contextes très variés, une valeur souvent idéalisée et désexualisée, érigée en modèle d’une relation supposément pure, aimante et désintéressée. Dans son ouvrage marquant, Politiques de l’amitié, le philosophe Jacques Derrida revient toutefois sur une série de présupposés concernant la relation amicale, ainsi que sur certaines idées implicites qui sous-tendent les représentations et les pratiques de l’amitié, notamment dans le monde occidental. Il insiste, par exemple, sur le fait que l’amitié est, de manière récurrente, décrite comme une relation de fraternité plutôt que de sororité ; que les amitiés exemplaires sont, dans la plupart des cas, des relations entre hommes et des relations à deux plutôt qu’à plusieurs ; et que, enfin, même les amitiés les plus admirables sont envisagées comme une affaire personnelle ou une affaire de jeunesse, plutôt que comme une base solide à partir de laquelle il serait possible d’imaginer autrement l’organisation de la cité.
On retrouve ces problématiques et ces questionnements dans de nombreux textes littéraires et œuvres cinématographiques, souvent liés, d’ailleurs, à la question de l’intimité, que l’on pourrait concevoir comme une forme de proximité entre deux ou plusieurs personnes, qu’elle soit érotique ou non. Dans le cadre de ce séminaire seront étudiés deux textes littéraires (dont l’un présente une forte dimension autothéorique) et deux films issus de deux périodes distinctes : le début des années 1990, marqué par la pandémie du VIH/sida et par une certaine méfiance à l’égard des acquis de la libération sexuelle qui l’avait précédé ; puis les années
2020 qui, de plusieurs points de vue, assument une certaine indistinction entre les différentes formes de relationnalité (amitié, intimité ou autres). Toutes les œuvres étudiées proposent également, chacune à sa manière, des récits de fin de l’amitié ou de fin de l’intimité, que celles-ci soient imaginées comme une forme de fusion entre les ami.es ou les intimes, comme une séparation ou comme la conséquence inévitable de la mort. Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces œuvres perpétuent ou, au contraire, enterrent l’amitié ou l’intimité en les archivant, c'est-à-dire en les inscrivant dans des dispositifs documentaires, des collections ou des enregistrements.
Œuvres au programme
Giannecchini, Hélène : Un désir démesuré d’amitié, Paris, Seuil (coll. Librairie du XXIe siècle), 2024.
Guibert, Hervé : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie [1990], Paris, Folio, 2019.
Scott, Ridley : Thelma and Louise, 1991 (film).
Hermanus, Oliver : The History of Sound, 2025 (film).
Organisation du séminaire. 10-11 séances et 1 journée d’études qui aura lieu vers la fin du semestre. Celle-ci sera organisée par un comité composé de 3-4 étudiant.es inscrit.es au séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 1
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Magali NACHTERGAEL
Monde contemporain. Création littéraire, approches critiques et questions de genre.
Quel regard critique porter sur les œuvres contemporaines et récentes ? Le rôle de la critique est de créer un consensus culturel qui synthétise un faisceau d’enjeux historiques, de son temps et des publics auxquels elle s’adresse. Mais l’héritage culturel, littéraire et artistique est transmis en fonction de paradigmes dominants et/ou contestés. Nous analyserons la manière dont le post-structuralisme, la pensée de la déconstruction, les études culturelles et la « standpoint theory » de Nancy Hartsock linguistiques jusqu’à la critique féministe, de genre et intersectionnelle (qui croise des enjeux de genre et de racisme) ont déconstruit les modèles universaux artistiques. Cette traversée critique autour de la littérature et de la création contemporaine nous amènera à interroger leur situation aujourd’hui au prisme du genre et des enjeux de visibilité.
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littérature de l'âge classique
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature moderne/ contemporaine 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : J.-M. GOUVARD
« Lire Belle du Seigneur aujourd'hui »
L’émergence d’internet à la fin du XXe siècle, puis le développement des réseaux sociaux et des jeux vidéo à l’aube du nouveau millénaire, ont profondément modifié les rapports sociaux, les modes de communication, ainsi que les modalités de représentation et de compréhension du monde et de soi-même. L’influence de ces nouveaux médias s’exerce aussi sur la création littéraire contemporaine, dans la mesure où écrire est un moyen, parmi d’autres, de penser le monde et de se penser soi-même en ce monde.
D’un point de vue thématique, ces technologies et pratiques culturelles ont inspiré des auteurs et autrices qui s’attachent à représenter les expériences numériques — navigation en ligne, identités virtuelles, solitude connectée, surcharge d’informations — comme autant de réalités existentielles propres à la période contemporaine. D’un côté, la culture des réseaux sociaux interroge les notions de soi, d’intimité, de vérité et de performativité, tandis que les
jeux vidéo suscitent une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction, sur les mécaniques de narration interactive ou sur les formes nouvelles de socialité.
Sur le plan formel, ces influences se manifestent par une hybridation des genres et une fragmentation de la narration. La brièveté des formats numériques, la logique du zapping ou de la viralité contaminent la structure des textes littéraires, qui empruntent aux messages, aux posts ou aux algorithmes une esthétique éclatée et discontinue. Le principe d’interactivité propre aux jeux vidéo inspire à certains une réflexion sur le rôle du lecteur comme co-créateur du récit, tout en reformatant la notion même de récit.
Enfin, ces technologies transforment aussi les modalités de publication et de diffusion.
L’autoédition numérique, les plateformes de lecture en ligne comme Wattpad, les comptes d’auteurs sur Instagram ou TikTok contribuent à redéfinir les circuits de légitimation et à élargir les formes d’expérimentation littéraire, tout en rendant plus poreuse la frontière entre amateur et professionnel.
C’est à explorer ces aspects de la création littéraire contemporaine qu’invite ce séminaire, en s’appuyant sur trois textes écrits par des écrivain·e·s du Québec, où l’exploration de ces voies nouvelles est particulièrement riche et bien représentée (à lire si possible avant la rentrée) :
- Daphné B., Maquillée, Montréal, Éditions Marchand de feuilles, 2020. (Ne pas acheter l’édition française, publiée chez Grasset. Me contacter pour obtenir un PDF de l’édition québécoise : Jean-Michel.Gouvard@u-bordeaux-montaigne.fr.)
-Alain Farah, Pourquoi Bologne, Montréal, Le Quartanier, 2013. (Diffusé en France.)
- Éric Plamondon, Hongrie-Hollywood Express, recueilli dans le volume 1984, Paris, Le Livre de poche, 2022 [2011-2013]. (Ce volume regroupe trois romans, qui forment une trilogie : Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise, Pomme S, publiés au Québec entre 2011 et 2013. Seul le premier est à notre programme.)
Daphné B. est une autrice et poétesse contemporaine dont l’œuvre mêle engagement féministe, réflexion sur la culture numérique et exploration de l’intime. Elle se distingue par une langue incisive et poétique, nourrie par les codes de la pop culture et les réseaux sociaux.
Après plusieurs recueils de poésie, elle publie Maquillée, un livre inclassable, à la fois essai et autofiction, dans lequel elle interroge les enjeux esthétiques, culturels et affectifs du maquillage, tel qu’il est (re)présenté sur les réseaux sociaux, et en particulier YouTube. (Pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=iLHJG95scgM&t=2204s)
Alain Farah est un écrivain dont l’œuvre se caractérise par un jeu constant avec les codes narratifs et un questionnement « politique » de la société, au sens que Jacques Rancière donne à ce terme. Avec Pourquoi Bologne, Farah propose un récit fragmentaire et à la chronologie bousculée, où se croisent histoire personnelle, fiction et références culturelles multiples et métissées. La structure générale du récit doit beaucoup aux jeux vidéo, avec une progression par plateaux, en même temps qu’elle porte une réflexion sur le pouvoir de la littérature et la fonction sociale de l’écrivain en ce début de siècle. (Pour aller plus loin : https://www.canal-u.tv/chaines/culturegnum/le-roman-quebecois-contemporain-alain-farah)
Éric Plamondon s’est fait connaître avec sa trilogie 1984, qui comprend Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S, laquelle combine l’autobiographie, l’autofiction et la fiction.
Il y reprend et détourne des textes glanés sur Wikipédia, tout en imitant, par leur agencement, le fait de surfer sur des pages internet. Il imbrique ainsi les unes avec les autres plusieurs lignes narratives, souvent avec beaucoup d’humour et d’ironie, invitant le lecteur à avoir une part active dans la construction du sens, tout en délivrant une critique sans concession de la société de consommation nord-américaine. (Pour aller plus loin : https://ericplam.com/)
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Lettres appliquées
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Séminaires au choix
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature de la Renaissance
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
« Renaissance(s) du corps : le corps dans tous ses états à la Renaissance »
La Renaissance est un moment pour lequel on a peu parler de « découverte » du corps : théorisation et apparition du nu en peinture, généralisation de la dissection et de la « leçon d’anatomie » dans les universités, publication de textes d’hygiène et de soins du corps désormais écrits en français, apprenant aux hommes à bien vieillir et aux femmes à entretenir leur beauté, pratique poétique du blason et même poésie médicale : textes et images faisant place à des corps soudain décrits et exhibés se multiplient. Ce contexte induit des gestes qui glissent du privé vers le public, en particulier l’attention portée à son propre corps, à ses plaisirs et à ses douleurs, manifestée par exemple par Montaigne dans le chapitre III, 13, « De l’expérience » des Essais ou dans son Journal de voyage.
Le corps à la Renaissance n’est cependant pas seulement le nu triomphant de la Vénus sortant des eaux de Botticelli, le corps érotisé ou le corps célébré par les blasons du corps féminin en poésie, c’est aussi le corps confronté aux épidémies de peste endémiques, à cette nouvelle et terrible maladie qu’est la syphilis, les corps accidentés et mutilés de la vie quotidienne, les corps suppliciés qui sont monnaie courante pendant les guerres de Religion ou les représentations de la mort, un corps que l’on s’autorise à regarder comme sujet d’étude et dont on décrit les souffrances, parfois au quotidien.
Enfin, le corps à la Renaissance est aussi le corps de l’autre, la figure visible par laquelle on appréhende et théorise l’altérité : le corps des femmes, toujours un peu inquiétant, le corps nu des « sauvages » découverts au Nouveau Monde, le corps sujet à interrogation, enquête et étonnements de ce que le XVIe siècle appelle les « monstres », ou encore le corps de ceux qu’on nomme « hermaphrodites ». Le rapport au corps pose la question de la norme (le corps parfait d’Adam et l’utopie d’un corps édénique) et de la différence, du général et du particulier, de la place du singulier voire de l’hors-norme et du difforme.
En s’appuyant sur des textes littéraires (Montaigne, Rabelais, le corpus des blasons mais aussi la littérature de voyage), sur des textes médicaux (anatomiques, hygiéniques) et sur des représentations iconographiques (tableaux, bien sûr mais aussi planches anatomiques), ce séminaire explorera tous les états du corps à la Renaissance : la question de la beauté et de la laideur et les représentations esthétiques du corps ; le statut des corps divers (en particulier femmes et « monstres »), l’altérité du corps (le corps nu des « cannibales »), le corps malade, le corps souffrant, dont celui des « vérolés »… Une attention particulière sera portée à la
question du nu : au sens littéral de la représentation du corps nu, jusqu’à l’idée du corps ouvert dans les scènes d’anatomie, comme au sens métaphorique de la « mise à nu » de l’individu par le biais de la représentation du corps.
Nous examinerons ainsi la, ou plutôt, les places que prend le corps dans la société, l’art et la littérature, la manière dont cette prise en compte est liée à l’émergence de la question du sujet, comment on vit et meurt avec un corps fragile, source de plaisir(s) mais aussi souvent abîmé, qu’on sait mal soigner, qu’on tente parfois de réparer.
Ce séminaire est par ailleurs, comme chaque année, adossé au Moi(s) Montaigne qui permettra aux étudiants d’assister à des conférences ou à des ateliers et de rencontrer des chercheurs. Le thème du Moi(s) Montaigne 2026 sera « Vivre en gentilhomme au temps de Montaigne », le programme intégrera de nombreuses conférences touchant à la vie du corps : alimentation, santé, pratiques sportives avec en particulier l’équitation, mais aussi des sujets de recherches plus surprenants comme la pilosité… Nous accueillerons aussi une chercheuse invitée, Concetta Cavallini (Université de Bari Aldo Moro) pour une séance autour de la
question des émotions et de leurs couleurs à la surface du corps.
Plusieurs séances seront aussi consacrées à explorer des ouvrages récents touchant au corps et présentant un sujet et /ou une méthode de recherche originaux.
Par ailleurs, le séminaire de l’équipe Passages, patrimoine, Humanités qui se tiendra le jeudi de 16 à 18h au second semestre sera consacré au thème « Littérature et maladie » et en partie centré sur le XVIe siècle, il sera donc en lien étroit avec ce séminaire du premier semestre pour ceux qui veulent prolonger l’aventure
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Littérature moderne/ contemporaine 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Philippe Ortel
« La littérature et ses dispositifs »
Ce cours fait l’hypothèse que les textes littéraires empruntent à la vie sociale des « dispositifs » qui organisent en profondeur leur imaginaire. Parmi eux les dispositifs techniques qu’introduisent les nouveaux médias : chambre noire photographique à partir de 1839, projection cinématographique à partir de 1895, « lucarne » télévisuelle dans les années 1950, réseau Internet depuis la fin du XXe siècle. Non seulement photographie, cinéma, télévision ou Internet apparaissent comme des thèmes dans les œuvres mais on peut se demander si le rapport de certains écrivains à la réalité n’est pas modelé par ces appareils techniques. Plus largement on verra ce que la notion de « dispositif » peut apporter à la poétique des textes. Née en marge du structuralisme dans les années 1960, avec Michel
Foucault et Jean-François Lyotard notamment, la notion a connu récemment un regain d’intérêt, aussi bien en philosophie (avec des auteurs comme Giorgio Agamben ou Jean-Louis Déotte) qu’en critique littéraire. Fortement ancré dans la littérature ce cours travaillera néanmoins sur des objets multiples (photo, cinéma, installations, etc.) en tentant de voir comment les mêmes dispositifs transitent d’un art à un autre ou d’un média à un autre.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Langue et littérature du Moyen Age
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Nelly LABERE
Silencieuses sont ces voix de femmes au Moyen Âge… Mais jamais muettes !
Comment sonoriser, donc, ces « Voix de femmes au Moyen Âge » (D. Bohler) qui s’expriment dans un « Mâle Moyen Âge » (G. Duby) qui met à l’épreuve la méthodologie et les sources ? Si les gender studies sont un apport non négligeable pour reconsidérer cette présence féminine dans la littérature médiévale, il s’agit encore de comprendre comment, au Moyen Âge, s’élabore la représentation de la femme dans les textes, dessinant des archétypes dont la période moderne hérite. Rusée, luxurieuse et gourmande (nouvelles, fabliaux, joies), la femme médiévale est aussi une sainte (récits mystiques) ou une fée (Mélusine et Morgane). Mais elle peut aussi être un.e auteur.e qui se dévoile (trobairitz, Marie de France) ou qui s’affirme (Christine de Pizan). Entre réalité médiévale et fiction recréatrice, la femme au Moyen Âge se construit dans un imaginaire qui fonde nos représentations littéraires modernes (Marie NDiaye, Carole Martinez, etc.).
Littérature comparée 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Céline Barral
« Résonances du pamphlet »
Nous lirons deux œuvres pamphlétaires des années 1930, Les Grands Cimetières sous la lune de Georges Bernanos (écrit suite aux massacres de la guerre civile espagnole, dont Bernanos a été témoin direct et indirect à Palma de Majorque) et Troisième Nuit de Walpurgis de Karl Kraus (écrit en 1933 suite aux témoignages des premières exactions des nazis au pouvoir) en nous intéressant à la question de la résonance : résonance de l’actualité dans le pamphlet, résonance du pamphlet à sa publication et en lui-même, résonance de la littérature dans le pamphlet, résonance du pamphlet dans d’autres œuvres littéraires, résonance des années 1930 dans notre temps. Deux lectures complémentaires sont à faire obligatoirement : le récit autobiographique de Lydie Salvayre Pas pleurer (2014) où l’autrice revient sur le témoignage de Bernanos ; et le Faust de Goethe (parties I et II), qui constitue un intertexte important de Troisième Nuit de Walpurgis.
Littérature comparée 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Apostolos Lampropoulos
« Amitiés démesurées, intimités archivées »
Le terme d’amitié – au sens où le français en fait un équivalent du grec « philía » – pu être qualifié de paléonyme (mot grec, lui aussi, signifiant, littéralement, le « vieux nom ») : il désignerait, depuis plusieurs siècles déjà et dans des contextes très variés, une valeur souvent idéalisée et désexualisée, érigée en modèle d’une relation supposément pure, aimante et désintéressée. Dans son ouvrage marquant, Politiques de l’amitié, le philosophe Jacques Derrida revient toutefois sur une série de présupposés concernant la relation amicale, ainsi que sur certaines idées implicites qui sous-tendent les représentations et les pratiques de l’amitié, notamment dans le monde occidental. Il insiste, par exemple, sur le fait que l’amitié est, de manière récurrente, décrite comme une relation de fraternité plutôt que de sororité ; que les amitiés exemplaires sont, dans la plupart des cas, des relations entre hommes et des relations à deux plutôt qu’à plusieurs ; et que, enfin, même les amitiés les plus admirables sont envisagées comme une affaire personnelle ou une affaire de jeunesse, plutôt que comme une base solide à partir de laquelle il serait possible d’imaginer autrement l’organisation de la cité.
On retrouve ces problématiques et ces questionnements dans de nombreux textes littéraires et œuvres cinématographiques, souvent liés, d’ailleurs, à la question de l’intimité, que l’on pourrait concevoir comme une forme de proximité entre deux ou plusieurs personnes, qu’elle soit érotique ou non. Dans le cadre de ce séminaire seront étudiés deux textes littéraires (dont l’un présente une forte dimension autothéorique) et deux films issus de deux périodes distinctes : le début des années 1990, marqué par la pandémie du VIH/sida et par une certaine méfiance à l’égard des acquis de la libération sexuelle qui l’avait précédé ; puis les années
2020 qui, de plusieurs points de vue, assument une certaine indistinction entre les différentes formes de relationnalité (amitié, intimité ou autres). Toutes les œuvres étudiées proposent également, chacune à sa manière, des récits de fin de l’amitié ou de fin de l’intimité, que celles-ci soient imaginées comme une forme de fusion entre les ami.es ou les intimes, comme une séparation ou comme la conséquence inévitable de la mort. Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces œuvres perpétuent ou, au contraire, enterrent l’amitié ou l’intimité en les archivant, c'est-à-dire en les inscrivant dans des dispositifs documentaires, des collections ou des enregistrements.
Œuvres au programme
Giannecchini, Hélène : Un désir démesuré d’amitié, Paris, Seuil (coll. Librairie du XXIe siècle), 2024.
Guibert, Hervé : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie [1990], Paris, Folio, 2019.
Scott, Ridley : Thelma and Louise, 1991 (film).
Hermanus, Oliver : The History of Sound, 2025 (film).
Organisation du séminaire. 10-11 séances et 1 journée d’études qui aura lieu vers la fin du semestre. Celle-ci sera organisée par un comité composé de 3-4 étudiant.es inscrit.es au séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 1
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Magali NACHTERGAEL
Monde contemporain. Création littéraire, approches critiques et questions de genre.
Quel regard critique porter sur les œuvres contemporaines et récentes ? Le rôle de la critique est de créer un consensus culturel qui synthétise un faisceau d’enjeux historiques, de son temps et des publics auxquels elle s’adresse. Mais l’héritage culturel, littéraire et artistique est transmis en fonction de paradigmes dominants et/ou contestés. Nous analyserons la manière dont le post-structuralisme, la pensée de la déconstruction, les études culturelles et la « standpoint theory » de Nancy Hartsock linguistiques jusqu’à la critique féministe, de genre et intersectionnelle (qui croise des enjeux de genre et de racisme) ont déconstruit les modèles universaux artistiques. Cette traversée critique autour de la littérature et de la création contemporaine nous amènera à interroger leur situation aujourd’hui au prisme du genre et des enjeux de visibilité.
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littérature de l'âge classique
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature moderne/ contemporaine 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : J.-M. GOUVARD
« Lire Belle du Seigneur aujourd'hui »
L’émergence d’internet à la fin du XXe siècle, puis le développement des réseaux sociaux et des jeux vidéo à l’aube du nouveau millénaire, ont profondément modifié les rapports sociaux, les modes de communication, ainsi que les modalités de représentation et de compréhension du monde et de soi-même. L’influence de ces nouveaux médias s’exerce aussi sur la création littéraire contemporaine, dans la mesure où écrire est un moyen, parmi d’autres, de penser le monde et de se penser soi-même en ce monde.
D’un point de vue thématique, ces technologies et pratiques culturelles ont inspiré des auteurs et autrices qui s’attachent à représenter les expériences numériques — navigation en ligne, identités virtuelles, solitude connectée, surcharge d’informations — comme autant de réalités existentielles propres à la période contemporaine. D’un côté, la culture des réseaux sociaux interroge les notions de soi, d’intimité, de vérité et de performativité, tandis que les
jeux vidéo suscitent une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction, sur les mécaniques de narration interactive ou sur les formes nouvelles de socialité.
Sur le plan formel, ces influences se manifestent par une hybridation des genres et une fragmentation de la narration. La brièveté des formats numériques, la logique du zapping ou de la viralité contaminent la structure des textes littéraires, qui empruntent aux messages, aux posts ou aux algorithmes une esthétique éclatée et discontinue. Le principe d’interactivité propre aux jeux vidéo inspire à certains une réflexion sur le rôle du lecteur comme co-créateur du récit, tout en reformatant la notion même de récit.
Enfin, ces technologies transforment aussi les modalités de publication et de diffusion.
L’autoédition numérique, les plateformes de lecture en ligne comme Wattpad, les comptes d’auteurs sur Instagram ou TikTok contribuent à redéfinir les circuits de légitimation et à élargir les formes d’expérimentation littéraire, tout en rendant plus poreuse la frontière entre amateur et professionnel.
C’est à explorer ces aspects de la création littéraire contemporaine qu’invite ce séminaire, en s’appuyant sur trois textes écrits par des écrivain·e·s du Québec, où l’exploration de ces voies nouvelles est particulièrement riche et bien représentée (à lire si possible avant la rentrée) :
- Daphné B., Maquillée, Montréal, Éditions Marchand de feuilles, 2020. (Ne pas acheter l’édition française, publiée chez Grasset. Me contacter pour obtenir un PDF de l’édition québécoise : Jean-Michel.Gouvard@u-bordeaux-montaigne.fr.)
-Alain Farah, Pourquoi Bologne, Montréal, Le Quartanier, 2013. (Diffusé en France.)
- Éric Plamondon, Hongrie-Hollywood Express, recueilli dans le volume 1984, Paris, Le Livre de poche, 2022 [2011-2013]. (Ce volume regroupe trois romans, qui forment une trilogie : Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise, Pomme S, publiés au Québec entre 2011 et 2013. Seul le premier est à notre programme.)
Daphné B. est une autrice et poétesse contemporaine dont l’œuvre mêle engagement féministe, réflexion sur la culture numérique et exploration de l’intime. Elle se distingue par une langue incisive et poétique, nourrie par les codes de la pop culture et les réseaux sociaux.
Après plusieurs recueils de poésie, elle publie Maquillée, un livre inclassable, à la fois essai et autofiction, dans lequel elle interroge les enjeux esthétiques, culturels et affectifs du maquillage, tel qu’il est (re)présenté sur les réseaux sociaux, et en particulier YouTube. (Pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=iLHJG95scgM&t=2204s)
Alain Farah est un écrivain dont l’œuvre se caractérise par un jeu constant avec les codes narratifs et un questionnement « politique » de la société, au sens que Jacques Rancière donne à ce terme. Avec Pourquoi Bologne, Farah propose un récit fragmentaire et à la chronologie bousculée, où se croisent histoire personnelle, fiction et références culturelles multiples et métissées. La structure générale du récit doit beaucoup aux jeux vidéo, avec une progression par plateaux, en même temps qu’elle porte une réflexion sur le pouvoir de la littérature et la fonction sociale de l’écrivain en ce début de siècle. (Pour aller plus loin : https://www.canal-u.tv/chaines/culturegnum/le-roman-quebecois-contemporain-alain-farah)
Éric Plamondon s’est fait connaître avec sa trilogie 1984, qui comprend Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S, laquelle combine l’autobiographie, l’autofiction et la fiction.
Il y reprend et détourne des textes glanés sur Wikipédia, tout en imitant, par leur agencement, le fait de surfer sur des pages internet. Il imbrique ainsi les unes avec les autres plusieurs lignes narratives, souvent avec beaucoup d’humour et d’ironie, invitant le lecteur à avoir une part active dans la construction du sens, tout en délivrant une critique sans concession de la société de consommation nord-américaine. (Pour aller plus loin : https://ericplam.com/)
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Spécialisation: "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Les étudiants inscrits dans l’option « Lettres appliquées », choisissent l’un des trois cours
proposés par la « Préparation aux concours », à savoir :
• 1MDRE321 - Langue et stylistique française (Gilles Magniont) : mardi 10h30-12h30
• 1MDRM124 – Latin (Géraldine Puccini) : jeudi 10h30-12h30
• 1MBZM125 – Grec (Jean Yvonneau : Mercredi 16h-18h
Langue et stylistique française
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Histoire de la langue 1 - Langue médiévale
Cette option concerne principalement ceux des mastérants qui envisagent à terme de passer l’agrégation, où l’ancien français en version originale joue un rôle majeur : en effet, le programme de littérature comporte toujours une œuvre littéraire médiévale qui peut faire l’objet de la dissertation (comme en 2021 et 2022) ou d’une leçon à l’oral ; qui plus est, les épreuves d’admissibilité comportent obligatoirement une épreuve de langue exigeante (traduction, vocabulaire, phonétique et graphie, morphologie et syntaxe).
Pour autant, sans viser l’agrégation, on peut aussi choisir cette option par goût pour la linguistique et par curiosité pour les racines de notre langue : c’est une vraie épopée qui mène du latin vulgaire au français moderne, avec des soubresauts, des révolutions, des retours en arrière, des essais avortés et des expériences audacieuses !
Parmi les étudiants de master, il s’en trouvera qui souhaitent entretenir leurs acquis de L3, mais sans doute aussi des grands débutants. L’enseignement s’adaptera à tous les cas de figure, en menant de front initiation et approfondissement. L’avantage sera aussi de maintenir un lien avec les grandes notions grammaticales, communes à toutes les périodes.
On abordera les questions de langue à travers une grande variété de genres et d’époques (XII-XVe s.), de façon à en profiter pour se constituer un large panorama littéraire, qui n’est pas inutile à la culture d’un mastérant de Lettres. Il ne faut pas se cacher que la matière est exigeante, qu’elle demande assiduité, concentration et travail régulier. Toutes les semaines, des traductions et des exercices seront donnés pour fixer les cours. Mais les progrès sont mesurables et encourageants. Peut-être que cette régularité peut aussi attirer des étudiants que stimulent à la fois la formule du séminaire et le cadre plus rigide du cours de langue. La contrainte, on le sait, est créative, et l’on verra que la grammaire ne laisse pas d’être ludique.
Si vous souhaitez suivre ce cours ET le latin ou le grec, nous en parlerons à la rentrée avec les collègues concernés. Vous pouvez aussi me contacter : florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr (florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr)
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage et Ouverture 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage 1
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
On attire notamment l’attention sur le Mois Montaigne dont les activités permettent de valider aussi bien l’ECUE Ouverture (6h) que l’ECUE Stage (6h). Le programme sera publié début septembre sur e-campus et dans la version actualisée du guide.
Ouverture Monde pro S1 M1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
Scolarité
Période de l'année
Semestre 1
Séminaire d’ouverture : voir l’offre de l’école doctorale : ENT « JAZZ »
Le séminaire d’ouverture (6h) est OBLIGATOIRE
Dans la perspective d’une poursuite en doctorat, les étudiants devront valider dans le cadre du Master REEL des formations de l’École doctorale, dans lesquelles ils pourront partager objets et méthodes avec des chercheurs et des doctorants de toutes disciplines. Ces formations sont de nature variée : conférences de chercheurs confirmés, journées d’études, ateliers de lecture. Se reporter au site de l’université (onglet « École doctorale ») pour le détail de l’offre 2025-2026. En cas de difficulté, vous pouvez également vous adresser directement à l’École doctorale (Maison de la recherche, bureau 22). La particularité de ce séminaire
d’ouverture repose sur l’élaboration d’un parcours de recherche à partir de l’offre de formation de l’École doctorale « Montaigne-Humanités ». Un « livret de présence » accompagnera son parcours de recherche et permettra de valider son séminaire.
Attention : le nombre de places offertes dans les formations proposées sur Jazz sont généralement beaucoup plus limitées qu’en réalité. De façon générale, vous pouvez aller à une formation, même réputée pleine ou réservée aux doctorants, et ajouter votre nom au livret de présence. Si l’organisateur ne dispose pas du livret ou ne peut ajouter votre nom, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
On attire notamment l’attention sur le Mois Montaigne dont les activités permettent de valider aussi bien l’ECUE Ouverture (6h) que l’ECUE Stage (6h). Le programme sera publié début septembre sur e-campus et dans la version actualisée du guide
Stage et écriture, création, documents 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage 1
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
On attire notamment l’attention sur le Mois Montaigne dont les activités permettent de valider aussi bien l’ECUE Ouverture (6h) que l’ECUE Stage (6h). Le programme sera publié début septembre sur e-campus et dans la version actualisée du guide.
Ecriture, création, documents 1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Estelle Mouton-Rovira
Attention : ce module ne peut en aucun cas faire l’objet d’une dispense d’assiduité.
Comment écrire à partir d’une image ? D’une archive ? Quels sont les matériaux qui sous- tendent l’écriture littéraire ? Cette option, ouverte sur inscription, est consacrée à la création littéraire, à partir de la question du document. Un cycle d’invitations d’écrivains permettra d’explorer concrètement la façon dont ces matériaux nourrissent les pratiques d’écriture.
L’option associe expérimentation de formes d’écritures créatives et réflexion sur les formes et les enjeux des pratiques littéraires à l’époque contemporaine. Écrire avec le document, c’est aussi interroger la frontière entre écritures créatives et écritures critiques – une question directement utile au travail mené dans le cadre du mémoire de recherche.
Les séances seront aussi l’occasion de rencontrer des professionnels du littéraire : écrivains, mais aussi éditeurs, directeurs de centres culturels et d’associations visant à promouvoir les pratiques littéraires, médiateurs culturels.
En 2026-2027, l’option « Écriture, création, documents » suivra un programme en quatre temps :
1. Poésie et matériaux
- 23 septembre : rencontre et atelier avec Patrice Luchet, poète et directeur de la
Maison de la poésie de Bordeaux
- 4 novembre : atelier avec la poétesse Michèle Métail
2. Écrire avec la bibliothèque
- 25 novembre, 2 décembre /16 décembre (à préciser) : cycle d’ateliers avec Eduardo Berti, membre de l’OuLiPo. Les séances exploreront les liens entre lecture,
écriture et création, autour d’un projet de bibliothèque éphémère.
3. Archives, mémoires, voix
- Février-mars : cycle de 3 ateliers avec Charlotte Bonnefon, avec des séances d’écriture sur le terrain, dans un lieu d’archives.
4. Écrire aux temps de la crise climatique
- Séance de clôture en avril, avec Florence Jou, autrice de Vermeille, une « fiction climatique », et rencontre avec les éditions de l’Attente (Bordeaux).
La participation à ce cycle d’ateliers d’écriture est sélective : l’ECUE n’est pas proposée dans les inscriptions pédagogiques ; les étudiantes et les étudiants intéressé devront déposer une demande avant le 17 septembre.
Le dossier de demande est à déposer sur l’espace administratif de la formation (sur e-campus) dans le module dédié. Il comporte :
- CV
- Lettre de motivation
- Idéalement, extrait de texte créatif (5 pages maximum)
Évaluation : attestation de présence
Formation à la recherche
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Formation à la recherche 2
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Migrer avec les langues, circuler dans les littératures du 16e au 21e siècle »
Co-responsables : Élise Pavy-Guilbert (CEREC, Centre de Recherches sur l’Europe Classique) & Margaux Valensi (Littératures & Mondes)
Perspectives du séminaire : Dans le cadre de ce séminaire, il s’agira d’appréhender la question des migrations entre les langues à travers un corpus varié d'œuvres littéraires françaises, francophones et/ou écrites en langues étrangères. Il y sera question de la circulation des langues à travers les textes du 16e au 21e siècle, notamment des phénomènes de citations, des “mots immigrés” et des questions soulevées par le plurilinguisme ou l’hétérolinguisme.
Ce séminaire se penchera également sur les littératures d’exil, interrogera le choix d’écrire dans une langue plutôt qu’une autre et étudiera l’œuvre des traductrices et des traducteurs comme geste créateur, trop souvent invisibilisé.
À travers la voix des intervenant.e.s, issu.e.s de différents champs disciplinaires et travaillant sur des domaines européens et extra-européens, on explorera à la fois des aspects linguistiques, historiques, politiques et poétiques.
Le programme précis des séances sera communiqué au cours du semestre d’automne
Formation à la recherche 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Maux et mots. Penser, écrire, représenter la maladie »
Organisation : V. Giacomotto-Charra et A. Vintenon
Dans le prologue du Décaméron de Boccace, la grande peste de Florence, (1348), qui décime la cité et suspend toutes ses lois, est combattue par des fictions : quelques rescapés se retirent à la campagne et se racontent des histoires, pour renouer avec la légèreté et la vie d’avant l’épidémie. Ce texte, très souvent imité à la Renaissance, a connu une actualité nouvelle avec l’épidémie de Covid-19 et l’expérience des confinements : il théorise en effet l’efficacité thérapeutique du récit, qui dissipe la mélancolie en conjurant la peur de la mort et de la maladie. Un peu plus tard, Rabelais met en scène, dans le prologue de Pantagruel, l’effet consolateur des Chroniques de Gargantua sur les « pauvres verolez et goutteux » soumis à de douloureuses cures au mercure. Sa propre écriture met d’ailleurs souvent à distance les maux du corps, en les stylisant à l’extrême ou en exagérant leurs difformités, de façon à faire naître le rire, tout en jouant avec une connaissance anatomique et thérapeutique savante, qui vient enrichir le lexique français.
Face à la maladie, cependant, la littérature est bien plus qu’un divertissement. Elle peut, au moyen de figures ou par l’usage du récit à la première personne, exprimer pour soi-même (comme Montaigne dans son Journal de voyage) et transmettre à autrui l’intensité de la douleur ou le sentiment d’aliénation du malade qui sent son corps changer. Elle peut également tenter de donner du sens à la maladie, par la mise en mots ou la mise en récit (un poème ou un récit sur la maladie ne disent pas la même chose), et ainsi par exemple la transformer en une épreuve transformatrice, voire de perfectionnement de soi-même ; ou au contraire mettre en scène l’échec de toute tentative de rationalisation morale ou théologique de la maladie. Ainsi, la célèbre scène de l’agonie de l’enfant, dans La Peste de Camus, fait
apparaître le profond arbitraire d’un fléau qui frappe aveuglément.
La représentation (littéraire, mais aussi filmique) peut aussi modifier la perception sociale de la maladie en faisant entendre la voix de malades décriés ou invisibilisés, qu’il s’agisse des vérolés (comme Ulrich von Hutten, qui témoigne de sa condition dans La Vérole et le remède du gaïac), des premières victimes du sida (Hervé Guibert, À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie ;
Le Protocole compassionnel), ou encore des victimes de pollutions chimiques, dont la quête de justice est presque devenue un sous-genre du cinéma contemporain (d’Erin Brockovich de Steven Soderbergh à Dark waters de Todd Haynes).
Par sa capacité à susciter l’empathie et l’identification et à faire ressentir les émotions intenses qui interviennent lors du parcours thérapeutique, mais aussi à raconter et ainsi à mettre en ordre(voir aussi Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne), la littérature constitue un précieux complément au discours clinique, et son apport peut parfois, aujourd’hui, être intégré à la formation des futurs médecins : les travaux de Rita Charon, notamment son ouvrage sur la Médecine narrative (2006, 2015 pour la traduction française), ont montré comment les récits de patients et soignants permettaient d’améliorer les protocoles thérapeutiques en prenant davantage en compte l’individu. La médecine universitaire elle-même redécouvre aujourd’hui les vertus de la littérature et de la mise en récit et enseigne ce qu’on appelle les « humanités médicales », faisant par là place à la subjectivité du malade et pas seulement à l’objectivité des symptômes.
Mais plus largement, le thème de la maladie transcende les frontières entre discours scientifiques et textes littéraires : les grands médecins antiques (Hippocrate, Galien) sont souvent loués pour des compétences qu’ils partagent avec l’homme de lettres : clarté dans l’explication des causes et des symptômes de la maladie, précision dans la description (qui peut être rendue plus visuelle par l’usage de figures de style, notamment de comparaisons), qualité de l’argumentation et des formules dans les polémiques médicales… Le XVIe siècle est en particulier un siècle qui voit se multiplier récits de cas et récits de cure. Certains s’essaient
même à l’écriture poétique de la maladie pour toucher un public plus large que celui des médecins : c’est le cas par exemple du médecin italien Fracastor, auteur de la Syphilis (1530), pour qui la violence de cette maladie nouvelle justifie qu’on en parle par le biais de la poésie épique, ou de René Bretonnayau, qui n’hésite pas, dans son Esculape (1583) à mettre la musique du vers au service de maux honteux, comme les hémorroïdes.
Ce séminaire souhaite mettre l’accent sur la porosité des frontières entre représentation littéraire et discours savant sur la maladie, ainsi que sur les pouvoirs de la littérature, qui agit elle-même comme un élément de soin pour soi ou pour les autres. Il abordera des textes littéraires et savants d’époques diverses (avec un intérêt particulier pour la période de la Renaissance), sans négliger les autres supports (notamment picturaux et filmiques) sur lesquels peut intervenir la représentation de la maladie.
Le séminaire reposera sur l’invitation de chercheurs spécialistes de diverses périodes et disciplines. Le programme précis des séances sera communiqué au cours du semestre d’automne.
Formation à la recherche 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Eric Benoît (Modernités), Miren Lacassagne (Lapril)
« Poétiques de l’inconsolable / Dialectiques de la consolation »
Se penchant sur les traditions de la consolation, le philosophe Michaël Foessel, dans son livre Le temps de la consolation (Seuil, 2015), se place sur un plan éminemment philosophique, mais reconnait avec justesse qu’« il existe une poétique de la consolation qui engage le rapport entre la souffrance, le langage et l’imaginaire » (p. 88). C’est cette voie littéraire que nous nous proposons d’approfondir. Et nous prendrons aussi en compte les vertus consolantes de la lecture : certaines des remarques d’Hélène Merlin-Kajman (Lire dans la gueule du loup, Gallimard, 2016) et d’Alexandre Gefen (Réparer le monde, Corti, 2017) vont aussi dans cette direction qui pourra être vérifiée jusque dans la littérature contemporaine, dans le traitement littéraire des souffrances d’aujourd’hui, et dans l’impact des œuvres littéraires sur la sensibilité des lecteurs et donc sur la société – ce dont l’efficacité réelle méritera d’être interrogée.
L’une des constantes de la littérature depuis l’Antiquité semble résider dans ce qu’on peut appeler une poétique de la consolation (à l’usage de l’auteur, et à l’usage du lecteur) qui reste à théoriser et à réexaminer aujourd’hui. Dans l'introduction à son édition de la Consolatio a Hevia de Sénèque, Cyril Morana donne la définition suivante de la consolation :
« Genre littéraire typiquement grec, et popularisé par Crantor, qui vise la thérapie de l’âme par l’application de remèdes adaptés à sa douleur, une sorte de psychothérapie avant l’heure, qui engage un dialogue écrit entre un médecin de l’âme (un maître philosophe) et son patient (un disciple ou un proche à consoler) ». Du IIIe siècle av J.-C. à nos jours, l'exercice hante la littérature avec une période particulièrement prolifique en poésie à la fin du Moyen Âge. Nous pourrons nous interroger sur l'évolution de la notion de consolation, sur les concepts qu'elle mobilise, sur les modèles adoptés – explicitement ou non – dans des perspectives diverses, poétiques plutôt, morales, contingentes, conjoncturelles. Trois axes principaux apparaissent dans les textes de cette période : remèdes à l'amour, consolation de la philosophie, textes religieux. Mais la consolation se construisant dans la confrontation de la perte et de la durée, la rhétorique consolatoire n’est déjà pas le seul moyen d’offrir résilience et reconstruction notamment dans la lyrique narrative des auteurs de la fin du Moyen Âge. À une époque où la
notion de « genre littéraire » en vernaculaire n’est pas encore fixée, où genera dicendi et appareil rhétorique (jugés contraire à la vérité) se brouillent au profit de l’affirmation d’une élite profane en construction, où les dérives de l’Église (opulence des rites, simonie…) sont peu à peu questionnées (cisterciens, ordres mendiants, devotio moderna), la consolation, le « remède », le « confort » semblent être des opérations de mesure du monde face aux maux civilisationnels (Fortune ?) qu’il leur incombe de pallier par la lettre et l'adoption de dispositifs discursifs, souvent dialogiques, où la consolation répond à la lamentatio et à la plainte
(planctus).
Mais la modernité va bouleverser ces modalités de la consolation. En effet, la consolation chrétienne était fondée sur la foi en un Dieu consolateur qui dorénavant
fait défaut ; la consolation classique (les lettres de consolation du XVIIe siècle) était fondée sur un usage de la raison aujourd’hui mis en question. Les œuvres de la modernité adviennent lorsqu’ont disparu ces anciens régimes de la consolation. C’est ce qui fait dire à Stig Dagerman en 1952, dans un texte qui porte ce titre, que « notre besoin de consolation est impossible à rassasier » : de l’inconsolable subsiste, irréductiblement. Et pourtant ce besoin de consoler et d’être consolé persiste à se dire en littérature. C’est dans les temps de plus forte désolation que la consolation demeure plus nécessaire – et plus difficile.
Le besoin de consolation s’exprime par exemple dans l’écriture autobiographique de Rousseau, dans l’œuvre de Nerval (qui se dit « l’Inconsolé »), chez Marcel Proust (dans l’attitude du narrateur enfant, et dans les souffrances du narrateur âgé qui évoque la consolation dans Le Temps retrouvé), d’une façon récurrente chez Romain Rolland (qui voyait dans la réception des œuvres d’art un moyen de consolation permettant de s’unir à la souffrance des grands créateurs), ou plus récemment chez Edmond Jabès (où la consolation s’articule à une désolation à la fois personnelle et collective, et à la problématique du partage de l’impartageable). Il faudra se demander si les formes littéraires de la consolation sont plutôt celles du récit et de la narration qui, comme le pensait Ricoeur, permettrait une reconfiguration réconciliante de l’expérience du sujet, ou plutôt celles de la poésie qui parvient à rejoindre la douleur intime et singulière lorsque les formes plus communes du langage y échouent – ou encore celles des arts de la scène qui permettent à une expériencecollective de se vivre. On pourra examiner aussi les correspondances et journaux intimes d’écrivains. On s’interrogera également sur la possibilité de l’écriture comme auto- consolation, chez Rousseau, Baudelaire, ou Michaux par exemple (ce serait la fonction « transitionnelle » de l’écriture au sens de Winnicott, ou une « pratique de soi » au sens de Foucault). Enfin, la fonction consolante de la littérature et de la lecture semble au cœur du rôle social de la littérature aujourd’hui, notamment dans la perspective d’une éthique du care.
Mais aucune consolation ne saurait restituer l’objet perdu, insubstituable : la consolation que nous offre la littérature, et même toute consolation, serait-elle condamnée à n’être jamais que partielle ? La pratique toujours relancée de l’écriture littéraire ne s’enracinerait-elle pas dans la part irréductiblement inconsolable qui réside en l’être humain ?
Plutôt que d’une poétique de la consolation, certains textes littéraires ne témoignent-ils pas
davantage d’une poétique de l’inconsolable ?
Calendrier prévisionnel (les mercredis de 10H30 à 12H30).
- 13 janvier : Miren Lacassagne et Éric Benoit: Introduction 1.
- 20 janvier : Éric Benoit et Miren Lacassagne: Introduction 2.
- 27 janvier : Estelle Mouton-Rovira: Consolations théoriques. Affect et sensibilité dans les théories de la lecture.
- 3 février : Sabine Luciani: La consolation romaine, entre normes et émotions.
- 10 février : Philippe Maupeu: Lamentations et consolations : diptyques de la littérature du Moyen Âge tardif, de Christine de Pizan à Octovien de Saint-Gelais.
- 17 février : Julia Roumier: « Plutôt quatre remèdes d’idiots, que cinq consolations de philosophes ». Temps de guerre, conseils inutiles et consolation désespérée. Les Lettres de Hernando del Pulgar, secrétaire, conseiller et chroniqueur des Rois Catholiques (Castille, XVe siècle).
- - - vacances de février - - -
- 3 mars : Guillaume Arancibia et Esther Boucherok: Les personnages de Zola dans les Rougon- Macquart, à jamais inconsolables?
- 10 mars : Fabienne Rihard-Diamond : Faulkner, If I forget thee Jerusalem: entre inconsolable et consolation. Une éthique de l'écriture.
- 17 mars : Olivier Barbarant: Faire face à l’affect : étrangler l’élégie ?
- 24 mars : Valéry Hugotte: La bouée de sauvetage de Robert Desnos.
- 31 mars : Jean-Michel Gouvard: Albert Cohen, Le Livre de ma mère : "Le fait d'écrire a toujours été pour moi une consolation".
- Jeudi 8 et vendredi 9 avril : Colloque International. Le Colloque fait partie du Séminaire.
Mémoire 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Théorie littéraire
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Arnaud Welfringer
Ce cours se propose de fournir les éléments d’une réflexion sur les postulats de l’analyse littéraire. Il s’agira de problématiser les concepts les plus fréquemment employés au sein de la discipline, à travers une série de questions simples : qu’est-ce qu’un texte ? qu’est-ce qu’une œuvre ? qu’est-ce que la littérature ? qu’est-ce qu’un auteur ? qu’est-ce que lire ? Chemin faisant, on se demandera ce que ces concepts, tels que nous les employons dans les études littéraires depuis un bon siècle, doivent à une époque aujourd’hui révolue, et ce qu’ils deviennent à l’époque contemporaine, au sein de ce que Fredric Jameson a nommé « la logique culturelle du capitalisme tardif », lorsque la littérature est devenue une marchandise culturelle produite et consommée industriellement
Choix optionnels
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature et Sciences humaines
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature moderne/ contemporaine 5
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
L’intelligence de la littérature Écritures et expériences de pensée au 20ème siècle Le discours critique est aujourd’hui massivement tourné vers les interactions de la littérature
et de l’intelligence artificielle. On s’interroge sur les usages créatifs des algorithmes, sur leur capacité à assister et peut-être supplanter les écrivains, faisant peser la menace d’un art privé d’artistes et d’œuvres sans auteurs. S’en tenir à ces peurs ou cette fascination, c’est oublier qu’il existe une intelligence de la littérature, indépendante de technologies qu’elle a souvent devancées et ne se résumant pas à ce que les sciences cognitives appellent l’intelligence émotionnelle.
Le programme de ce séminaire propose d’envisager l’activité formelle de la littérature comme un laboratoire pour la pensée. Au-delà des limites génériques, on s’intéressera à des écritures poétiques, narratives ou spéculatives qui ont ouvert au 20ème siècle des espaces de recherche.
On observera comment ces écritures, parce qu’elles conjuguent intensité esthétique et performance intellectuelle, entrent en dialogue avec les orientations de la pensée
contemporaine.
La liste des mots-clés pourrait être la suivante : intelligibilité, modélisation, extension du champ de la connaissance, exploration de la causalité, de la complexité, de la plasticité, de l’incertitude, cartographie des fonctions mentales, interprétation des dynamiques collectives, recensement des variables individuelles, investigation du possible et de l’impossible, contre- factualité, projection, simulation, engendrement de nouvelles combinaisons de formes, invention de techniques et méthodes, transformation expérimentale de modes de raisonnement ou de représentation.
La notion « d’expérience de pensée », empruntée à la philosophie et à la science, renvoie à la résolution de cas et de problèmes, ainsi qu’aux innovations conceptuelles déduites des exercices de l’imagination. Elle sera le fil conducteur d’une traversée du siècle dernier jalonnée par des œuvres dont les auteurs (Paul Valéry, Michel Butor, Georges Perec, Jacques Roubaud) ont, sans négliger le pouvoir des émotions, fait le pari d’une aventure de l’esprit.
Littérature comparée 3
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« L’exil en héritage - Parcours de vie et de recherche »
Le séminaire proposera une réflexion sur l’un des premiers gestes d’un ou une chercheur.e en littérature qui consiste à choisir une échelle de travail. Un comparatiste fait le choix d’une approche internationale de son objet, plutôt que nationale, ou régionale. Ce choix a des liens historiques avec la violence de l’histoire et les déplacements de population.
De grandes figures de la critique littéraire ont en effet fondé leurs hypothèses de recherche sur cette violence : Éric Auerbach, dont l’ouvrage de référence Mimesis. La Représentation de la réalité dans la littérature occidentale fut écrit en exil, se prononce pour une « philologie de la littérature mondiale » en réaction à la barbarie de la Seconde Guerre mondiale. Tzevan Todorov et Julia Kristeva, qui ont fui l’ancienne Europe de l’Est, contribuent à renouveler profondément la théorie de la littérature en France. Edward Said propose une réflexion sur le lien entre discours critique et exil, à partir de son expérience de vie palestino-américaine.
Daniel Mendelsohn, écrivain américain dont la famille européenne a fui l’antisémitisme, analyse la façon dont l’exil est à la fois un tourment et un nouveau départ. Nous étudierons ainsi le lien entre parcours de vie et de recherche.
Trois œuvres, représentées par des textes littéraires et des essais critiques, serviront par ailleurs à étudier le devenir poétique de ce que nous appellerons « l’exil en héritage ». Aimé Césaire, écrivain né dans une ancienne colonie française, s’invente poète contre la violence esclavagiste et s’interroge sur la meilleure manière « d’établir le contact » entre les civilisations dans son Discours sur le colonialisme. Vladimir Nabokov, écrivain américain né en Russie, change de corps verbal en réaction à la violence totalitariste et met au point une éthique de la mise en rapport dans ses écrits sur la traduction. Hélène Cixous, écrivaine née en Algérie, proclame la « mise au texte » des femmes comme acte de résistance contre la violence qui s’exerce sur elles, et qu’elle découvre à son arrivée en France, où elle a cherché
à fuir d’autres violences, coloniale et antisémite.
Pour singulières qu’elles soient, ces trois histoires d’exils nourrissent une pensée de l’interrelation des espaces et une pratique de l’hybridation des langues. Leur mise en relation permettra un recul épistémologique sur les enjeux de la littérature dite « comparée ».
Littérature moderne/ contemporaine 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Valery Hugotte
« Qui suis-je ? », interroge André Breton au début de Nadja en 1928 ; Arthur Rimbaud semble lui avoir déjà répondu dans sa célèbre « lettre du voyant » de mai 1871 : « JE est un autre ».
Ce séminaire se propose précisément de questionner différentes formes d’altération du sujet dans la poésie moderne depuis Baudelaire, mais aussi dans d’autres arts : autoportraits dédoublés et androgynes de Claude Cahun, représentation éclatée de soi-même dans le cinéma de Buster Keaton ou expériences d’une indécision identitaire dans la contre-culture des années 1960. Du fait de la mutualisation de ce séminaire avec le Master Genre, y seront notamment interrogées les conséquences d’une remise en cause de l’identité sexuelle (je féminisé de la poésie d’Henri Michaux, travestissement chez Tristan Corbière ou Marcel Duchamp…).
- Représentation et expression (ou : référence et différence),
- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),
- Le rythme (ou : la langue en travail),
- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire).
Occitan médiéval
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt et leurs enfants dans les créations troubadouresques de leur époque »
En 1152, quelque deux mois après l’annulation de son mariage avec son premier mari, Louis VII, roi de France, Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, duc de Normandie. En 1154, ils deviennent roi et reine d’Angleterre. Ensemble, Henri II et Aliénor construisent ce que l’on appelle l’empire Plantagenêt, ensemble, ils ont huit enfants, peut-être neuf, parmi lesquels on compte les célèbres Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre qui seront rois d’Angleterre à leur tour. S’ils sont aujourd’hui les plus connus, leurs frères et sœurs̶̶ Henri le Jeune Roi, Mathilde de Saxe, Geoffroy de Bretagne et Aliénor de Castille, notamment̶̶ le sont, en leur temps, presque autant qu’eux si ce n’est tout autant. C’est dans cette deuxième partie de la vie d’Aliénor que l’on trouve, dans la production troubadouresque telle qu’elle nous est parvenue, le plus de mentions, de traces, d’elle-même, de son second époux et de leurs enfants. Les troubadours Bernard de Ventadour, Bertran de Born, Arnaut Guilhem de Marsan, Gaucelm Faidit, Raimon Vidal de Besalú et d’autres encore composèrent dans leur entourage et/ou, de façon plus ou moins claire, à leur sujet, pour (ou contre) eux, des chansons (canso, sirventes, etc.), principalement, mais aussi d’autres genres de textes (ensenhamen (enseignement), novas (nouvelles), etc.). Certains enfants Plantagenêt furent eux-mêmes artisans du trobar, de l’art de « trouver des mots et des sons », même si ce ne fut pas forcément en langue d’oc. Ce séminaire, tout en interrogeant les origines des liens d’Aliénor et des siens avec l’art troubadouresque, propose d’analyser l’exigence formelle et thématique, les subtilités et les contradictions de ces diverses productions̶ principalement celles auxquelles Aliénor, son second époux et leurs enfants sont clairement reliés̶ tout en questionnant l’incidence qu’elles purent avoir sur leurs actions, courtoises, guerrières ou autres, sur l’image de ces actions comme sur leur propre image.
Littérature des lumières
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Femmes des Lumières : penseuses et actrices du politique »
Les six premières séances (janvier-février) seront animées par Florence Boulerie et les six suivantes (mars-avril) par Élise Pavy-Guilbert
L’époque des Lumières, qui correspond pour la culture française à peu près aux limites chronologiques du XVIIIe siècle, est associée à une émancipation des consciences et à un essor de la pensée politique. Les écrits de Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot ont été essentiels au cours de cette période. Mais qu’en est-il des femmes ? Ont-elles laissé tout le terrain de la pensée, voire de l’action- politique aux hommes ? Ce séminaire entend montrer que le temps des Lumières a aussi été pour les femmes un moment pour penser leur éducation politique, leur place dans l’ordre social et politique et pour intervenir dans le champ politique.
Les premières semaines du séminaire seront consacrées aux femmes éducatrices (comme Mme Leprince de Beaumont et Mme de Genlis) qui revendiquent une éducation politique des filles et imaginent de grandes figures de femmes de pouvoir, et aux écrivaines utopistes (comme Mme de Graffigny et Mme Robert) qui portent un œil critique sur l’ordre social et revendiquent une indépendance des femmes.
La seconde partie du séminaire portera sur la participation politique active des femmes durant la Révolution, aux côtés de nombreux hommes. L’engagement et l’intervention politiques des femmes sera abordé à travers deux autrices en particulier, très significatives et pourtant fort différentes : Olympe de Gouges (1748-1793) et Germaine de Staël (1766-1817). Toutes deux mêlent à leur manière fiction littéraire et action politique.
Contre Marat, et surtout contre Robespierre, se dresse Olympe de Gouges. Originaire de lapetite bourgeoisie de Montauban, Gouges gagne Paris au début des années 1770, commence à écrire et ne s’arrête plus. Roman épistolaire, pièces de théâtre, conte philosophique, et surtout lettres, brochures, affiches et sa Déclaration, jadis ignorée, de nos jours célébrée :
Gouges s’essaie à tous les genres en une écriture engagée aux allures de fuite en avant, prête à mourir pour ses idées modérées qui la conduiront à la guillotine.
Fille de Jacques Necker, qui sera Ministre des finances de Louis XVI, Germaine de Staël appartient, mais en partie comme de biais, aux plus hautes sphères. Elle traverse la seconde moitié du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant non sans heurts avec le pouvoir. Libérale et modérée, Staël écrit et pense la littérature et la politique d’un même geste : ses écrits théoriques et ses romans toujours se répondent, avec élan et enthousiasme, mais aussi en une lucide distance
Lettres appliquées
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature 2
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature moderne/ contemporaine 5
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
L’intelligence de la littérature Écritures et expériences de pensée au 20ème siècle Le discours critique est aujourd’hui massivement tourné vers les interactions de la littérature
et de l’intelligence artificielle. On s’interroge sur les usages créatifs des algorithmes, sur leur capacité à assister et peut-être supplanter les écrivains, faisant peser la menace d’un art privé d’artistes et d’œuvres sans auteurs. S’en tenir à ces peurs ou cette fascination, c’est oublier qu’il existe une intelligence de la littérature, indépendante de technologies qu’elle a souvent devancées et ne se résumant pas à ce que les sciences cognitives appellent l’intelligence émotionnelle.
Le programme de ce séminaire propose d’envisager l’activité formelle de la littérature comme un laboratoire pour la pensée. Au-delà des limites génériques, on s’intéressera à des écritures poétiques, narratives ou spéculatives qui ont ouvert au 20ème siècle des espaces de recherche.
On observera comment ces écritures, parce qu’elles conjuguent intensité esthétique et performance intellectuelle, entrent en dialogue avec les orientations de la pensée
contemporaine.
La liste des mots-clés pourrait être la suivante : intelligibilité, modélisation, extension du champ de la connaissance, exploration de la causalité, de la complexité, de la plasticité, de l’incertitude, cartographie des fonctions mentales, interprétation des dynamiques collectives, recensement des variables individuelles, investigation du possible et de l’impossible, contre- factualité, projection, simulation, engendrement de nouvelles combinaisons de formes, invention de techniques et méthodes, transformation expérimentale de modes de raisonnement ou de représentation.
La notion « d’expérience de pensée », empruntée à la philosophie et à la science, renvoie à la résolution de cas et de problèmes, ainsi qu’aux innovations conceptuelles déduites des exercices de l’imagination. Elle sera le fil conducteur d’une traversée du siècle dernier jalonnée par des œuvres dont les auteurs (Paul Valéry, Michel Butor, Georges Perec, Jacques Roubaud) ont, sans négliger le pouvoir des émotions, fait le pari d’une aventure de l’esprit.
Littérature comparée 3
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« L’exil en héritage - Parcours de vie et de recherche »
Le séminaire proposera une réflexion sur l’un des premiers gestes d’un ou une chercheur.e en littérature qui consiste à choisir une échelle de travail. Un comparatiste fait le choix d’une approche internationale de son objet, plutôt que nationale, ou régionale. Ce choix a des liens historiques avec la violence de l’histoire et les déplacements de population.
De grandes figures de la critique littéraire ont en effet fondé leurs hypothèses de recherche sur cette violence : Éric Auerbach, dont l’ouvrage de référence Mimesis. La Représentation de la réalité dans la littérature occidentale fut écrit en exil, se prononce pour une « philologie de la littérature mondiale » en réaction à la barbarie de la Seconde Guerre mondiale. Tzevan Todorov et Julia Kristeva, qui ont fui l’ancienne Europe de l’Est, contribuent à renouveler profondément la théorie de la littérature en France. Edward Said propose une réflexion sur le lien entre discours critique et exil, à partir de son expérience de vie palestino-américaine.
Daniel Mendelsohn, écrivain américain dont la famille européenne a fui l’antisémitisme, analyse la façon dont l’exil est à la fois un tourment et un nouveau départ. Nous étudierons ainsi le lien entre parcours de vie et de recherche.
Trois œuvres, représentées par des textes littéraires et des essais critiques, serviront par ailleurs à étudier le devenir poétique de ce que nous appellerons « l’exil en héritage ». Aimé Césaire, écrivain né dans une ancienne colonie française, s’invente poète contre la violence esclavagiste et s’interroge sur la meilleure manière « d’établir le contact » entre les civilisations dans son Discours sur le colonialisme. Vladimir Nabokov, écrivain américain né en Russie, change de corps verbal en réaction à la violence totalitariste et met au point une éthique de la mise en rapport dans ses écrits sur la traduction. Hélène Cixous, écrivaine née en Algérie, proclame la « mise au texte » des femmes comme acte de résistance contre la violence qui s’exerce sur elles, et qu’elle découvre à son arrivée en France, où elle a cherché
à fuir d’autres violences, coloniale et antisémite.
Pour singulières qu’elles soient, ces trois histoires d’exils nourrissent une pensée de l’interrelation des espaces et une pratique de l’hybridation des langues. Leur mise en relation permettra un recul épistémologique sur les enjeux de la littérature dite « comparée ».
Littérature moderne/ contemporaine 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Valery Hugotte
« Qui suis-je ? », interroge André Breton au début de Nadja en 1928 ; Arthur Rimbaud semble lui avoir déjà répondu dans sa célèbre « lettre du voyant » de mai 1871 : « JE est un autre ».
Ce séminaire se propose précisément de questionner différentes formes d’altération du sujet dans la poésie moderne depuis Baudelaire, mais aussi dans d’autres arts : autoportraits dédoublés et androgynes de Claude Cahun, représentation éclatée de soi-même dans le cinéma de Buster Keaton ou expériences d’une indécision identitaire dans la contre-culture des années 1960. Du fait de la mutualisation de ce séminaire avec le Master Genre, y seront notamment interrogées les conséquences d’une remise en cause de l’identité sexuelle (je féminisé de la poésie d’Henri Michaux, travestissement chez Tristan Corbière ou Marcel Duchamp…).
- Représentation et expression (ou : référence et différence),
- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),
- Le rythme (ou : la langue en travail),
- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire).
Occitan médiéval
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt et leurs enfants dans les créations troubadouresques de leur époque »
En 1152, quelque deux mois après l’annulation de son mariage avec son premier mari, Louis VII, roi de France, Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, duc de Normandie. En 1154, ils deviennent roi et reine d’Angleterre. Ensemble, Henri II et Aliénor construisent ce que l’on appelle l’empire Plantagenêt, ensemble, ils ont huit enfants, peut-être neuf, parmi lesquels on compte les célèbres Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre qui seront rois d’Angleterre à leur tour. S’ils sont aujourd’hui les plus connus, leurs frères et sœurs̶̶ Henri le Jeune Roi, Mathilde de Saxe, Geoffroy de Bretagne et Aliénor de Castille, notamment̶̶ le sont, en leur temps, presque autant qu’eux si ce n’est tout autant. C’est dans cette deuxième partie de la vie d’Aliénor que l’on trouve, dans la production troubadouresque telle qu’elle nous est parvenue, le plus de mentions, de traces, d’elle-même, de son second époux et de leurs enfants. Les troubadours Bernard de Ventadour, Bertran de Born, Arnaut Guilhem de Marsan, Gaucelm Faidit, Raimon Vidal de Besalú et d’autres encore composèrent dans leur entourage et/ou, de façon plus ou moins claire, à leur sujet, pour (ou contre) eux, des chansons (canso, sirventes, etc.), principalement, mais aussi d’autres genres de textes (ensenhamen (enseignement), novas (nouvelles), etc.). Certains enfants Plantagenêt furent eux-mêmes artisans du trobar, de l’art de « trouver des mots et des sons », même si ce ne fut pas forcément en langue d’oc. Ce séminaire, tout en interrogeant les origines des liens d’Aliénor et des siens avec l’art troubadouresque, propose d’analyser l’exigence formelle et thématique, les subtilités et les contradictions de ces diverses productions̶ principalement celles auxquelles Aliénor, son second époux et leurs enfants sont clairement reliés̶ tout en questionnant l’incidence qu’elles purent avoir sur leurs actions, courtoises, guerrières ou autres, sur l’image de ces actions comme sur leur propre image.
Littérature des lumières
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Femmes des Lumières : penseuses et actrices du politique »
Les six premières séances (janvier-février) seront animées par Florence Boulerie et les six suivantes (mars-avril) par Élise Pavy-Guilbert
L’époque des Lumières, qui correspond pour la culture française à peu près aux limites chronologiques du XVIIIe siècle, est associée à une émancipation des consciences et à un essor de la pensée politique. Les écrits de Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot ont été essentiels au cours de cette période. Mais qu’en est-il des femmes ? Ont-elles laissé tout le terrain de la pensée, voire de l’action- politique aux hommes ? Ce séminaire entend montrer que le temps des Lumières a aussi été pour les femmes un moment pour penser leur éducation politique, leur place dans l’ordre social et politique et pour intervenir dans le champ politique.
Les premières semaines du séminaire seront consacrées aux femmes éducatrices (comme Mme Leprince de Beaumont et Mme de Genlis) qui revendiquent une éducation politique des filles et imaginent de grandes figures de femmes de pouvoir, et aux écrivaines utopistes (comme Mme de Graffigny et Mme Robert) qui portent un œil critique sur l’ordre social et revendiquent une indépendance des femmes.
La seconde partie du séminaire portera sur la participation politique active des femmes durant la Révolution, aux côtés de nombreux hommes. L’engagement et l’intervention politiques des femmes sera abordé à travers deux autrices en particulier, très significatives et pourtant fort différentes : Olympe de Gouges (1748-1793) et Germaine de Staël (1766-1817). Toutes deux mêlent à leur manière fiction littéraire et action politique.
Contre Marat, et surtout contre Robespierre, se dresse Olympe de Gouges. Originaire de lapetite bourgeoisie de Montauban, Gouges gagne Paris au début des années 1770, commence à écrire et ne s’arrête plus. Roman épistolaire, pièces de théâtre, conte philosophique, et surtout lettres, brochures, affiches et sa Déclaration, jadis ignorée, de nos jours célébrée :
Gouges s’essaie à tous les genres en une écriture engagée aux allures de fuite en avant, prête à mourir pour ses idées modérées qui la conduiront à la guillotine.
Fille de Jacques Necker, qui sera Ministre des finances de Louis XVI, Germaine de Staël appartient, mais en partie comme de biais, aux plus hautes sphères. Elle traverse la seconde moitié du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant non sans heurts avec le pouvoir. Libérale et modérée, Staël écrit et pense la littérature et la politique d’un même geste : ses écrits théoriques et ses romans toujours se répondent, avec élan et enthousiasme, mais aussi en une lucide distance
Spécialisation "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Histoire de la langue
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
2MDRE421 - Option Histoire de la langue 2
Histoire de la langue 2 - Langue médiévale
Cette option concerne principalement ceux des mastérants qui envisagent à terme de passer l’agrégation, où l’ancien français en version originale joue un rôle majeur : en effet, le programme de littérature comporte toujours une œuvre littéraire médiévale qui peut faire l’objet de la dissertation (comme en 2021 et 2022) ou d’une leçon à l’oral ; qui plus est, les épreuves d’admissibilité comportent obligatoirement une épreuve de langue exigeante (traduction, vocabulaire, phonétique et graphie, morphologie et syntaxe).
Pour autant, sans viser l’agrégation, on peut aussi choisir cette option par goût pour la linguistique et par curiosité pour les racines de notre langue : c’est une vraie épopée qui mène du latin vulgaire au français moderne, avec des soubresauts, des révolutions, des retours en arrière, des essais avortés et des expériences audacieuses !
Parmi les étudiants de master, il s’en trouvera qui souhaitent entretenir leurs acquis de L3, mais sans doute aussi des grands débutants. L’enseignement s’adaptera à tous les cas de figure, en menant de front initiation et approfondissement. L’avantage sera aussi de maintenir un lien avec les grandes notions grammaticales, communes à toutes les périodes.
On abordera les questions de langue à travers une grande variété de genres et d’époques (XII-XVe s.), de façon à en profiter pour se constituer un large panorama littéraire, qui n’est pas inutile à la culture d’un mastérant de Lettres. Il ne faut pas se cacher que la matière est exigeante, qu’elle demande assiduité, concentration et travail régulier. Toutes les semaines, des traductions et des exercices seront donnés pour fixer les cours. Mais les progrès sont mesurables et encourageants. Peut-être que cette régularité peut aussi attirer des étudiants que stimulent à la fois la formule du séminaire et le cadre plus rigide du cours de langue. La contrainte, on le sait, est créative, et l’on verra que la grammaire ne laisse pas d’être ludique.
Si vous souhaitez suivre ce cours ET le latin ou le grec, nous en parlerons à la rentrée avec les collègues concernés. Vous pouvez aussi me contacter : florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr (florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr)
Si vous n’avez pas suivi ce cours au premier semestre, nous aviserons.
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Entraînement à la version latine ; consolidation des acquis de la licence, maîtrise de la morphologie et de la syntaxe latines.
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable de l'UE : Blandine de Germay
On rappelle que l’option de grec et mutualisée avec les Lettres classiques et exige un excellent niveau.
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
LISTE DES INTERVENANTS
Katy BERNARD (occitan), enseignante à préciser (espagnol), Jason Mullaly (anglais)
Trois cours dédiés REEL (x 1 groupe)
- 2MDRE51 : Anglais 2 : Jason Mullaly
- 2MDRE52 : Espagnol 2 : à préciser
- 2MDRE53 : Occitan 2 : Katy BERNARD
Six cours offerts par l’UBM (CLBM) (niveau minimum requis)
- 2MCTLV21 Allemand S2
- 2MCTLV24 Portugais S2
- 2MCTLV28 Grec moderne S2
- 2MCTLV31 Arabe S2
- 2MCTLV33 Italien S2
- 2MCTLV34 Russe S2
Portugais S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Espagnol 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Cet enseignement s’adresse à des étudiants ayant étudié l’espagnol en LV1 ou LV2 dans l’enseignement secondaire et ayant également suivi un enseignement dans cette langue depuis leur entrée à l’université.
Anglais 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignante : Jason MULLALY
The objective for this first semester graduate level course of English as a Second Language for the French Department is, above all, to provide you with the context to improve your English language skills. While taking into consideration your diverse language skills and levels, we will focus on consolidating your literary analytical skills acquired as an undergraduate using a variety of short stories to work from. Our knowledge will be co-constructed from a worksheet of selected themes and passages designed for each short story.
Occitan 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Katy Bernard
Niveau linguistique requis
Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues, regroupés en un ou plusieurs fascicules, seront distribués au fil des séances
Durant les trois semestres, par un système de roulement permettant, sans répétition d’un même enseignement, la mutualisation du S1 et du S3, les supports d’étude seront des exemples occitans :
- De traités divinatoires (des livres de sorts, des traités de géomancie) ;
- De textes liés à la magie, à la sorcellerie (un traité de magie faussement attribué à Arnaud de Villeneuve ; le Débat de la sorcière et de son confesseur) et à l’hérésie dite cathare (Las Novas del heretje / La Nouvelle de l’hérétique ; La Chanson de la Croisade albigeoise) ;
- Du genre des bestiaires (des chansons de Rigaud de Barbezieux, le bestiaire occitan Aiso son las naturas d’alcuns auzels e d’alcunas bestias / Voici les natures de quelques oiseaux et de quelques bêtes).
Une initiation à la lecture des manuscrits sera proposée selon les documents utilisés
Allemand S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand expert C1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien expert C1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Stage et Ouverture ou écriture 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Stage et Ouverture 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Ouverture Monde pro S2 M1
Composante(s)
Scolarité
Période de l'année
Semestre 2
Connaissance du cadre légal des stages; Valorisation des compétences de l'étudiant
Stage 2
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
Stage et écriture, création, documents 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Ecriture, création, documents 2
ECTS
1 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Estelle Mouton-Rovira
Attention : ce module ne peut en aucun cas faire l’objet d’une dispense d’assiduité.
Comment écrire à partir d’une image ? D’une archive ? Quels sont les matériaux qui sous- tendent l’écriture littéraire ? Cette option, ouverte sur inscription, est consacrée à la création littéraire, à partir de la question du document. Un cycle d’invitations d’écrivains permettra d’explorer concrètement la façon dont ces matériaux nourrissent les pratiques d’écriture.
L’option associe expérimentation de formes d’écritures créatives et réflexion sur les formes et les enjeux des pratiques littéraires à l’époque contemporaine. Écrire avec le document, c’est aussi interroger la frontière entre écritures créatives et écritures critiques – une question directement utile au travail mené dans le cadre du mémoire de recherche.
Les séances seront aussi l’occasion de rencontrer des professionnels du littéraire : écrivains, mais aussi éditeurs, directeurs de centres culturels et d’associations visant à promouvoir les pratiques littéraires, médiateurs culturels.
En 2026-2027, l’option « Écriture, création, documents » suivra un programme en quatre temps :
1. Poésie et matériaux
- 23 septembre : rencontre et atelier avec Patrice Luchet, poète et directeur de la
Maison de la poésie de Bordeaux
- 4 novembre : atelier avec la poétesse Michèle Métail
2. Écrire avec la bibliothèque
- 25 novembre, 2 décembre /16 décembre (à préciser) : cycle d’ateliers avec Eduardo Berti, membre de l’OuLiPo. Les séances exploreront les liens entre lecture,
écriture et création, autour d’un projet de bibliothèque éphémère.
3. Archives, mémoires, voix
- Février-mars : cycle de 3 ateliers avec Charlotte Bonnefon, avec des séances d’écriture sur le terrain, dans un lieu d’archives.
4. Écrire aux temps de la crise climatique
- Séance de clôture en avril, avec Florence Jou, autrice de Vermeille, une « fiction climatique », et rencontre avec les éditions de l’Attente (Bordeaux).
La participation à ce cycle d’ateliers d’écriture est sélective : l’ECUE n’est pas proposée dans les inscriptions pédagogiques ; les étudiantes et les étudiants intéressé devront déposer une demande avant le 17 septembre.
Le dossier de demande est à déposer sur l’espace administratif de la formation (sur e-campus) dans le module dédié. Il comporte :
- CV
- Lettre de motivation
- Idéalement, extrait de texte créatif (5 pages maximum)
Évaluation : attestation de présence
Stage 2
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
Mémoire 3
ECTS
9 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Nombre d’heures : ad lib. – coef. 3 – crédits : 3
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
RESPONSABLES de l’UE
Katy BERNARD et JASON MULLALY
LISTE DES INTERVENANTS
Maylis SANTA-CRUZ (espagnol), Jason MULLALY (anglais) et Katy BERNARD (occitan)
Une langue à choisir parmi une offre de 9.
Trois cours dédiés REEL (x 1 groupe) :
- 3MDRE31 Anglais 3 : Jason MULLALY
- 3MDRM32 Espagnol 3 : Cours mutualisé avec le S1 (+ Espagnol 1) : Maylis SANTA-CRUZ
- 3MDRM33 Occitan 3 : Cours mutualisé avec le S1 (+ Occitan 1) : Katy Bernard
Six cours offerts par l’UBM (CLBM) :
- 3MCTLV21 Allemand S3
- 3MCTLV24 Portugais S3
- 3MCTLV28 Grec moderne S3
- 3MCTLV31 Arabe S3
- 3MCTLV33 Italien S3
- 3MCTLV34 Russe S3
Anglais 3
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Responsable de l'UE : Jason Mullaly
The aim of this course is to consolidate your English language skills through the study of literature. The program will consist in the study of two American short stories :
The Night of the Iguana, by Tennessee Williams (1948)
Speech Sounds, by Octavia Butler (1984)
Please note that for The Night of the Iguana, we will be comparing the original short story, the play and the movie. In preparation for the start of the semester, you can watch the movie (DVD available at the university library) and/or the play (a version of the play is still available on YouTube, performed by the UCA). A copy of the short story will be provided on the first day of class.
For Speech Sounds, different versions of the audiobook are available on YouTube. A copy of the short story will be handed out on the first day of class.
Both texts will be accompanied by a worksheet with questions guiding your understanding of the stories and providing you with topics for an oral presentation and for the written assignment in class.
Arabe S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Arabe consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Arabe intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Arabe avancé B2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Arabe débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien expert C1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien avancé B2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Italien consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Occitan 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Niveau linguistique requis
Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues, regroupés en un ou plusieurs fascicules, seront distribués au fil des séances
Programme :
Durant les trois semestres, par un système de roulement permettant, sans répétition d’un même enseignement, la mutualisation du S1 et du S3, les supports d’étude seront des exemples occitans :
- De traités divinatoires (des livres de sorts, des traités de géomancie) ;
- De textes liés à la magie, à la sorcellerie (un traité de magie faussement attribué à
Arnaud de Villeneuve ; le Débat de la sorcière et de son confesseur) et à l’hérésie dite cathare (Las Novas del heretje / La Nouvelle de l’hérétique ; La Chanson de la
Croisade albigeoise) ;
- Du genre des bestiaires (des chansons de Rigaud de Barbezieux, le bestiaire occitan Aiso son las naturas d’alcuns auzels e d’alcunas bestias / Voici les natures de
quelques oiseaux et de quelques bêtes).
Une initiation à la lecture des manuscrits sera proposée selon les documents utilisés.
Russe S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Russe consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Russe intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Russe débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Russe avancé B2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Espagnol 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Niveau linguistique requis :
Cet enseignement s’adresse à des étudiants ayant étudié l’espagnol en LV1 ou LV2 dans l’enseignement secondaire et ayant également suivi un enseignement dans cette langue depuis leur entrée à l’université.
Le groupe étant composé d’étudiants inscrits en Master recherche, la moitié du séminaire sera consacrée aux littératures espagnole et hispano-américaine principalement contemporaines (caractéristiques, grands auteurs, œuvres principales, mouvements). Le cours abordera également l’évolution des sociétés espagnoles et latino-américaines ainsi que les moments marquants de leur Histoire récente (guerre civile, révolution, la question indigène, etc.). Les étudiants devront produire des fiches de lecture, de brèves monographies, des présentations de personnages, etc., à l’oral. Chaque exposé sera suivi d’un débat et fera l’objet d’une évaluation.
Cet enseignement sera orienté d’autre part vers la pratique de la langue écrite sous la forme de divers exercices de traduction (thèmes, versions) et de grammaire, avec révision de vocabulaire chaque semaine.
Allemand S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Allemand avancé B2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Allemand expert C1 semestre 3
Période de l'année
Semestre 3
Allemand intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Allemand débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Allemand consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Portugais S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Portugais consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Portugais débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Portugais intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Portugais avancé B2 semestre 3
Composante(s)
UFR Langues et Civilisations
Période de l'année
Semestre 3
Grec moderne S3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Grec moderne intermédiaire B1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Grec moderne avancé B2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Grec moderne débutant A1 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Grec moderne consolidation A2 semestre 3
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 3
Bloc optionnel
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Lettres appliquées et Sciences humaines
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
En M1 et en M2, en « Lettres, Arts et Sciences humaines » , il est impératif de choisir au moins 1 séminaire par an consacré aux périodes anciennes (du latin jusqu’à fin de la période classique (XVIIIe)
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Littérature Age classiques / Lumières
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Langue et littérature Moyen Age et Renaissance
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Lettres appliquées
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Spécialisation: "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Responsable de 'lUE : Céline Barral
Les étudiants inscrits dans l’option « Lettres appliquées », choisissent l’un des trois cours proposés par la « Préparation aux concours ».
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
entraînement à la version grecque; révision de la morphologie et de la syntaxe grecques
Littérature française et comparée
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
(entraînement à la dissertation française et au commentaire composé comparatiste)
Dissertation française : Joëlle de Sermet (semaines 1 à 6) : mercredi 16h-18h
entraînement à la dissertation de littérature française.
Commentaire composé comparatiste : Céline Barral (semaine 7 à 12) : vendredi 14h- 16h
Lors des 6 séances de littérature comparée, le cours de Lettres appliquées approfondira la méthodologie du commentaire composé en vue de la préparation aux écrits et oraux de l'Agrégation externe de Lettres modernes. Les commentaires porteront sur des extraits du nouveau programme d’agrégation de littérature comparée, qui sera reconduit en 2027- 2028, « Le théâtre en jeu : soi-même comme un autre » :
Alexandre Dumas, Kean ou Désordre et génie, édition de Sylvain Ledda, Gallimard, collection Folio théâtre, 2017
Eugene O’Neill, Long voyage du jour à la nuit, traduction de Françoise Morvan, L’Arche, collection Scène ouverte, 2013
Thomas Bernhard, Minetti – Portrait de l’artiste en vieil homme, traduction de Claude Porcell, L’Arche, 1997.
Les étudiants intéressés peuvent participer à deux sorties au TNBA : Opening Night, d’après Cassavetes/Rowlands (collectif de Hoe, 6-9 octobre 2026, 1h50) et Le Deuil sied à Électre d’Eugene O’Neill (mise en scène Gwenaël Morin, 19-29 janvier 2027, 3h). Se manifester avant septembre auprès de Céline Barral
Langue et stylistique françaises
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
Entraînement à la version latine ; consolidation des acquis de la licence, maîtrise de la morphologie et de la syntaxe latines.
Littérature 3
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Littérature Age classiques / Lumières
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Langue et littérature Moyen Age et Renaissance
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Mémoire 4
ECTS
30 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Mémoire d’une centaine de pages présenté lors d’un oral de soutenance devant un jury d’au
moins deux enseignants, ou assimilés.
On rappelle que la note de mémoire n’est pas compensable. Les mémoires doivent être
soutenus avant la fin juin. Les soutenances en septembre ne sont pas possibles, sauf en cas de
dérogation exceptionnelle (longue maladie ou circonstances d’une gravité exceptionnelle,
exclusivement sur justificatif). Un emploi, même à plein temps, ne saurait justifier une
soutenance en septembre.
Admission
Conditions d'admission
La capacité d'accueil du master est de 85 places. Cette capacité comprend les recrutements des candidats sur titres français et étrangers ainsi que les étudiants sous "convention césure" qui réintègrent la formation.
Utilisation des données personnelles dans le cadre d’une candidature pour cette formation : pour en savoir plus
En master 1 :
Avant de candidater, consulter ci-dessous le calendrier du portail national Mon Master ainsi que les informations relatives aux profils recherchés par les formations.
Licences conseillées :
- • Licence lettres, lettres modernes ou lettres classiques.
• Diplôme français ou étranger (bac+3) admis en dispense
Autres titres répondant aux attendus de la formation, tels que :
- Licence d'une autre mention
- Diplôme français délivré par un établissement privé, certifié par l’État et publié au Journal officiel (niveau 6 selon la nomenclature des diplômes par niveau ou niveau II)
- Diplôme étranger correspondant à un niveau bac + 3 minimum
- Pour les formations non sanctionnées par un diplôme d’État (Diplôme d'Université, DUETI, Diplôme délivré par un établissement d'enseignement supérieur non reconnu par l’État...), une demande de validation des études supérieures (VES) est à effectuer auprès du contact administratif de la formation (CF rubrique Présentation).
BUT et Licences professionnelles :
- Les étudiants titulaires d'un BUT ou d'une licence professionnelle peuvent postuler pour une admission en master. Ces diplômes ayant pour objectif une insertion professionnelle directe, les candidats sont informés que les dossiers des titulaires d'une licence générale sont examinés en priorité.
Modalités de recrutement : Dossier
Éléments constitutifs du dossier :
- Lettre de motivation,
- Curriculum vitae,
- Diplômes, certificats, relevés de notes permettant d'apprécier la nature et le niveau des études suivies,
- Éléments permettant le cas échéant d’attester d’expériences professionnelles,
- Questionnaire,
- Toute pièce utile décidée par la commission d’examen des vœux (voir plateforme d’admission).
Ces éléments permettront :
- d'apprécier la nature et la cohérence du cursus antérieur du candidat au regard du master visé ainsi que les compétences acquises et les résultats obtenus ;
- d'exposer le projet professionnel ou de recherche et la motivation du candidat.
Lien vers la délibération relative à l'admission en 1ère année de Master
Candidature sur dossier :
- Pour les candidats français, européens ou internationaux résidant en France
Cliquez sur l'image pour accéder à la plateforme de recrutement MonMaster
- Pour les candidats internationaux hors Union Européenne
En master 2 :
Sont admis à s'inscrire de droit :
Les étudiants titulaires d’un master 1 recherche études littéraires de l'Université Bordeaux Montaigne : Se réinscrire
Candidature sur dossier pour les autres cas :
Sont concernés :
- Les étudiants de Bordeaux Montaigne avec changement de mention ou de parcours
- Les étudiants d’une autre université française titulaires de la première année de Master de la même mention
Cliquez sur l'image pour accéder à la plateforme de recrutement E-Candidat
Niveau d'entrée
BAC +3
Niveau d'entrée obligatoire
Oui
Pré-requis obligatoires
Niveau de français B2 attesté pour les candidats non francophones
Et après
Savoir-faire et compétences
Compétences visées :
En matière de recherche, les compétences visées sont celles qui sont requises dans le champ des études littéraires, classiques et modernes : élaboration d’un projet scientifique, exploitation des ressources documentaires, rédaction d’un mémoire, organisation de manifestations collectives.
Sur le plan disciplinaire, la formation propose de consolider la culture linguistique, littéraire et artistique internationale de l’étudiant ainsi que sa maîtrise des exercices de concours, et donc des compétences demandées à tout enseignant de lettres, pour ceux qui choisiraient l’option « Lettres appliquées ». Le module « Écriture, création, documents » (qui se substitue au module Ouverture) propose des ateliers d’écriture à partir de documents (archives, images, témoignages) animés par des écrivains. Elle s’adresse prioritairement (mais pas exclusivement) aux étudiants ayant déjà une pratique d’écriture personnelle et souhaitant
s’orienter vers des métiers reposant sur des compétences rédactionnelle ou désireux d’approfondir leur expérience de l’écriture.
Insertion professionnelle des diplômé∙es
La formation délivrée par le Master REEL peut être valorisée dans le cadre d’un projet professionnel orienté soit vers l’enseignement secondaire public ou privé, soit vers d’autres métiers faisant appel à des compétences littéraires solides (journalisme, édition, métiers du livre et de la culture, communication), soit vers la recherche doctorale. Sa vocation est donc double : généraliste et spécialisée, soit enfin vers des postes en entreprise dans des domaines très divers.
Poursuite d'études
4 possibilités sont envisageables :
• Une préparation à l’agrégation de Lettres modernes ou à l’agrégation de Lettres classiques (assurées à l’université Bordeaux Montaigne pour les titulaires d’un master).
• Une inscription au CAPES de Lettres. Le concours étant désormais accessible au niveau L3, il est envisageable de passer le CAPES pendant l’année de M2. Une éventuelle inscription en DU (formation en cours de construction) peut permettre de se familiariser avec le programme et de se préparer correctement aux épreuves.
• Une inscription en doctorat si les résultats obtenus sont satisfaisants.
• Il est également possible d’envisager un master professionnalisant à l’issue du master Recherche.