ECTS
60 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Présentation
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La pré-rentrée du master REEL aura lieu le jeudi 3 septembre à 14h00 (salle I 001). Votre présence est très vivement conseillée. La présentation du fonctionnement de la formation sera suivie d'une rencontre avec les professeurs susceptibles d'encadrer les mémoires.
Compétences
Bloc de compétences disciplinaires
Bloc de compétences transversales
Bloc de compétences préprofessionnelles
Tableau des compétences
| Semestre | Semestre 1 Master Recherches études littéraires | Semestre 2 Master Recherches études littéraires | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Unité d'Enseignement | Histoire littéraire des mouvements européens | Langue vivante | Mémoire 1 | Choix optionnels | Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1 | Formation à la recherche | Mémoire 2 | Théorie littéraire | Choix optionnels | Langue vivante | Stage et Ouverture ou écriture 2 | |
| Bloc de compétences disciplinaires | 290 Identifier et situer dans leur contexte des productions culturelles et artistiques diverses (littérature, beaux-arts, musique, théâtre, cinéma, multimédias) en lien avec les genres et grands courants littéraires, dans une perspective à la fois historique et comparatiste (les resituer à l’échelle de la France, de l’Europe et du monde) | x | x | x | x | |||||||
| 410 Mobiliser des concepts et une culture au sujet des grands courants littéraires pour analyser des textes de natures, d’origines et d’époques diverses | x | x | ||||||||||
| 473 Produire des études critiques de productions littéraires et artistiques (rédation de mini-mémoires et de mémoires de recherche) | x | x | ||||||||||
| Bloc de compétences transversales | 062 Communiquer à des fins de formation ou de transfert de connaissances, lors d'échanges professionnels, par oral et par écrit, en français et dans au moins une langue étrangère | x | x | |||||||||
| 359 Maîtriser les outils bibliographiques et numériques dans le domaine concerné et savoir les référencer correctement | x | x | ||||||||||
| 472 Produire des études critiques de documents écrits dans différentes perspectives (rédaction de synthèse, études stylistiques ou argumentatives) dans différents champs et époques historiques | x | x | ||||||||||
| Bloc de compétences préprofessionnelles | 294 Identifier et situer les champs professionnels potentiellement en relation avec les acquis de la formation ainsi que les parcours possibles pour y accéder | x | ||||||||||
| 580 Travailler en équipe autant qu'en autonomie ou en réseau au service de projets nécessitant prise d'initiatives, respect de principes déontologiques et capacité d'adaptation | x | x | ||||||||||
Programme
Histoire littéraire des mouvements européens
3 créditsLangue vivante
3 créditsAu choix : 1 parmi 9
Grec moderne S1
1 créditsRusse S1
1 créditsEspagnol 1
3 créditsAllemand S1
1 créditsItalien S1
1 créditsArabe S1
1 créditsPortugais S1
1 créditsAnglais 1
3 créditsOccitan 1
3 crédits
Mémoire 1
3 créditsChoix optionnels
18 créditsAu choix : 1 parmi 2
Lettres, Arts et Sciences humaines
18 créditsAu choix : 3 parmi 13
Littérature de la Renaissance
Littérature comparée 4
Littérature moderne/ contemporaine 2
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Langue et littérature du Moyen Age
Littérature comparée 1
6 créditsLittérature comparée 2
Littérature moderne/ contemporaine 1
Littérature et culture latines 2
Littérature moderne/ contemporaine 6
Littérature de l'âge classique
Littérature moderne/ contemporaine 3
6 créditsLittératures francophones
6 crédits
Lettres appliquées
18 créditsSéminaires au choix
12 créditsAu choix : 2 parmi 13
Littérature de la Renaissance
Littérature comparée 4
Littérature moderne/ contemporaine 2
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Langue et littérature du Moyen Age
Littérature comparée 1
6 créditsLittérature comparée 2
Littérature moderne/ contemporaine 1
Littérature et culture latines 2
Littérature moderne/ contemporaine 6
Littérature de l'âge classique
Littérature moderne/ contemporaine 3
6 créditsLittératures francophones
6 crédits
Spécialisation: "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1
3 créditsAu choix : 1 parmi 2
Stage et Ouverture 1
3 créditsStage 1
2 créditsOuverture Monde pro S1 M1
1 crédits
Stage et écriture, création, documents 1
3 créditsStage 1
2 créditsEcriture, création, documents 1
1 crédits
Formation à la recherche
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Formation à la recherche 2
6 créditsFormation à la recherche 3
6 créditsFormation à la recherche 1
6 crédits
Mémoire 2
3 créditsThéorie littéraire
3 créditsChoix optionnels
12 créditsAu choix : 1 parmi 2
Littérature et Sciences humaines
12 créditsLettres appliquées
12 créditsLittérature 2
6 créditsSpécialisation "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 3
Histoire de la langue
6 créditsLatin
Grec
Langue vivante
3 créditsAu choix : 1 parmi 9
Portugais S2
Grec moderne S2
Espagnol 2
3 créditsAnglais 2
3 créditsOccitan 2
3 créditsAllemand S2
Arabe S2
Italien S2
Russe S2
Stage et Ouverture ou écriture 2
3 créditsAu choix : 1 parmi 2
Stage et Ouverture 2
3 créditsOuverture Monde pro S2 M1
Stage 2
2 crédits
Stage et écriture, création, documents 2
3 créditsEcriture, création, documents 2
1 créditsStage 2
2 crédits
Facultatif
Histoire littéraire des mouvements européens
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignantes : Vérane Partensky
L’étude des mouvements littéraires européens constitue l’objet de cet enseignement.
Un tel choix présente plusieurs intérêts :
- S’agissant d’un cours qui fait intervenir plusieurs enseignants et qui aborde à chaque fois un sujet différent, la notion de mouvement littéraire joue comme un
principe unificateur.
- Elle constitue une structure souple qui permet de déployer la réflexion dans le temps (la succession des « mouvements ») et dans l’espace des cultures européennes.
Il s’agira, par exemple, de relever les affinités qui s’établissent entre la lyrique provençale et la littérature courtoise européenne, entre la Renaissance italienne et le
XVIe siècle français, entre le Siècle d’Or espagnol et la littérature du XVIIe siècle, entre l’Angleterre et les textes des Lumières, entre le Romantisme et l’Allemagne. Une telle approche invite également à être attentif au dialogue qui se développe entre les arts et au développement de l’histoire des idées.
- L’observation des mouvements littéraires conduit à poser la question des bornes chronologiques (quand commence un mouvement ? quand prend-il fin ?). Elle exige de les situer précisément dans l’Histoire et de marquer des repères.
- La notion de mouvement littéraire constitue aussi un objet épistémologique.
Comment repère-t-on un mouvement ? Comment le nomme-t-on (cf. le terme baroque) ? A quoi le reconnaît-t-on ? À la présence d’un chef de file ? À un événement
décisif (la bataille d’Hernani) ? À l’existence d’un texte fondateur (le Manifeste du surréalisme) ? La notion de mouvement littéraire est-elle pertinente pour la période
contemporaine ? Quels sont les présupposés méthodologiques sur lesquels repose la construction d’une histoire des mouvements littéraires ?
Cet enseignement se distingue à la fois des cours d’Histoire littéraire dispensés en Licence ainsi que du cours d’Histoire des idées et des formes (L1 et L3). Son ouverture sur les littératures étrangères, sur les arts et sur l’histoire des idées le destine particulièrement aux étudiants de master (parcours MEEF et parcours Recherche). Le caractère réflexif de la démarche confirme cette double visée.
Un espace e-campus est associé au cours. Vous y trouverez, pour chaque enseignement, des documents (exemplier, plan de cours, indications bibliographiques) permettant notamment aux étudiants dispensés de travailler de manière autonome.
Calendrier
17/09 : Introduction à l’histoire littéraire (Vérane PARTENSKY)
24/09 : D’armes et d’amour : le Moyen Âge européen (Florence PLET)
1er/10 : Humanisme et Réforme en Europe (Anne-Laure METZGER)
8/10 : L’Italie et la Renaissance (Alice VINTENON)
15/10 : Le Siècle d’or espagnol et le XVIIe français (Françoise POULET)
22/10 : Du Baroque au Classicisme (Arnaud WELFRINGER)
5/11 : Les Lumières et l’Angleterre (Élise PAVY-GUILBERT)
12/11 : Le Romantisme et l’Allemagne (Vérane PARTENSKY)
19/11 : Réalismes (Philippe ORTEL)
26/11 : Le Surréalisme et les écrivains de la Négritude (Sylvère MBONDOBARI)
3/12 : XXe-XXIe siècles : Penser le contemporain (Estelle MOUTON-ROVIRA)
Janvier : épreuve orale (date à venir)
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Grec moderne S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Grec moderne intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Russe consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Espagnol 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Niveau linguistique requis :
Cet enseignement s’adresse à des étudiants ayant étudié l’espagnol en LV1 ou LV2 dans l’enseignement secondaire et ayant également suivi un enseignement dans cette langue depuis leur entrée à l’université.
Programme
Le groupe étant composé d’étudiants inscrits en Master recherche, la moitié du séminaire sera consacrée aux littératures espagnole et hispano-américaine principalement contemporaines (caractéristiques, grands auteurs, œuvres principales, mouvements). Le cours abordera également l’évolution des sociétés espagnoles et latino-américaines ainsi que les moments marquants de leur Histoire récente (guerre civile, révolution, la question indigène, etc.). Les étudiants devront produire des fiches de lecture, de brèves monographies, des présentations de personnages, etc., à l’oral. Chaque exposé sera suivi d’un débat et fera l’objet d’une évaluation.
Cet enseignement sera orienté d’autre part vers la pratique de la langue écrite sous la forme de divers exercices de traduction (thèmes, versions) et de grammaire, avec révision de vocabulaire chaque semaine.
Allemand S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand expert C1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Allemand avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien expert C1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Italien avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Arabe avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais S1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais débutant A1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais avancé B2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais consolidation A2 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Portugais intermédiaire B1 semestre 1
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 1
Anglais 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : Paul VEYRET
Niveau linguistique requis :
Une bonne maîtrise de l’expression orale et de la compréhension écrite est recommandée pour suivre cet enseignement. Les étudiants devront lire les textes au programme dans la langue originale
Occitan 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Katy Bernard
Niveau linguistique requis
Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues, regroupés en un ou plusieurs fascicules, seront distribués au fil des séances
Durant les trois semestres, par un système de roulement permettant, sans répétition d’un même enseignement, la mutualisation du S1 et du S3, les supports d’étude seront des exemples occitans :
- De traités divinatoires (des livres de sorts, des traités de géomancie) ;
- De textes liés à la magie, à la sorcellerie (un traité de magie faussement attribué à
Arnaud de Villeneuve ; le Débat de la sorcière et de son confesseur) et à l’hérésie dite cathare (Las Novas del heretje / La Nouvelle de l’hérétique ; La Chanson de la Croisade albigeoise) ;
- Du genre des bestiaires (des chansons de Rigaud de Barbezieux, le bestiaire occitan Aiso son las naturas d’alcuns auzels e d’alcunas bestias / Voici les natures de quelques oiseaux et de quelques bêtes).
Une initiation à la lecture des manuscrits sera proposée selon les documents utilisés
Mémoire 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
RESPONSABLE de l’UE : Vérane PARTENSKY
La production d’un mémoire de recherche sur un sujet en rapport avec la discipline principale est l’objectif principal de la formation. Ce travail exige de l’étudiant la capacité à élaborer une problématique autour d’un sujet et d’un corpus, à exploiter et discuter les travaux existants, à construire, et développer, une réflexion argumentée satisfaisant aux critères de la recherche en lettres.
Le choix du sujet de mémoire ne relève pas uniquement de l’étudiant : d’une part, il est contraint par les spécialités des enseignants-chercheurs de l’équipe pédagogique ; d’autre part, il ne peut se faire qu’en concertation avec un enseignant.
Choix optionnels
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Lettres, Arts et Sciences humaines
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature de la Renaissance
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
« Renaissance(s) du corps : le corps dans tous ses états à la Renaissance »
La Renaissance est un moment pour lequel on a peu parler de « découverte » du corps : théorisation et apparition du nu en peinture, généralisation de la dissection et de la « leçon d’anatomie » dans les universités, publication de textes d’hygiène et de soins du corps désormais écrits en français, apprenant aux hommes à bien vieillir et aux femmes à entretenir leur beauté, pratique poétique du blason et même poésie médicale : textes et images faisant place à des corps soudain décrits et exhibés se multiplient. Ce contexte induit des gestes qui glissent du privé vers le public, en particulier l’attention portée à son propre corps, à ses plaisirs et à ses douleurs, manifestée par exemple par Montaigne dans le chapitre III, 13, « De l’expérience » des Essais ou dans son Journal de voyage.
Le corps à la Renaissance n’est cependant pas seulement le nu triomphant de la Vénus sortant des eaux de Botticelli, le corps érotisé ou le corps célébré par les blasons du corps féminin en poésie, c’est aussi le corps confronté aux épidémies de peste endémiques, à cette nouvelle et terrible maladie qu’est la syphilis, les corps accidentés et mutilés de la vie quotidienne, les corps suppliciés qui sont monnaie courante pendant les guerres de Religion ou les représentations de la mort, un corps que l’on s’autorise à regarder comme sujet d’étude et dont on décrit les souffrances, parfois au quotidien.
Enfin, le corps à la Renaissance est aussi le corps de l’autre, la figure visible par laquelle on appréhende et théorise l’altérité : le corps des femmes, toujours un peu inquiétant, le corps nu des « sauvages » découverts au Nouveau Monde, le corps sujet à interrogation, enquête et étonnements de ce que le XVIe siècle appelle les « monstres », ou encore le corps de ceux qu’on nomme « hermaphrodites ». Le rapport au corps pose la question de la norme (le corps parfait d’Adam et l’utopie d’un corps édénique) et de la différence, du général et du particulier, de la place du singulier voire de l’hors-norme et du difforme.
En s’appuyant sur des textes littéraires (Montaigne, Rabelais, le corpus des blasons mais aussi la littérature de voyage), sur des textes médicaux (anatomiques, hygiéniques) et sur des représentations iconographiques (tableaux, bien sûr mais aussi planches anatomiques), ce séminaire explorera tous les états du corps à la Renaissance : la question de la beauté et de la laideur et les représentations esthétiques du corps ; le statut des corps divers (en particulier femmes et « monstres »), l’altérité du corps (le corps nu des « cannibales »), le corps malade, le corps souffrant, dont celui des « vérolés »… Une attention particulière sera portée à la
question du nu : au sens littéral de la représentation du corps nu, jusqu’à l’idée du corps ouvert dans les scènes d’anatomie, comme au sens métaphorique de la « mise à nu » de l’individu par le biais de la représentation du corps.
Nous examinerons ainsi la, ou plutôt, les places que prend le corps dans la société, l’art et la littérature, la manière dont cette prise en compte est liée à l’émergence de la question du sujet, comment on vit et meurt avec un corps fragile, source de plaisir(s) mais aussi souvent abîmé, qu’on sait mal soigner, qu’on tente parfois de réparer.
Ce séminaire est par ailleurs, comme chaque année, adossé au Moi(s) Montaigne qui permettra aux étudiants d’assister à des conférences ou à des ateliers et de rencontrer des chercheurs. Le thème du Moi(s) Montaigne 2026 sera « Vivre en gentilhomme au temps de Montaigne », le programme intégrera de nombreuses conférences touchant à la vie du corps : alimentation, santé, pratiques sportives avec en particulier l’équitation, mais aussi des sujets de recherches plus surprenants comme la pilosité… Nous accueillerons aussi une chercheuse invitée, Concetta Cavallini (Université de Bari Aldo Moro) pour une séance autour de la
question des émotions et de leurs couleurs à la surface du corps.
Plusieurs séances seront aussi consacrées à explorer des ouvrages récents touchant au corps et présentant un sujet et /ou une méthode de recherche originaux.
Par ailleurs, le séminaire de l’équipe Passages, patrimoine, Humanités qui se tiendra le jeudi de 16 à 18h au second semestre sera consacré au thème « Littérature et maladie » et en partie centré sur le XVIe siècle, il sera donc en lien étroit avec ce séminaire du premier semestre pour ceux qui veulent prolonger l’aventure
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Littérature moderne/ contemporaine 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Philippe Ortel
« La littérature et ses dispositifs »
Ce cours fait l’hypothèse que les textes littéraires empruntent à la vie sociale des « dispositifs » qui organisent en profondeur leur imaginaire. Parmi eux les dispositifs techniques qu’introduisent les nouveaux médias : chambre noire photographique à partir de 1839, projection cinématographique à partir de 1895, « lucarne » télévisuelle dans les années 1950, réseau Internet depuis la fin du XXe siècle. Non seulement photographie, cinéma, télévision ou Internet apparaissent comme des thèmes dans les œuvres mais on peut se demander si le rapport de certains écrivains à la réalité n’est pas modelé par ces appareils techniques. Plus largement on verra ce que la notion de « dispositif » peut apporter à la poétique des textes. Née en marge du structuralisme dans les années 1960, avec Michel
Foucault et Jean-François Lyotard notamment, la notion a connu récemment un regain d’intérêt, aussi bien en philosophie (avec des auteurs comme Giorgio Agamben ou Jean-Louis Déotte) qu’en critique littéraire. Fortement ancré dans la littérature ce cours travaillera néanmoins sur des objets multiples (photo, cinéma, installations, etc.) en tentant de voir comment les mêmes dispositifs transitent d’un art à un autre ou d’un média à un autre.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Langue et littérature du Moyen Age
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Nelly LABERE
Silencieuses sont ces voix de femmes au Moyen Âge… Mais jamais muettes !
Comment sonoriser, donc, ces « Voix de femmes au Moyen Âge » (D. Bohler) qui s’expriment dans un « Mâle Moyen Âge » (G. Duby) qui met à l’épreuve la méthodologie et les sources ? Si les gender studies sont un apport non négligeable pour reconsidérer cette présence féminine dans la littérature médiévale, il s’agit encore de comprendre comment, au Moyen Âge, s’élabore la représentation de la femme dans les textes, dessinant des archétypes dont la période moderne hérite. Rusée, luxurieuse et gourmande (nouvelles, fabliaux, joies), la femme médiévale est aussi une sainte (récits mystiques) ou une fée (Mélusine et Morgane). Mais elle peut aussi être un.e auteur.e qui se dévoile (trobairitz, Marie de France) ou qui s’affirme (Christine de Pizan). Entre réalité médiévale et fiction recréatrice, la femme au Moyen Âge se construit dans un imaginaire qui fonde nos représentations littéraires modernes (Marie NDiaye, Carole Martinez, etc.).
Littérature comparée 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Céline Barral
« Résonances du pamphlet »
Nous lirons deux œuvres pamphlétaires des années 1930, Les Grands Cimetières sous la lune de Georges Bernanos (écrit suite aux massacres de la guerre civile espagnole, dont Bernanos a été témoin direct et indirect à Palma de Majorque) et Troisième Nuit de Walpurgis de Karl Kraus (écrit en 1933 suite aux témoignages des premières exactions des nazis au pouvoir) en nous intéressant à la question de la résonance : résonance de l’actualité dans le pamphlet, résonance du pamphlet à sa publication et en lui-même, résonance de la littérature dans le pamphlet, résonance du pamphlet dans d’autres œuvres littéraires, résonance des années 1930 dans notre temps. Deux lectures complémentaires sont à faire obligatoirement : le récit autobiographique de Lydie Salvayre Pas pleurer (2014) où l’autrice revient sur le témoignage de Bernanos ; et le Faust de Goethe (parties I et II), qui constitue un intertexte important de Troisième Nuit de Walpurgis.
Littérature comparée 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Apostolos Lampropoulos
« Amitiés démesurées, intimités archivées »
Le terme d’amitié – au sens où le français en fait un équivalent du grec « philía » – pu être qualifié de paléonyme (mot grec, lui aussi, signifiant, littéralement, le « vieux nom ») : il désignerait, depuis plusieurs siècles déjà et dans des contextes très variés, une valeur souvent idéalisée et désexualisée, érigée en modèle d’une relation supposément pure, aimante et désintéressée. Dans son ouvrage marquant, Politiques de l’amitié, le philosophe Jacques Derrida revient toutefois sur une série de présupposés concernant la relation amicale, ainsi que sur certaines idées implicites qui sous-tendent les représentations et les pratiques de l’amitié, notamment dans le monde occidental. Il insiste, par exemple, sur le fait que l’amitié est, de manière récurrente, décrite comme une relation de fraternité plutôt que de sororité ; que les amitiés exemplaires sont, dans la plupart des cas, des relations entre hommes et des relations à deux plutôt qu’à plusieurs ; et que, enfin, même les amitiés les plus admirables sont envisagées comme une affaire personnelle ou une affaire de jeunesse, plutôt que comme une base solide à partir de laquelle il serait possible d’imaginer autrement l’organisation de la cité.
On retrouve ces problématiques et ces questionnements dans de nombreux textes littéraires et œuvres cinématographiques, souvent liés, d’ailleurs, à la question de l’intimité, que l’on pourrait concevoir comme une forme de proximité entre deux ou plusieurs personnes, qu’elle soit érotique ou non. Dans le cadre de ce séminaire seront étudiés deux textes littéraires (dont l’un présente une forte dimension autothéorique) et deux films issus de deux périodes distinctes : le début des années 1990, marqué par la pandémie du VIH/sida et par une certaine méfiance à l’égard des acquis de la libération sexuelle qui l’avait précédé ; puis les années
2020 qui, de plusieurs points de vue, assument une certaine indistinction entre les différentes formes de relationnalité (amitié, intimité ou autres). Toutes les œuvres étudiées proposent également, chacune à sa manière, des récits de fin de l’amitié ou de fin de l’intimité, que celles-ci soient imaginées comme une forme de fusion entre les ami.es ou les intimes, comme une séparation ou comme la conséquence inévitable de la mort. Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces œuvres perpétuent ou, au contraire, enterrent l’amitié ou l’intimité en les archivant, c'est-à-dire en les inscrivant dans des dispositifs documentaires, des collections ou des enregistrements.
Œuvres au programme
Giannecchini, Hélène : Un désir démesuré d’amitié, Paris, Seuil (coll. Librairie du XXIe siècle), 2024.
Guibert, Hervé : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie [1990], Paris, Folio, 2019.
Scott, Ridley : Thelma and Louise, 1991 (film).
Hermanus, Oliver : The History of Sound, 2025 (film).
Organisation du séminaire. 10-11 séances et 1 journée d’études qui aura lieu vers la fin du semestre. Celle-ci sera organisée par un comité composé de 3-4 étudiant.es inscrit.es au séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 1
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Magali NACHTERGAEL
Monde contemporain. Création littéraire, approches critiques et questions de genre.
Quel regard critique porter sur les œuvres contemporaines et récentes ? Le rôle de la critique est de créer un consensus culturel qui synthétise un faisceau d’enjeux historiques, de son temps et des publics auxquels elle s’adresse. Mais l’héritage culturel, littéraire et artistique est transmis en fonction de paradigmes dominants et/ou contestés. Nous analyserons la manière dont le post-structuralisme, la pensée de la déconstruction, les études culturelles et la « standpoint theory » de Nancy Hartsock linguistiques jusqu’à la critique féministe, de genre et intersectionnelle (qui croise des enjeux de genre et de racisme) ont déconstruit les modèles universaux artistiques. Cette traversée critique autour de la littérature et de la création contemporaine nous amènera à interroger leur situation aujourd’hui au prisme du genre et des enjeux de visibilité.
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littérature de l'âge classique
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature moderne/ contemporaine 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : J.-M. GOUVARD
« Lire Belle du Seigneur aujourd'hui »
L’émergence d’internet à la fin du XXe siècle, puis le développement des réseaux sociaux et des jeux vidéo à l’aube du nouveau millénaire, ont profondément modifié les rapports sociaux, les modes de communication, ainsi que les modalités de représentation et de compréhension du monde et de soi-même. L’influence de ces nouveaux médias s’exerce aussi sur la création littéraire contemporaine, dans la mesure où écrire est un moyen, parmi d’autres, de penser le monde et de se penser soi-même en ce monde.
D’un point de vue thématique, ces technologies et pratiques culturelles ont inspiré des auteurs et autrices qui s’attachent à représenter les expériences numériques — navigation en ligne, identités virtuelles, solitude connectée, surcharge d’informations — comme autant de réalités existentielles propres à la période contemporaine. D’un côté, la culture des réseaux sociaux interroge les notions de soi, d’intimité, de vérité et de performativité, tandis que les
jeux vidéo suscitent une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction, sur les mécaniques de narration interactive ou sur les formes nouvelles de socialité.
Sur le plan formel, ces influences se manifestent par une hybridation des genres et une fragmentation de la narration. La brièveté des formats numériques, la logique du zapping ou de la viralité contaminent la structure des textes littéraires, qui empruntent aux messages, aux posts ou aux algorithmes une esthétique éclatée et discontinue. Le principe d’interactivité propre aux jeux vidéo inspire à certains une réflexion sur le rôle du lecteur comme co-créateur du récit, tout en reformatant la notion même de récit.
Enfin, ces technologies transforment aussi les modalités de publication et de diffusion.
L’autoédition numérique, les plateformes de lecture en ligne comme Wattpad, les comptes d’auteurs sur Instagram ou TikTok contribuent à redéfinir les circuits de légitimation et à élargir les formes d’expérimentation littéraire, tout en rendant plus poreuse la frontière entre amateur et professionnel.
C’est à explorer ces aspects de la création littéraire contemporaine qu’invite ce séminaire, en s’appuyant sur trois textes écrits par des écrivain·e·s du Québec, où l’exploration de ces voies nouvelles est particulièrement riche et bien représentée (à lire si possible avant la rentrée) :
- Daphné B., Maquillée, Montréal, Éditions Marchand de feuilles, 2020. (Ne pas acheter l’édition française, publiée chez Grasset. Me contacter pour obtenir un PDF de l’édition québécoise : Jean-Michel.Gouvard@u-bordeaux-montaigne.fr.)
-Alain Farah, Pourquoi Bologne, Montréal, Le Quartanier, 2013. (Diffusé en France.)
- Éric Plamondon, Hongrie-Hollywood Express, recueilli dans le volume 1984, Paris, Le Livre de poche, 2022 [2011-2013]. (Ce volume regroupe trois romans, qui forment une trilogie : Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise, Pomme S, publiés au Québec entre 2011 et 2013. Seul le premier est à notre programme.)
Daphné B. est une autrice et poétesse contemporaine dont l’œuvre mêle engagement féministe, réflexion sur la culture numérique et exploration de l’intime. Elle se distingue par une langue incisive et poétique, nourrie par les codes de la pop culture et les réseaux sociaux.
Après plusieurs recueils de poésie, elle publie Maquillée, un livre inclassable, à la fois essai et autofiction, dans lequel elle interroge les enjeux esthétiques, culturels et affectifs du maquillage, tel qu’il est (re)présenté sur les réseaux sociaux, et en particulier YouTube. (Pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=iLHJG95scgM&t=2204s)
Alain Farah est un écrivain dont l’œuvre se caractérise par un jeu constant avec les codes narratifs et un questionnement « politique » de la société, au sens que Jacques Rancière donne à ce terme. Avec Pourquoi Bologne, Farah propose un récit fragmentaire et à la chronologie bousculée, où se croisent histoire personnelle, fiction et références culturelles multiples et métissées. La structure générale du récit doit beaucoup aux jeux vidéo, avec une progression par plateaux, en même temps qu’elle porte une réflexion sur le pouvoir de la littérature et la fonction sociale de l’écrivain en ce début de siècle. (Pour aller plus loin : https://www.canal-u.tv/chaines/culturegnum/le-roman-quebecois-contemporain-alain-farah)
Éric Plamondon s’est fait connaître avec sa trilogie 1984, qui comprend Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S, laquelle combine l’autobiographie, l’autofiction et la fiction.
Il y reprend et détourne des textes glanés sur Wikipédia, tout en imitant, par leur agencement, le fait de surfer sur des pages internet. Il imbrique ainsi les unes avec les autres plusieurs lignes narratives, souvent avec beaucoup d’humour et d’ironie, invitant le lecteur à avoir une part active dans la construction du sens, tout en délivrant une critique sans concession de la société de consommation nord-américaine. (Pour aller plus loin : https://ericplam.com/)
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Lettres appliquées
ECTS
18 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Séminaires au choix
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature de la Renaissance
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
« Renaissance(s) du corps : le corps dans tous ses états à la Renaissance »
La Renaissance est un moment pour lequel on a peu parler de « découverte » du corps : théorisation et apparition du nu en peinture, généralisation de la dissection et de la « leçon d’anatomie » dans les universités, publication de textes d’hygiène et de soins du corps désormais écrits en français, apprenant aux hommes à bien vieillir et aux femmes à entretenir leur beauté, pratique poétique du blason et même poésie médicale : textes et images faisant place à des corps soudain décrits et exhibés se multiplient. Ce contexte induit des gestes qui glissent du privé vers le public, en particulier l’attention portée à son propre corps, à ses plaisirs et à ses douleurs, manifestée par exemple par Montaigne dans le chapitre III, 13, « De l’expérience » des Essais ou dans son Journal de voyage.
Le corps à la Renaissance n’est cependant pas seulement le nu triomphant de la Vénus sortant des eaux de Botticelli, le corps érotisé ou le corps célébré par les blasons du corps féminin en poésie, c’est aussi le corps confronté aux épidémies de peste endémiques, à cette nouvelle et terrible maladie qu’est la syphilis, les corps accidentés et mutilés de la vie quotidienne, les corps suppliciés qui sont monnaie courante pendant les guerres de Religion ou les représentations de la mort, un corps que l’on s’autorise à regarder comme sujet d’étude et dont on décrit les souffrances, parfois au quotidien.
Enfin, le corps à la Renaissance est aussi le corps de l’autre, la figure visible par laquelle on appréhende et théorise l’altérité : le corps des femmes, toujours un peu inquiétant, le corps nu des « sauvages » découverts au Nouveau Monde, le corps sujet à interrogation, enquête et étonnements de ce que le XVIe siècle appelle les « monstres », ou encore le corps de ceux qu’on nomme « hermaphrodites ». Le rapport au corps pose la question de la norme (le corps parfait d’Adam et l’utopie d’un corps édénique) et de la différence, du général et du particulier, de la place du singulier voire de l’hors-norme et du difforme.
En s’appuyant sur des textes littéraires (Montaigne, Rabelais, le corpus des blasons mais aussi la littérature de voyage), sur des textes médicaux (anatomiques, hygiéniques) et sur des représentations iconographiques (tableaux, bien sûr mais aussi planches anatomiques), ce séminaire explorera tous les états du corps à la Renaissance : la question de la beauté et de la laideur et les représentations esthétiques du corps ; le statut des corps divers (en particulier femmes et « monstres »), l’altérité du corps (le corps nu des « cannibales »), le corps malade, le corps souffrant, dont celui des « vérolés »… Une attention particulière sera portée à la
question du nu : au sens littéral de la représentation du corps nu, jusqu’à l’idée du corps ouvert dans les scènes d’anatomie, comme au sens métaphorique de la « mise à nu » de l’individu par le biais de la représentation du corps.
Nous examinerons ainsi la, ou plutôt, les places que prend le corps dans la société, l’art et la littérature, la manière dont cette prise en compte est liée à l’émergence de la question du sujet, comment on vit et meurt avec un corps fragile, source de plaisir(s) mais aussi souvent abîmé, qu’on sait mal soigner, qu’on tente parfois de réparer.
Ce séminaire est par ailleurs, comme chaque année, adossé au Moi(s) Montaigne qui permettra aux étudiants d’assister à des conférences ou à des ateliers et de rencontrer des chercheurs. Le thème du Moi(s) Montaigne 2026 sera « Vivre en gentilhomme au temps de Montaigne », le programme intégrera de nombreuses conférences touchant à la vie du corps : alimentation, santé, pratiques sportives avec en particulier l’équitation, mais aussi des sujets de recherches plus surprenants comme la pilosité… Nous accueillerons aussi une chercheuse invitée, Concetta Cavallini (Université de Bari Aldo Moro) pour une séance autour de la
question des émotions et de leurs couleurs à la surface du corps.
Plusieurs séances seront aussi consacrées à explorer des ouvrages récents touchant au corps et présentant un sujet et /ou une méthode de recherche originaux.
Par ailleurs, le séminaire de l’équipe Passages, patrimoine, Humanités qui se tiendra le jeudi de 16 à 18h au second semestre sera consacré au thème « Littérature et maladie » et en partie centré sur le XVIe siècle, il sera donc en lien étroit avec ce séminaire du premier semestre pour ceux qui veulent prolonger l’aventure
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Littérature moderne/ contemporaine 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Philippe Ortel
« La littérature et ses dispositifs »
Ce cours fait l’hypothèse que les textes littéraires empruntent à la vie sociale des « dispositifs » qui organisent en profondeur leur imaginaire. Parmi eux les dispositifs techniques qu’introduisent les nouveaux médias : chambre noire photographique à partir de 1839, projection cinématographique à partir de 1895, « lucarne » télévisuelle dans les années 1950, réseau Internet depuis la fin du XXe siècle. Non seulement photographie, cinéma, télévision ou Internet apparaissent comme des thèmes dans les œuvres mais on peut se demander si le rapport de certains écrivains à la réalité n’est pas modelé par ces appareils techniques. Plus largement on verra ce que la notion de « dispositif » peut apporter à la poétique des textes. Née en marge du structuralisme dans les années 1960, avec Michel
Foucault et Jean-François Lyotard notamment, la notion a connu récemment un regain d’intérêt, aussi bien en philosophie (avec des auteurs comme Giorgio Agamben ou Jean-Louis Déotte) qu’en critique littéraire. Fortement ancré dans la littérature ce cours travaillera néanmoins sur des objets multiples (photo, cinéma, installations, etc.) en tentant de voir comment les mêmes dispositifs transitent d’un art à un autre ou d’un média à un autre.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Langue et littérature du Moyen Age
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Nelly LABERE
Silencieuses sont ces voix de femmes au Moyen Âge… Mais jamais muettes !
Comment sonoriser, donc, ces « Voix de femmes au Moyen Âge » (D. Bohler) qui s’expriment dans un « Mâle Moyen Âge » (G. Duby) qui met à l’épreuve la méthodologie et les sources ? Si les gender studies sont un apport non négligeable pour reconsidérer cette présence féminine dans la littérature médiévale, il s’agit encore de comprendre comment, au Moyen Âge, s’élabore la représentation de la femme dans les textes, dessinant des archétypes dont la période moderne hérite. Rusée, luxurieuse et gourmande (nouvelles, fabliaux, joies), la femme médiévale est aussi une sainte (récits mystiques) ou une fée (Mélusine et Morgane). Mais elle peut aussi être un.e auteur.e qui se dévoile (trobairitz, Marie de France) ou qui s’affirme (Christine de Pizan). Entre réalité médiévale et fiction recréatrice, la femme au Moyen Âge se construit dans un imaginaire qui fonde nos représentations littéraires modernes (Marie NDiaye, Carole Martinez, etc.).
Littérature comparée 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Céline Barral
« Résonances du pamphlet »
Nous lirons deux œuvres pamphlétaires des années 1930, Les Grands Cimetières sous la lune de Georges Bernanos (écrit suite aux massacres de la guerre civile espagnole, dont Bernanos a été témoin direct et indirect à Palma de Majorque) et Troisième Nuit de Walpurgis de Karl Kraus (écrit en 1933 suite aux témoignages des premières exactions des nazis au pouvoir) en nous intéressant à la question de la résonance : résonance de l’actualité dans le pamphlet, résonance du pamphlet à sa publication et en lui-même, résonance de la littérature dans le pamphlet, résonance du pamphlet dans d’autres œuvres littéraires, résonance des années 1930 dans notre temps. Deux lectures complémentaires sont à faire obligatoirement : le récit autobiographique de Lydie Salvayre Pas pleurer (2014) où l’autrice revient sur le témoignage de Bernanos ; et le Faust de Goethe (parties I et II), qui constitue un intertexte important de Troisième Nuit de Walpurgis.
Littérature comparée 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Apostolos Lampropoulos
« Amitiés démesurées, intimités archivées »
Le terme d’amitié – au sens où le français en fait un équivalent du grec « philía » – pu être qualifié de paléonyme (mot grec, lui aussi, signifiant, littéralement, le « vieux nom ») : il désignerait, depuis plusieurs siècles déjà et dans des contextes très variés, une valeur souvent idéalisée et désexualisée, érigée en modèle d’une relation supposément pure, aimante et désintéressée. Dans son ouvrage marquant, Politiques de l’amitié, le philosophe Jacques Derrida revient toutefois sur une série de présupposés concernant la relation amicale, ainsi que sur certaines idées implicites qui sous-tendent les représentations et les pratiques de l’amitié, notamment dans le monde occidental. Il insiste, par exemple, sur le fait que l’amitié est, de manière récurrente, décrite comme une relation de fraternité plutôt que de sororité ; que les amitiés exemplaires sont, dans la plupart des cas, des relations entre hommes et des relations à deux plutôt qu’à plusieurs ; et que, enfin, même les amitiés les plus admirables sont envisagées comme une affaire personnelle ou une affaire de jeunesse, plutôt que comme une base solide à partir de laquelle il serait possible d’imaginer autrement l’organisation de la cité.
On retrouve ces problématiques et ces questionnements dans de nombreux textes littéraires et œuvres cinématographiques, souvent liés, d’ailleurs, à la question de l’intimité, que l’on pourrait concevoir comme une forme de proximité entre deux ou plusieurs personnes, qu’elle soit érotique ou non. Dans le cadre de ce séminaire seront étudiés deux textes littéraires (dont l’un présente une forte dimension autothéorique) et deux films issus de deux périodes distinctes : le début des années 1990, marqué par la pandémie du VIH/sida et par une certaine méfiance à l’égard des acquis de la libération sexuelle qui l’avait précédé ; puis les années
2020 qui, de plusieurs points de vue, assument une certaine indistinction entre les différentes formes de relationnalité (amitié, intimité ou autres). Toutes les œuvres étudiées proposent également, chacune à sa manière, des récits de fin de l’amitié ou de fin de l’intimité, que celles-ci soient imaginées comme une forme de fusion entre les ami.es ou les intimes, comme une séparation ou comme la conséquence inévitable de la mort. Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces œuvres perpétuent ou, au contraire, enterrent l’amitié ou l’intimité en les archivant, c'est-à-dire en les inscrivant dans des dispositifs documentaires, des collections ou des enregistrements.
Œuvres au programme
Giannecchini, Hélène : Un désir démesuré d’amitié, Paris, Seuil (coll. Librairie du XXIe siècle), 2024.
Guibert, Hervé : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie [1990], Paris, Folio, 2019.
Scott, Ridley : Thelma and Louise, 1991 (film).
Hermanus, Oliver : The History of Sound, 2025 (film).
Organisation du séminaire. 10-11 séances et 1 journée d’études qui aura lieu vers la fin du semestre. Celle-ci sera organisée par un comité composé de 3-4 étudiant.es inscrit.es au séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 1
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignante : Magali NACHTERGAEL
Monde contemporain. Création littéraire, approches critiques et questions de genre.
Quel regard critique porter sur les œuvres contemporaines et récentes ? Le rôle de la critique est de créer un consensus culturel qui synthétise un faisceau d’enjeux historiques, de son temps et des publics auxquels elle s’adresse. Mais l’héritage culturel, littéraire et artistique est transmis en fonction de paradigmes dominants et/ou contestés. Nous analyserons la manière dont le post-structuralisme, la pensée de la déconstruction, les études culturelles et la « standpoint theory » de Nancy Hartsock linguistiques jusqu’à la critique féministe, de genre et intersectionnelle (qui croise des enjeux de genre et de racisme) ont déconstruit les modèles universaux artistiques. Cette traversée critique autour de la littérature et de la création contemporaine nous amènera à interroger leur situation aujourd’hui au prisme du genre et des enjeux de visibilité.
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littérature de l'âge classique
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Littérature moderne/ contemporaine 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Enseignant : J.-M. GOUVARD
« Lire Belle du Seigneur aujourd'hui »
L’émergence d’internet à la fin du XXe siècle, puis le développement des réseaux sociaux et des jeux vidéo à l’aube du nouveau millénaire, ont profondément modifié les rapports sociaux, les modes de communication, ainsi que les modalités de représentation et de compréhension du monde et de soi-même. L’influence de ces nouveaux médias s’exerce aussi sur la création littéraire contemporaine, dans la mesure où écrire est un moyen, parmi d’autres, de penser le monde et de se penser soi-même en ce monde.
D’un point de vue thématique, ces technologies et pratiques culturelles ont inspiré des auteurs et autrices qui s’attachent à représenter les expériences numériques — navigation en ligne, identités virtuelles, solitude connectée, surcharge d’informations — comme autant de réalités existentielles propres à la période contemporaine. D’un côté, la culture des réseaux sociaux interroge les notions de soi, d’intimité, de vérité et de performativité, tandis que les
jeux vidéo suscitent une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction, sur les mécaniques de narration interactive ou sur les formes nouvelles de socialité.
Sur le plan formel, ces influences se manifestent par une hybridation des genres et une fragmentation de la narration. La brièveté des formats numériques, la logique du zapping ou de la viralité contaminent la structure des textes littéraires, qui empruntent aux messages, aux posts ou aux algorithmes une esthétique éclatée et discontinue. Le principe d’interactivité propre aux jeux vidéo inspire à certains une réflexion sur le rôle du lecteur comme co-créateur du récit, tout en reformatant la notion même de récit.
Enfin, ces technologies transforment aussi les modalités de publication et de diffusion.
L’autoédition numérique, les plateformes de lecture en ligne comme Wattpad, les comptes d’auteurs sur Instagram ou TikTok contribuent à redéfinir les circuits de légitimation et à élargir les formes d’expérimentation littéraire, tout en rendant plus poreuse la frontière entre amateur et professionnel.
C’est à explorer ces aspects de la création littéraire contemporaine qu’invite ce séminaire, en s’appuyant sur trois textes écrits par des écrivain·e·s du Québec, où l’exploration de ces voies nouvelles est particulièrement riche et bien représentée (à lire si possible avant la rentrée) :
- Daphné B., Maquillée, Montréal, Éditions Marchand de feuilles, 2020. (Ne pas acheter l’édition française, publiée chez Grasset. Me contacter pour obtenir un PDF de l’édition québécoise : Jean-Michel.Gouvard@u-bordeaux-montaigne.fr.)
-Alain Farah, Pourquoi Bologne, Montréal, Le Quartanier, 2013. (Diffusé en France.)
- Éric Plamondon, Hongrie-Hollywood Express, recueilli dans le volume 1984, Paris, Le Livre de poche, 2022 [2011-2013]. (Ce volume regroupe trois romans, qui forment une trilogie : Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise, Pomme S, publiés au Québec entre 2011 et 2013. Seul le premier est à notre programme.)
Daphné B. est une autrice et poétesse contemporaine dont l’œuvre mêle engagement féministe, réflexion sur la culture numérique et exploration de l’intime. Elle se distingue par une langue incisive et poétique, nourrie par les codes de la pop culture et les réseaux sociaux.
Après plusieurs recueils de poésie, elle publie Maquillée, un livre inclassable, à la fois essai et autofiction, dans lequel elle interroge les enjeux esthétiques, culturels et affectifs du maquillage, tel qu’il est (re)présenté sur les réseaux sociaux, et en particulier YouTube. (Pour aller plus loin : https://www.youtube.com/watch?v=iLHJG95scgM&t=2204s)
Alain Farah est un écrivain dont l’œuvre se caractérise par un jeu constant avec les codes narratifs et un questionnement « politique » de la société, au sens que Jacques Rancière donne à ce terme. Avec Pourquoi Bologne, Farah propose un récit fragmentaire et à la chronologie bousculée, où se croisent histoire personnelle, fiction et références culturelles multiples et métissées. La structure générale du récit doit beaucoup aux jeux vidéo, avec une progression par plateaux, en même temps qu’elle porte une réflexion sur le pouvoir de la littérature et la fonction sociale de l’écrivain en ce début de siècle. (Pour aller plus loin : https://www.canal-u.tv/chaines/culturegnum/le-roman-quebecois-contemporain-alain-farah)
Éric Plamondon s’est fait connaître avec sa trilogie 1984, qui comprend Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S, laquelle combine l’autobiographie, l’autofiction et la fiction.
Il y reprend et détourne des textes glanés sur Wikipédia, tout en imitant, par leur agencement, le fait de surfer sur des pages internet. Il imbrique ainsi les unes avec les autres plusieurs lignes narratives, souvent avec beaucoup d’humour et d’ironie, invitant le lecteur à avoir une part active dans la construction du sens, tout en délivrant une critique sans concession de la société de consommation nord-américaine. (Pour aller plus loin : https://ericplam.com/)
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Spécialisation: "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Les étudiants inscrits dans l’option « Lettres appliquées », choisissent l’un des trois cours
proposés par la « Préparation aux concours », à savoir :
• 1MDRE321 - Langue et stylistique française (Gilles Magniont) : mardi 10h30-12h30
• 1MDRM124 – Latin (Géraldine Puccini) : jeudi 10h30-12h30
• 1MBZM125 – Grec (Jean Yvonneau : Mercredi 16h-18h
Langue et stylistique française
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Histoire de la langue 1 - Langue médiévale
Cette option concerne principalement ceux des mastérants qui envisagent à terme de passer l’agrégation, où l’ancien français en version originale joue un rôle majeur : en effet, le programme de littérature comporte toujours une œuvre littéraire médiévale qui peut faire l’objet de la dissertation (comme en 2021 et 2022) ou d’une leçon à l’oral ; qui plus est, les épreuves d’admissibilité comportent obligatoirement une épreuve de langue exigeante (traduction, vocabulaire, phonétique et graphie, morphologie et syntaxe).
Pour autant, sans viser l’agrégation, on peut aussi choisir cette option par goût pour la linguistique et par curiosité pour les racines de notre langue : c’est une vraie épopée qui mène du latin vulgaire au français moderne, avec des soubresauts, des révolutions, des retours en arrière, des essais avortés et des expériences audacieuses !
Parmi les étudiants de master, il s’en trouvera qui souhaitent entretenir leurs acquis de L3, mais sans doute aussi des grands débutants. L’enseignement s’adaptera à tous les cas de figure, en menant de front initiation et approfondissement. L’avantage sera aussi de maintenir un lien avec les grandes notions grammaticales, communes à toutes les périodes.
On abordera les questions de langue à travers une grande variété de genres et d’époques (XII-XVe s.), de façon à en profiter pour se constituer un large panorama littéraire, qui n’est pas inutile à la culture d’un mastérant de Lettres. Il ne faut pas se cacher que la matière est exigeante, qu’elle demande assiduité, concentration et travail régulier. Toutes les semaines, des traductions et des exercices seront donnés pour fixer les cours. Mais les progrès sont mesurables et encourageants. Peut-être que cette régularité peut aussi attirer des étudiants que stimulent à la fois la formule du séminaire et le cadre plus rigide du cours de langue. La contrainte, on le sait, est créative, et l’on verra que la grammaire ne laisse pas d’être ludique.
Si vous souhaitez suivre ce cours ET le latin ou le grec, nous en parlerons à la rentrée avec les collègues concernés. Vous pouvez aussi me contacter : florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr (florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr)
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage et ouverture ou écriture, créations, documents 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage et Ouverture 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage 1
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
Ouverture Monde pro S1 M1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
Scolarité
Période de l'année
Semestre 1
Séminaire d’ouverture : voir l’offre de l’école doctorale : ENT « JAZZ »
Le séminaire d’ouverture (6h) est OBLIGATOIRE
Dans la perspective d’une poursuite en doctorat, les étudiants devront valider dans le cadre du Master REEL des formations de l’École doctorale, dans lesquelles ils pourront partager objets et méthodes avec des chercheurs et des doctorants de toutes disciplines. Ces formations sont de nature variée : conférences de chercheurs confirmés, journées d’études, ateliers de lecture. Se reporter au site de l’université (onglet « École doctorale ») pour le détail de l’offre 2025-2026. En cas de difficulté, vous pouvez également vous adresser directement à l’École doctorale (Maison de la recherche, bureau 22). La particularité de ce séminaire
d’ouverture repose sur l’élaboration d’un parcours de recherche à partir de l’offre de formation de l’École doctorale « Montaigne-Humanités ». Un « livret de présence » accompagnera son parcours de recherche et permettra de valider son séminaire.
Attention : le nombre de places offertes dans les formations proposées sur Jazz sont généralement beaucoup plus limitées qu’en réalité. De façon générale, vous pouvez aller à une formation, même réputée pleine ou réservée aux doctorants, et ajouter votre nom au livret de présence. Si l’organisateur ne dispose pas du livret ou ne peut ajouter votre nom, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
On attire notamment l’attention sur le Mois Montaigne dont les activités permettent de valider aussi bien l’ECUE Ouverture (6h) que l’ECUE Stage (6h). Le programme sera publié début septembre sur e-campus et dans la version actualisée du guide
Stage et écriture, création, documents 1
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Stage 1
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
Ecriture, création, documents 1
ECTS
1 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Estelle Mouton-Rovira
Attention : ce module ne peut en aucun cas faire l’objet d’une dispense d’assiduité.
Comment écrire à partir d’une image ? D’une archive ? Quels sont les matériaux qui sous- tendent l’écriture littéraire ? Cette option, ouverte sur inscription, est consacrée à la création littéraire, à partir de la question du document. Un cycle d’invitations d’écrivains permettra d’explorer concrètement la façon dont ces matériaux nourrissent les pratiques d’écriture.
L’option associe expérimentation de formes d’écritures créatives et réflexion sur les formes et les enjeux des pratiques littéraires à l’époque contemporaine. Écrire avec le document, c’est aussi interroger la frontière entre écritures créatives et écritures critiques – une question directement utile au travail mené dans le cadre du mémoire de recherche.
Les séances seront aussi l’occasion de rencontrer des professionnels du littéraire : écrivains, mais aussi éditeurs, directeurs de centres culturels et d’associations visant à promouvoir les pratiques littéraires, médiateurs culturels.
En 2026-2027, l’option « Écriture, création, documents » suivra un programme en quatre temps :
1. Poésie et matériaux
- 23 septembre : rencontre et atelier avec Patrice Luchet, poète et directeur de la
Maison de la poésie de Bordeaux
- 4 novembre : atelier avec la poétesse Michèle Métail
2. Écrire avec la bibliothèque
- 25 novembre, 2 décembre /16 décembre (à préciser) : cycle d’ateliers avec Eduardo Berti, membre de l’OuLiPo. Les séances exploreront les liens entre lecture,
écriture et création, autour d’un projet de bibliothèque éphémère.
3. Archives, mémoires, voix
- Février-mars : cycle de 3 ateliers avec Charlotte Bonnefon, avec des séances d’écriture sur le terrain, dans un lieu d’archives.
4. Écrire aux temps de la crise climatique
- Séance de clôture en avril, avec Florence Jou, autrice de Vermeille, une « fiction climatique », et rencontre avec les éditions de l’Attente (Bordeaux).
La participation à ce cycle d’ateliers d’écriture est sélective : l’ECUE n’est pas proposée dans les inscriptions pédagogiques ; les étudiantes et les étudiants intéressé devront déposer une demande avant le 17 septembre.
Le dossier de demande est à déposer sur l’espace administratif de la formation (sur e-campus) dans le module dédié. Il comporte :
- CV
- Lettre de motivation
- Idéalement, extrait de texte créatif (5 pages maximum)
Évaluation : attestation de présence
Formation à la recherche
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Formation à la recherche 2
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Migrer avec les langues, circuler dans les littératures du 16e au 21e siècle »
Co-responsables : Élise Pavy-Guilbert (CEREC, Centre de Recherches sur l’Europe Classique) & Margaux Valensi (Littératures & Mondes)
Perspectives du séminaire : Dans le cadre de ce séminaire, il s’agira d’appréhender la question des migrations entre les langues à travers un corpus varié d'œuvres littéraires françaises, francophones et/ou écrites en langues étrangères. Il y sera question de la circulation des langues à travers les textes du 16e au 21e siècle, notamment des phénomènes de citations, des “mots immigrés” et des questions soulevées par le plurilinguisme ou l’hétérolinguisme.
Ce séminaire se penchera également sur les littératures d’exil, interrogera le choix d’écrire dans une langue plutôt qu’une autre et étudiera l’œuvre des traductrices et des traducteurs comme geste créateur, trop souvent invisibilisé.
À travers la voix des intervenant.e.s, issu.e.s de différents champs disciplinaires et travaillant sur des domaines européens et extra-européens, on explorera à la fois des aspects linguistiques, historiques, politiques et poétiques.
Le programme précis des séances sera communiqué au cours du semestre d’automne
Formation à la recherche 3
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
« Maux et mots. Penser, écrire, représenter la maladie »
Organisation : V. Giacomotto-Charra et A. Vintenon
Dans le prologue du Décaméron de Boccace, la grande peste de Florence, (1348), qui décime la cité et suspend toutes ses lois, est combattue par des fictions : quelques rescapés se retirent à la campagne et se racontent des histoires, pour renouer avec la légèreté et la vie d’avant l’épidémie. Ce texte, très souvent imité à la Renaissance, a connu une actualité nouvelle avec l’épidémie de Covid-19 et l’expérience des confinements : il théorise en effet l’efficacité thérapeutique du récit, qui dissipe la mélancolie en conjurant la peur de la mort et de la maladie. Un peu plus tard, Rabelais met en scène, dans le prologue de Pantagruel, l’effet consolateur des Chroniques de Gargantua sur les « pauvres verolez et goutteux » soumis à de douloureuses cures au mercure. Sa propre écriture met d’ailleurs souvent à distance les maux du corps, en les stylisant à l’extrême ou en exagérant leurs difformités, de façon à faire naître le rire, tout en jouant avec une connaissance anatomique et thérapeutique savante, qui vient enrichir le lexique français.
Face à la maladie, cependant, la littérature est bien plus qu’un divertissement. Elle peut, au moyen de figures ou par l’usage du récit à la première personne, exprimer pour soi-même (comme Montaigne dans son Journal de voyage) et transmettre à autrui l’intensité de la douleur ou le sentiment d’aliénation du malade qui sent son corps changer. Elle peut également tenter de donner du sens à la maladie, par la mise en mots ou la mise en récit (un poème ou un récit sur la maladie ne disent pas la même chose), et ainsi par exemple la transformer en une épreuve transformatrice, voire de perfectionnement de soi-même ; ou au contraire mettre en scène l’échec de toute tentative de rationalisation morale ou théologique de la maladie. Ainsi, la célèbre scène de l’agonie de l’enfant, dans La Peste de Camus, fait
apparaître le profond arbitraire d’un fléau qui frappe aveuglément.
La représentation (littéraire, mais aussi filmique) peut aussi modifier la perception sociale de la maladie en faisant entendre la voix de malades décriés ou invisibilisés, qu’il s’agisse des vérolés (comme Ulrich von Hutten, qui témoigne de sa condition dans La Vérole et le remède du gaïac), des premières victimes du sida (Hervé Guibert, À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie ;
Le Protocole compassionnel), ou encore des victimes de pollutions chimiques, dont la quête de justice est presque devenue un sous-genre du cinéma contemporain (d’Erin Brockovich de Steven Soderbergh à Dark waters de Todd Haynes).
Par sa capacité à susciter l’empathie et l’identification et à faire ressentir les émotions intenses qui interviennent lors du parcours thérapeutique, mais aussi à raconter et ainsi à mettre en ordre(voir aussi Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne), la littérature constitue un précieux complément au discours clinique, et son apport peut parfois, aujourd’hui, être intégré à la formation des futurs médecins : les travaux de Rita Charon, notamment son ouvrage sur la Médecine narrative (2006, 2015 pour la traduction française), ont montré comment les récits de patients et soignants permettaient d’améliorer les protocoles thérapeutiques en prenant davantage en compte l’individu. La médecine universitaire elle-même redécouvre aujourd’hui les vertus de la littérature et de la mise en récit et enseigne ce qu’on appelle les « humanités médicales », faisant par là place à la subjectivité du malade et pas seulement à l’objectivité des symptômes.
Mais plus largement, le thème de la maladie transcende les frontières entre discours scientifiques et textes littéraires : les grands médecins antiques (Hippocrate, Galien) sont souvent loués pour des compétences qu’ils partagent avec l’homme de lettres : clarté dans l’explication des causes et des symptômes de la maladie, précision dans la description (qui peut être rendue plus visuelle par l’usage de figures de style, notamment de comparaisons), qualité de l’argumentation et des formules dans les polémiques médicales… Le XVIe siècle est en particulier un siècle qui voit se multiplier récits de cas et récits de cure. Certains s’essaient
même à l’écriture poétique de la maladie pour toucher un public plus large que celui des médecins : c’est le cas par exemple du médecin italien Fracastor, auteur de la Syphilis (1530), pour qui la violence de cette maladie nouvelle justifie qu’on en parle par le biais de la poésie épique, ou de René Bretonnayau, qui n’hésite pas, dans son Esculape (1583) à mettre la musique du vers au service de maux honteux, comme les hémorroïdes.
Ce séminaire souhaite mettre l’accent sur la porosité des frontières entre représentation littéraire et discours savant sur la maladie, ainsi que sur les pouvoirs de la littérature, qui agit elle-même comme un élément de soin pour soi ou pour les autres. Il abordera des textes littéraires et savants d’époques diverses (avec un intérêt particulier pour la période de la Renaissance), sans négliger les autres supports (notamment picturaux et filmiques) sur lesquels peut intervenir la représentation de la maladie.
Le séminaire reposera sur l’invitation de chercheurs spécialistes de diverses périodes et disciplines. Le programme précis des séances sera communiqué au cours du semestre d’automne.
Formation à la recherche 1
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Eric Benoît (Modernités), Miren Lacassagne (Lapril)
« Poétiques de l’inconsolable / Dialectiques de la consolation »
Se penchant sur les traditions de la consolation, le philosophe Michaël Foessel, dans son livre Le temps de la consolation (Seuil, 2015), se place sur un plan éminemment philosophique, mais reconnait avec justesse qu’« il existe une poétique de la consolation qui engage le rapport entre la souffrance, le langage et l’imaginaire » (p. 88). C’est cette voie littéraire que nous nous proposons d’approfondir. Et nous prendrons aussi en compte les vertus consolantes de la lecture : certaines des remarques d’Hélène Merlin-Kajman (Lire dans la gueule du loup, Gallimard, 2016) et d’Alexandre Gefen (Réparer le monde, Corti, 2017) vont aussi dans cette direction qui pourra être vérifiée jusque dans la littérature contemporaine, dans le traitement littéraire des souffrances d’aujourd’hui, et dans l’impact des œuvres littéraires sur la sensibilité des lecteurs et donc sur la société – ce dont l’efficacité réelle méritera d’être interrogée.
L’une des constantes de la littérature depuis l’Antiquité semble résider dans ce qu’on peut appeler une poétique de la consolation (à l’usage de l’auteur, et à l’usage du lecteur) qui reste à théoriser et à réexaminer aujourd’hui. Dans l'introduction à son édition de la Consolatio a Hevia de Sénèque, Cyril Morana donne la définition suivante de la consolation :
« Genre littéraire typiquement grec, et popularisé par Crantor, qui vise la thérapie de l’âme par l’application de remèdes adaptés à sa douleur, une sorte de psychothérapie avant l’heure, qui engage un dialogue écrit entre un médecin de l’âme (un maître philosophe) et son patient (un disciple ou un proche à consoler) ». Du IIIe siècle av J.-C. à nos jours, l'exercice hante la littérature avec une période particulièrement prolifique en poésie à la fin du Moyen Âge. Nous pourrons nous interroger sur l'évolution de la notion de consolation, sur les concepts qu'elle mobilise, sur les modèles adoptés – explicitement ou non – dans des perspectives diverses, poétiques plutôt, morales, contingentes, conjoncturelles. Trois axes principaux apparaissent dans les textes de cette période : remèdes à l'amour, consolation de la philosophie, textes religieux. Mais la consolation se construisant dans la confrontation de la perte et de la durée, la rhétorique consolatoire n’est déjà pas le seul moyen d’offrir résilience et reconstruction notamment dans la lyrique narrative des auteurs de la fin du Moyen Âge. À une époque où la
notion de « genre littéraire » en vernaculaire n’est pas encore fixée, où genera dicendi et appareil rhétorique (jugés contraire à la vérité) se brouillent au profit de l’affirmation d’une élite profane en construction, où les dérives de l’Église (opulence des rites, simonie…) sont peu à peu questionnées (cisterciens, ordres mendiants, devotio moderna), la consolation, le « remède », le « confort » semblent être des opérations de mesure du monde face aux maux civilisationnels (Fortune ?) qu’il leur incombe de pallier par la lettre et l'adoption de dispositifs discursifs, souvent dialogiques, où la consolation répond à la lamentatio et à la plainte
(planctus).
Mais la modernité va bouleverser ces modalités de la consolation. En effet, la consolation chrétienne était fondée sur la foi en un Dieu consolateur qui dorénavant
fait défaut ; la consolation classique (les lettres de consolation du XVIIe siècle) était fondée sur un usage de la raison aujourd’hui mis en question. Les œuvres de la modernité adviennent lorsqu’ont disparu ces anciens régimes de la consolation. C’est ce qui fait dire à Stig Dagerman en 1952, dans un texte qui porte ce titre, que « notre besoin de consolation est impossible à rassasier » : de l’inconsolable subsiste, irréductiblement. Et pourtant ce besoin de consoler et d’être consolé persiste à se dire en littérature. C’est dans les temps de plus forte désolation que la consolation demeure plus nécessaire – et plus difficile.
Le besoin de consolation s’exprime par exemple dans l’écriture autobiographique de Rousseau, dans l’œuvre de Nerval (qui se dit « l’Inconsolé »), chez Marcel Proust (dans l’attitude du narrateur enfant, et dans les souffrances du narrateur âgé qui évoque la consolation dans Le Temps retrouvé), d’une façon récurrente chez Romain Rolland (qui voyait dans la réception des œuvres d’art un moyen de consolation permettant de s’unir à la souffrance des grands créateurs), ou plus récemment chez Edmond Jabès (où la consolation s’articule à une désolation à la fois personnelle et collective, et à la problématique du partage de l’impartageable). Il faudra se demander si les formes littéraires de la consolation sont plutôt celles du récit et de la narration qui, comme le pensait Ricoeur, permettrait une reconfiguration réconciliante de l’expérience du sujet, ou plutôt celles de la poésie qui parvient à rejoindre la douleur intime et singulière lorsque les formes plus communes du langage y échouent – ou encore celles des arts de la scène qui permettent à une expériencecollective de se vivre. On pourra examiner aussi les correspondances et journaux intimes d’écrivains. On s’interrogera également sur la possibilité de l’écriture comme auto- consolation, chez Rousseau, Baudelaire, ou Michaux par exemple (ce serait la fonction « transitionnelle » de l’écriture au sens de Winnicott, ou une « pratique de soi » au sens de Foucault). Enfin, la fonction consolante de la littérature et de la lecture semble au cœur du rôle social de la littérature aujourd’hui, notamment dans la perspective d’une éthique du care.
Mais aucune consolation ne saurait restituer l’objet perdu, insubstituable : la consolation que nous offre la littérature, et même toute consolation, serait-elle condamnée à n’être jamais que partielle ? La pratique toujours relancée de l’écriture littéraire ne s’enracinerait-elle pas dans la part irréductiblement inconsolable qui réside en l’être humain ?
Plutôt que d’une poétique de la consolation, certains textes littéraires ne témoignent-ils pas
davantage d’une poétique de l’inconsolable ?
Calendrier prévisionnel (les mercredis de 10H30 à 12H30).
- 13 janvier : Miren Lacassagne et Éric Benoit: Introduction 1.
- 20 janvier : Éric Benoit et Miren Lacassagne: Introduction 2.
- 27 janvier : Estelle Mouton-Rovira: Consolations théoriques. Affect et sensibilité dans les théories de la lecture.
- 3 février : Sabine Luciani: La consolation romaine, entre normes et émotions.
- 10 février : Philippe Maupeu: Lamentations et consolations : diptyques de la littérature du Moyen Âge tardif, de Christine de Pizan à Octovien de Saint-Gelais.
- 17 février : Julia Roumier: « Plutôt quatre remèdes d’idiots, que cinq consolations de philosophes ». Temps de guerre, conseils inutiles et consolation désespérée. Les Lettres de Hernando del Pulgar, secrétaire, conseiller et chroniqueur des Rois Catholiques (Castille, XVe siècle).
- - - vacances de février - - -
- 3 mars : Guillaume Arancibia et Esther Boucherok: Les personnages de Zola dans les Rougon- Macquart, à jamais inconsolables?
- 10 mars : Fabienne Rihard-Diamond : Faulkner, If I forget thee Jerusalem: entre inconsolable et consolation. Une éthique de l'écriture.
- 17 mars : Olivier Barbarant: Faire face à l’affect : étrangler l’élégie ?
- 24 mars : Valéry Hugotte: La bouée de sauvetage de Robert Desnos.
- 31 mars : Jean-Michel Gouvard: Albert Cohen, Le Livre de ma mère : "Le fait d'écrire a toujours été pour moi une consolation".
- Jeudi 8 et vendredi 9 avril : Colloque International. Le Colloque fait partie du Séminaire.
Mémoire 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Théorie littéraire
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Arnaud Welfringer
Ce cours se propose de fournir les éléments d’une réflexion sur les postulats de l’analyse littéraire. Il s’agira de problématiser les concepts les plus fréquemment employés au sein de la discipline, à travers une série de questions simples : qu’est-ce qu’un texte ? qu’est-ce qu’une œuvre ? qu’est-ce que la littérature ? qu’est-ce qu’un auteur ? qu’est-ce que lire ? Chemin faisant, on se demandera ce que ces concepts, tels que nous les employons dans les études littéraires depuis un bon siècle, doivent à une époque aujourd’hui révolue, et ce qu’ils deviennent à l’époque contemporaine, au sein de ce que Fredric Jameson a nommé « la logique culturelle du capitalisme tardif », lorsque la littérature est devenue une marchandise culturelle produite et consommée industriellement
Choix optionnels
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature et Sciences humaines
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature moderne/ contemporaine 5
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Veuillez vous référer au guide de l'étudiant pour avoir plus d'informations sur ce séminaire.
Littérature comparée 3
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Veuillez vous référer au guide de l'étudiant pour avoir plus d'informations sur ce séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Eric BENOIT
Les travaux de ce séminaire réfléchiront sur l’expérience de la poésie : expérience de vie, mais surtout expérience d’écriture, expérience du langage. Parmi les pistes de réflexion que nous explorerons :
- L’expérience vécue (ou : crises de vie),
- La création poétique (ou : l’inspiration, « …d’où elle vient ni ou elle va… »),
- Le sujet lyrique (ou : Qui parle ?),
- Représentation et expression (ou : référence et différence),
- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),
- Le rythme (ou : la langue en travail),
- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire).
Occitan médiéval
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature des lumières
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Lettres appliquées
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature 2
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature moderne/ contemporaine 5
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Veuillez vous référer au guide de l'étudiant pour avoir plus d'informations sur ce séminaire.
Littérature comparée 3
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Veuillez vous référer au guide de l'étudiant pour avoir plus d'informations sur ce séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignant : Eric BENOIT
Les travaux de ce séminaire réfléchiront sur l’expérience de la poésie : expérience de vie, mais surtout expérience d’écriture, expérience du langage. Parmi les pistes de réflexion que nous explorerons :
- L’expérience vécue (ou : crises de vie),
- La création poétique (ou : l’inspiration, « …d’où elle vient ni ou elle va… »),
- Le sujet lyrique (ou : Qui parle ?),
- Représentation et expression (ou : référence et différence),
- Penser la poésie (ou : ce qu’en disent les poèmes, les poètes, les critiques, les philosophes),
- Le rythme (ou : la langue en travail),
- Le silence en poésie (ou : d’une parole précaire).
Occitan médiéval
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Littérature des lumières
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Spécialisation "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Histoire de la langue
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Spécialisation Lettres appliquées 1MDRU32 - 6 crédits / 24 h
2MDRE421 - Option Histoire de la langue 2
Histoire de la langue 2 - Langue médiévale
Cette option concerne principalement ceux des mastérants qui envisagent à terme de passer l’agrégation, où l’ancien français en version originale joue un rôle majeur : en effet, le programme de littérature comporte toujours une œuvre littéraire médiévale qui peut faire l’objet de la dissertation (comme en 2021 et 2022) ou d’une leçon à l’oral ; qui plus est, les épreuves d’admissibilité comportent obligatoirement une épreuve de langue exigeante (traduction, vocabulaire, phonétique et graphie, morphologie et syntaxe).
Pour autant, sans viser l’agrégation, on peut aussi choisir cette option par goût pour la linguistique et par curiosité pour les racines de notre langue : c’est une vraie épopée qui mène du latin vulgaire au français moderne, avec des soubresauts, des révolutions, des retours en arrière, des essais avortés et des expériences audacieuses !
Parmi les étudiants de master, il s’en trouvera qui souhaitent entretenir leurs acquis de L3, mais sans doute aussi des grands débutants. L’enseignement s’adaptera à tous les cas de figure, en menant de front initiation et approfondissement. L’avantage sera aussi de maintenir un lien avec les grandes notions grammaticales, communes à toutes les périodes.
On abordera les questions de langue à travers une grande variété de genres et d’époques (XII-XVe s.), de façon à en profiter pour se constituer un large panorama littéraire, qui n’est pas inutile à la culture d’un mastérant de Lettres. Il ne faut pas se cacher que la matière est exigeante, qu’elle demande assiduité, concentration et travail régulier. Toutes les semaines, des traductions et des exercices seront donnés pour fixer les cours. Mais les progrès sont mesurables et encourageants. Peut-être que cette régularité peut aussi attirer des étudiants que stimulent à la fois la formule du séminaire et le cadre plus rigide du cours de langue. La contrainte, on le sait, est créative, et l’on verra que la grammaire ne laisse pas d’être ludique.
Si vous souhaitez suivre ce cours ET le latin ou le grec, nous en parlerons à la rentrée avec les collègues concernés. Vous pouvez aussi me contacter : florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr (florence.plet @ u-bordeaux-montaigne.fr)
Si vous n’avez pas suivi ce cours au premier semestre, nous aviserons.
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Portugais S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Portugais consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Grec moderne avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Espagnol 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Anglais 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Enseignante : Virginia RICARD
In the second semester we will read a short novel, Mr. Sammler’s Planet, by the American author Saul Bellow. Please buy the novel (it is available in paperback and costs less than 10 euros) and begin reading it before the course begins. This is an English class and reading in English, in literary English, will be a major part of our work. But since a language also means listening, speaking and writing, you will be expected to be able to talk in detail about some aspect of the novel, to listen to others talk about it, and finally to write a short essay. Students will obtain two marks, one for a short oral presentation and one for a piece of written work at the end of the semester.
Occitan 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Katy Bernard
Niveau linguistique requis
Aucune connaissance de l’occitan médiéval ou moderne n’est requise ; des textes bilingues, regroupés en un ou plusieurs fascicules, seront distribués au fil des séances
Durant les trois semestres, par un système de roulement permettant, sans répétition d’un même enseignement, la mutualisation du S1 et du S3, les supports d’étude seront des exemples occitans :
- De traités divinatoires (des livres de sorts, des traités de géomancie) ;
- De textes liés à la magie, à la sorcellerie (un traité de magie faussement attribué à Arnaud de Villeneuve ; le Débat de la sorcière et de son confesseur) et à l’hérésie dite cathare (Las Novas del heretje / La Nouvelle de l’hérétique ; La Chanson de la Croisade albigeoise) ;
- Du genre des bestiaires (des chansons de Rigaud de Barbezieux, le bestiaire occitan Aiso son las naturas d’alcuns auzels e d’alcunas bestias / Voici les natures de quelques oiseaux et de quelques bêtes).
Une initiation à la lecture des manuscrits sera proposée selon les documents utilisés
Allemand S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand expert C1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Allemand débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Arabe intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien expert C1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Italien débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe S2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe débutant A1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe consolidation A2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe avancé B2 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Russe intermédiaire B1 semestre 2
Composante(s)
CLEFF - Cité des langues
Période de l'année
Semestre 2
Stage et Ouverture ou écriture 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Stage et Ouverture 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Ouverture Monde pro S2 M1
Composante(s)
Scolarité
Période de l'année
Semestre 2
Connaissance du cadre légal des stages; Valorisation des compétences de l'étudiant
Stage 2
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.
Stage et écriture, création, documents 2
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Ecriture, création, documents 2
ECTS
1 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Responsable : Estelle Mouton-Rovira
Attention : ce module ne peut en aucun cas faire l’objet d’une dispense d’assiduité.
Comment écrire à partir d’une image ? D’une archive ? Quels sont les matériaux qui sous- tendent l’écriture littéraire ? Cette option, ouverte sur inscription, est consacrée à la création littéraire, à partir de la question du document. Un cycle d’invitations d’écrivains permettra d’explorer concrètement la façon dont ces matériaux nourrissent les pratiques d’écriture.
L’option associe expérimentation de formes d’écritures créatives et réflexion sur les formes et les enjeux des pratiques littéraires à l’époque contemporaine. Écrire avec le document, c’est aussi interroger la frontière entre écritures créatives et écritures critiques – une question directement utile au travail mené dans le cadre du mémoire de recherche.
Les séances seront aussi l’occasion de rencontrer des professionnels du littéraire : écrivains, mais aussi éditeurs, directeurs de centres culturels et d’associations visant à promouvoir les pratiques littéraires, médiateurs culturels.
En 2026-2027, l’option « Écriture, création, documents » suivra un programme en quatre temps :
1. Poésie et matériaux
- 23 septembre : rencontre et atelier avec Patrice Luchet, poète et directeur de la
Maison de la poésie de Bordeaux
- 4 novembre : atelier avec la poétesse Michèle Métail
2. Écrire avec la bibliothèque
- 25 novembre, 2 décembre /16 décembre (à préciser) : cycle d’ateliers avec Eduardo Berti, membre de l’OuLiPo. Les séances exploreront les liens entre lecture,
écriture et création, autour d’un projet de bibliothèque éphémère.
3. Archives, mémoires, voix
- Février-mars : cycle de 3 ateliers avec Charlotte Bonnefon, avec des séances d’écriture sur le terrain, dans un lieu d’archives.
4. Écrire aux temps de la crise climatique
- Séance de clôture en avril, avec Florence Jou, autrice de Vermeille, une « fiction climatique », et rencontre avec les éditions de l’Attente (Bordeaux).
La participation à ce cycle d’ateliers d’écriture est sélective : l’ECUE n’est pas proposée dans les inscriptions pédagogiques ; les étudiantes et les étudiants intéressé devront déposer une demande avant le 17 septembre.
Le dossier de demande est à déposer sur l’espace administratif de la formation (sur e-campus) dans le module dédié. Il comporte :
- CV
- Lettre de motivation
- Idéalement, extrait de texte créatif (5 pages maximum)
Évaluation : attestation de présence
Stage 2
ECTS
2 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 2
Aux semestres 1 et 2, l’ECUE « stage » recouvre de nombreuses possibilités :
• Stage professionnalisant : un stage professionnalisant en relation avec la formation disciplinaire permet de valider l’ECUE « Stage ». La durée minimale
d’un stage professionnalisant est de 4 jours. Pour que la validation d’un stage professionnalisant soit prise en compte au titre de cette ECUE, il est
indispensable de faire une demande de convention sur la plateforme Essor (sur votre espace étudiant).
• Stage de recherche : au sein de l’équipe « Plurielles », les étudiants pourront être initiés à la recherche, assister à diverses manifestations (conférences,
séminaires, journées d’études, colloques), découvrir le fonctionnement d’une unité de recherche ; assister aux colloques, etc. Dans ce cas, lorsque vous
assistez à une manifestation, il faut faire signer le formulaire que vous trouverez sur l’espace e-campus de la formation dans l’onglet « Ouverture,
stage, création » et charger le PDF dans le module prévu à cet effet.
• Une expérience professionnelle en cours peut permettre de valider l’ECUE « Stage » (des justificatifs seront exigés) : établissements scolaires, librairies,
éditeurs, organismes de presse, entreprises, etc. Si vous estimez que votre expérience professionnelle justifie une dispense de stage, écrivez à verane.partensky@u-bordeaux-montaigne.fr en joignant les justificatifs et en formulant votre demande.
Il est possible de faire un stage professionnel à un semestre et un stage de recherche à l’autre.