ECTS
12 crédits
Code Apogée
2MDRU42
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Liste des enseignements
Littérature 2
6 créditsSpécialisation "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Histoire de la langue
6 créditsLatin
Grec
Littérature 2
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature moderne/ contemporaine 5
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
L’intelligence de la littérature Écritures et expériences de pensée au 20ème siècle Le discours critique est aujourd’hui massivement tourné vers les interactions de la littérature
et de l’intelligence artificielle. On s’interroge sur les usages créatifs des algorithmes, sur leur capacité à assister et peut-être supplanter les écrivains, faisant peser la menace d’un art privé d’artistes et d’œuvres sans auteurs. S’en tenir à ces peurs ou cette fascination, c’est oublier qu’il existe une intelligence de la littérature, indépendante de technologies qu’elle a souvent devancées et ne se résumant pas à ce que les sciences cognitives appellent l’intelligence émotionnelle.
Le programme de ce séminaire propose d’envisager l’activité formelle de la littérature comme un laboratoire pour la pensée. Au-delà des limites génériques, on s’intéressera à des écritures poétiques, narratives ou spéculatives qui ont ouvert au 20ème siècle des espaces de recherche.
On observera comment ces écritures, parce qu’elles conjuguent intensité esthétique et performance intellectuelle, entrent en dialogue avec les orientations de la pensée
contemporaine.
La liste des mots-clés pourrait être la suivante : intelligibilité, modélisation, extension du champ de la connaissance, exploration de la causalité, de la complexité, de la plasticité, de l’incertitude, cartographie des fonctions mentales, interprétation des dynamiques collectives, recensement des variables individuelles, investigation du possible et de l’impossible, contre- factualité, projection, simulation, engendrement de nouvelles combinaisons de formes, invention de techniques et méthodes, transformation expérimentale de modes de raisonnement ou de représentation.
La notion « d’expérience de pensée », empruntée à la philosophie et à la science, renvoie à la résolution de cas et de problèmes, ainsi qu’aux innovations conceptuelles déduites des exercices de l’imagination. Elle sera le fil conducteur d’une traversée du siècle dernier jalonnée par des œuvres dont les auteurs (Paul Valéry, Michel Butor, Georges Perec, Jacques Roubaud) ont, sans négliger le pouvoir des émotions, fait le pari d’une aventure de l’esprit.
Littérature comparée 3
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« L’exil en héritage - Parcours de vie et de recherche »
Le séminaire proposera une réflexion sur l’un des premiers gestes d’un ou une chercheur.e en littérature qui consiste à choisir une échelle de travail. Un comparatiste fait le choix d’une approche internationale de son objet, plutôt que nationale, ou régionale. Ce choix a des liens historiques avec la violence de l’histoire et les déplacements de population.
De grandes figures de la critique littéraire ont en effet fondé leurs hypothèses de recherche sur cette violence : Éric Auerbach, dont l’ouvrage de référence Mimesis. La Représentation de la réalité dans la littérature occidentale fut écrit en exil, se prononce pour une « philologie de la littérature mondiale » en réaction à la barbarie de la Seconde Guerre mondiale. Tzevan Todorov et Julia Kristeva, qui ont fui l’ancienne Europe de l’Est, contribuent à renouveler profondément la théorie de la littérature en France. Edward Said propose une réflexion sur le lien entre discours critique et exil, à partir de son expérience de vie palestino-américaine.
Daniel Mendelsohn, écrivain américain dont la famille européenne a fui l’antisémitisme, analyse la façon dont l’exil est à la fois un tourment et un nouveau départ. Nous étudierons ainsi le lien entre parcours de vie et de recherche.
Trois œuvres, représentées par des textes littéraires et des essais critiques, serviront par ailleurs à étudier le devenir poétique de ce que nous appellerons « l’exil en héritage ». Aimé Césaire, écrivain né dans une ancienne colonie française, s’invente poète contre la violence esclavagiste et s’interroge sur la meilleure manière « d’établir le contact » entre les civilisations dans son Discours sur le colonialisme. Vladimir Nabokov, écrivain américain né en Russie, change de corps verbal en réaction à la violence totalitariste et met au point une éthique de la mise en rapport dans ses écrits sur la traduction. Hélène Cixous, écrivaine née en Algérie, proclame la « mise au texte » des femmes comme acte de résistance contre la violence qui s’exerce sur elles, et qu’elle découvre à son arrivée en France, où elle a cherché
à fuir d’autres violences, coloniale et antisémite.
Pour singulières qu’elles soient, ces trois histoires d’exils nourrissent une pensée de l’interrelation des espaces et une pratique de l’hybridation des langues. Leur mise en relation permettra un recul épistémologique sur les enjeux de la littérature dite « comparée ».
Littérature moderne/ contemporaine 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Valery Hugotte
« Qui suis-je ? », interroge André Breton au début de Nadja en 1928 ; Arthur Rimbaud semble lui avoir déjà répondu dans sa célèbre « lettre du voyant » de mai 1871 : « JE est un autre ».
Ce séminaire se propose précisément de questionner différentes formes d’altération du sujet dans la poésie moderne depuis Baudelaire, mais aussi dans d’autres arts : autoportraits dédoublés et androgynes de Claude Cahun, représentation éclatée de soi-même dans le cinéma de Buster Keaton ou expériences d’une indécision identitaire dans la contre-culture des années 1960. Du fait de la mutualisation de ce séminaire avec le Master Genre, y seront notamment interrogées les conséquences d’une remise en cause de l’identité sexuelle (je féminisé de la poésie d’Henri Michaux, travestissement chez Tristan Corbière ou Marcel Duchamp…).
- Représentation et expression (ou : référence et différence),
- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),
- Le rythme (ou : la langue en travail),
- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire).
Occitan médiéval
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt et leurs enfants dans les créations troubadouresques de leur époque »
En 1152, quelque deux mois après l’annulation de son mariage avec son premier mari, Louis VII, roi de France, Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, duc de Normandie. En 1154, ils deviennent roi et reine d’Angleterre. Ensemble, Henri II et Aliénor construisent ce que l’on appelle l’empire Plantagenêt, ensemble, ils ont huit enfants, peut-être neuf, parmi lesquels on compte les célèbres Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre qui seront rois d’Angleterre à leur tour. S’ils sont aujourd’hui les plus connus, leurs frères et sœurs̶̶ Henri le Jeune Roi, Mathilde de Saxe, Geoffroy de Bretagne et Aliénor de Castille, notamment̶̶ le sont, en leur temps, presque autant qu’eux si ce n’est tout autant. C’est dans cette deuxième partie de la vie d’Aliénor que l’on trouve, dans la production troubadouresque telle qu’elle nous est parvenue, le plus de mentions, de traces, d’elle-même, de son second époux et de leurs enfants. Les troubadours Bernard de Ventadour, Bertran de Born, Arnaut Guilhem de Marsan, Gaucelm Faidit, Raimon Vidal de Besalú et d’autres encore composèrent dans leur entourage et/ou, de façon plus ou moins claire, à leur sujet, pour (ou contre) eux, des chansons (canso, sirventes, etc.), principalement, mais aussi d’autres genres de textes (ensenhamen (enseignement), novas (nouvelles), etc.). Certains enfants Plantagenêt furent eux-mêmes artisans du trobar, de l’art de « trouver des mots et des sons », même si ce ne fut pas forcément en langue d’oc. Ce séminaire, tout en interrogeant les origines des liens d’Aliénor et des siens avec l’art troubadouresque, propose d’analyser l’exigence formelle et thématique, les subtilités et les contradictions de ces diverses productions̶ principalement celles auxquelles Aliénor, son second époux et leurs enfants sont clairement reliés̶ tout en questionnant l’incidence qu’elles purent avoir sur leurs actions, courtoises, guerrières ou autres, sur l’image de ces actions comme sur leur propre image.
Littérature des lumières
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Femmes des Lumières : penseuses et actrices du politique »
Les six premières séances (janvier-février) seront animées par Florence Boulerie et les six suivantes (mars-avril) par Élise Pavy-Guilbert
L’époque des Lumières, qui correspond pour la culture française à peu près aux limites chronologiques du XVIIIe siècle, est associée à une émancipation des consciences et à un essor de la pensée politique. Les écrits de Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot ont été essentiels au cours de cette période. Mais qu’en est-il des femmes ? Ont-elles laissé tout le terrain de la pensée, voire de l’action- politique aux hommes ? Ce séminaire entend montrer que le temps des Lumières a aussi été pour les femmes un moment pour penser leur éducation politique, leur place dans l’ordre social et politique et pour intervenir dans le champ politique.
Les premières semaines du séminaire seront consacrées aux femmes éducatrices (comme Mme Leprince de Beaumont et Mme de Genlis) qui revendiquent une éducation politique des filles et imaginent de grandes figures de femmes de pouvoir, et aux écrivaines utopistes (comme Mme de Graffigny et Mme Robert) qui portent un œil critique sur l’ordre social et revendiquent une indépendance des femmes.
La seconde partie du séminaire portera sur la participation politique active des femmes durant la Révolution, aux côtés de nombreux hommes. L’engagement et l’intervention politiques des femmes sera abordé à travers deux autrices en particulier, très significatives et pourtant fort différentes : Olympe de Gouges (1748-1793) et Germaine de Staël (1766-1817). Toutes deux mêlent à leur manière fiction littéraire et action politique.
Contre Marat, et surtout contre Robespierre, se dresse Olympe de Gouges. Originaire de lapetite bourgeoisie de Montauban, Gouges gagne Paris au début des années 1770, commence à écrire et ne s’arrête plus. Roman épistolaire, pièces de théâtre, conte philosophique, et surtout lettres, brochures, affiches et sa Déclaration, jadis ignorée, de nos jours célébrée :
Gouges s’essaie à tous les genres en une écriture engagée aux allures de fuite en avant, prête à mourir pour ses idées modérées qui la conduiront à la guillotine.
Fille de Jacques Necker, qui sera Ministre des finances de Louis XVI, Germaine de Staël appartient, mais en partie comme de biais, aux plus hautes sphères. Elle traverse la seconde moitié du XVIIIe siècle et le début du siècle suivant non sans heurts avec le pouvoir. Libérale et modérée, Staël écrit et pense la littérature et la politique d’un même geste : ses écrits théoriques et ses romans toujours se répondent, avec élan et enthousiasme, mais aussi en une lucide distance
Spécialisation "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Histoire de la langue
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
2MDRE421 - Option Histoire de la langue 2
Histoire de la langue 2 - Langue médiévale
Cette option concerne principalement ceux des mastérants qui envisagent à terme de passer l’agrégation, où l’ancien français en version originale joue un rôle majeur : en effet, le programme de littérature comporte toujours une œuvre littéraire médiévale qui peut faire l’objet de la dissertation (comme en 2021 et 2022) ou d’une leçon à l’oral ; qui plus est, les épreuves d’admissibilité comportent obligatoirement une épreuve de langue exigeante (traduction, vocabulaire, phonétique et graphie, morphologie et syntaxe).
Pour autant, sans viser l’agrégation, on peut aussi choisir cette option par goût pour la linguistique et par curiosité pour les racines de notre langue : c’est une vraie épopée qui mène du latin vulgaire au français moderne, avec des soubresauts, des révolutions, des retours en arrière, des essais avortés et des expériences audacieuses !
Parmi les étudiants de master, il s’en trouvera qui souhaitent entretenir leurs acquis de L3, mais sans doute aussi des grands débutants. L’enseignement s’adaptera à tous les cas de figure, en menant de front initiation et approfondissement. L’avantage sera aussi de maintenir un lien avec les grandes notions grammaticales, communes à toutes les périodes.
On abordera les questions de langue à travers une grande variété de genres et d’époques (XII-XVe s.), de façon à en profiter pour se constituer un large panorama littéraire, qui n’est pas inutile à la culture d’un mastérant de Lettres. Il ne faut pas se cacher que la matière est exigeante, qu’elle demande assiduité, concentration et travail régulier. Toutes les semaines, des traductions et des exercices seront donnés pour fixer les cours. Mais les progrès sont mesurables et encourageants. Peut-être que cette régularité peut aussi attirer des étudiants que stimulent à la fois la formule du séminaire et le cadre plus rigide du cours de langue. La contrainte, on le sait, est créative, et l’on verra que la grammaire ne laisse pas d’être ludique.
Si vous souhaitez suivre ce cours ET le latin ou le grec, nous en parlerons à la rentrée avec les collègues concernés. Vous pouvez aussi me contacter : florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr (florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr)
Si vous n’avez pas suivi ce cours au premier semestre, nous aviserons.
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Entraînement à la version latine ; consolidation des acquis de la licence, maîtrise de la morphologie et de la syntaxe latines.
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable de l'UE : Blandine de Germay
On rappelle que l’option de grec et mutualisée avec les Lettres classiques et exige un excellent niveau.