ECTS
18 crédits
Code Apogée
3MDRU22
Composante(s)
UFR Humanités
Liste des enseignements
Spécialisation: "Lettres appliquées"
6 créditsAu choix : 1 parmi 4
Littérature 3
12 crédits
Spécialisation: "Lettres appliquées"
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Responsable de 'lUE : Céline Barral
Les étudiants inscrits dans l’option « Lettres appliquées », choisissent l’un des trois cours proposés par la « Préparation aux concours ».
Grec
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
entraînement à la version grecque; révision de la morphologie et de la syntaxe grecques
Littérature française et comparée
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
(entraînement à la dissertation française et au commentaire composé comparatiste)
Dissertation française : Joëlle de Sermet (semaines 1 à 6) : mercredi 16h-18h
entraînement à la dissertation de littérature française.
Commentaire composé comparatiste : Céline Barral (semaine 7 à 12) : vendredi 14h- 16h
Lors des 6 séances de littérature comparée, le cours de Lettres appliquées approfondira la méthodologie du commentaire composé en vue de la préparation aux écrits et oraux de l'Agrégation externe de Lettres modernes. Les commentaires porteront sur des extraits du nouveau programme d’agrégation de littérature comparée, qui sera reconduit en 2027- 2028, « Le théâtre en jeu : soi-même comme un autre » :
Alexandre Dumas, Kean ou Désordre et génie, édition de Sylvain Ledda, Gallimard, collection Folio théâtre, 2017
Eugene O’Neill, Long voyage du jour à la nuit, traduction de Françoise Morvan, L’Arche, collection Scène ouverte, 2013
Thomas Bernhard, Minetti – Portrait de l’artiste en vieil homme, traduction de Claude Porcell, L’Arche, 1997.
Les étudiants intéressés peuvent participer à deux sorties au TNBA : Opening Night, d’après Cassavetes/Rowlands (collectif de Hoe, 6-9 octobre 2026, 1h50) et Le Deuil sied à Électre d’Eugene O’Neill (mise en scène Gwenaël Morin, 19-29 janvier 2027, 3h). Se manifester avant septembre auprès de Céline Barral
Langue et stylistique françaises
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Latin
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
Entraînement à la version latine ; consolidation des acquis de la licence, maîtrise de la morphologie et de la syntaxe latines.
Littérature 3
ECTS
12 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Littérature et culture latines 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Géraldine PUCCINI
« Penser et représenter les femmes dans la littérature latine De la norme à la marge »
Ce séminaire se propose d'analyser quelques facettes de la représentation des femmes romaines aux époques archaïque, républicaine et impériale (de la fondation légendaire de Rome en 753 avant J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), à partir d’un large corpus textuel constitué d'inscriptions funéraires, de textes appartenant à des genres littéraires divers (comédie, tragédie, épopée, élégie, historiographie, fictions romanesques, discours, satire, mythologie).
Entre réalisme sociologique, histoire des idées influencée par les récentes « gender studies », entre mythe et littérature, il s'agira de voir comment s'est créée et a évolué la représentation des femmes, quelle a été leur place dans une société patriarcale et quels rôles elles ont été amenées à y jouer, quels objets littéraires elles ont constitués ; il s’agira de montrer comment se révèle une conception du féminin qui consolide des stéréotypes déjà présents dans la culture grecque et dont l’héritage continue de se faire sentir.
Une réflexion sur les femmes ne peut pas ne pas croiser celle des hommes, celle du corps, du désir et de la sexualité. Nous partirons des normes et des idéaux véhiculés dans la littérature et verrons comment le corps féminin est construit comme « instrument de procréation » ou comme pur « objet sexuel » de plaisir. Nous aborderons aussi la question de la différenciation sexuelle et de l’opposition masculin/féminin. Comment Rome a-t-elle construit les identités génériques ? Comment a-t-elle pensé la transgression de la frontière entre masculin et féminin ? Comment ont été pensées les caractéristiques de la muliérité ?
Quelle pression sociale subissent les femmes, soumises à des normes strictes ?
La notion de pouvoir est une autre question au cœur des enjeux entre femmes et hommes. La société romaine a certes laissé peu de place aux femmes dans la sphère publique, mais certaines femmes de la très haute société ont pu investir les domaines politique et militaire, réservés aux hommes et lutté pour davantage d’autonomie dans la sphère privée.
Enfin, nous irons vers la marge et analyserons comment le féminin peut être source d’« inquiétante étrangeté ». Chaque époque invente des personnages dont les gestes sèment l’effroi et qui prennent place dans la mémoire collective. Qu’il s’agisse d’illustres figures mythiques — comme Circé, Médée, Phèdre, les Sirènes, les Amazones —, ou de personnages fictifs chez les poètes et les romanciers latins (magiciennes, femmes débauchées, femmes criminelles), ou de personnages historiques autour desquels se constitue une « légende noire », — comme Messaline, « la putain du Palatin », ou Agrippine, assoiffée de pouvoir —, ces représentations de femmes dangereuses informent sur la peur d’une société patriarcale qui perçoit le féminin comme une menace insidieuse, occulte et persistante. Des femmes à la marge qui ne respectent pas les normes…
Telles sont les questions sur lesquelles le séminaire tentera d’apporter un éclairage en se fondant sur la lecture approfondie d’un ensemble de textes littéraires, lus en traduction française.
Suivre ce séminaire n’exige donc aucun niveau de langue. Les textes seront toujours présentés en version bilingue.
Livres et lieux de savoir dans l'Europe moderne
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Violaine Giacomotto
Ce cours est centré sur l’histoire du livre et des textes savants à l’aube de la période moderne, au moment où l’imprimerie modifie profondément la construction et la diffusion du savoir et alors que la science elle-même se transforme en profondeur. Il réfléchit à l’interaction entre l’objet-livre et les grandes transformations épistémiques, et traite du rôle central de l’imprimé dans la mise en forme et la circulation des différents savoirs de la Renaissance (anatomie, astronomie, zoologie, botanique), à travers une approche pluridisciplinaire :
- développement du livre matériel et de ses différents aspects au service du savoir, en particulier invention de l’illustration scientifique reproductible, qui pose la question de la représentation du « vrai » scientifique ; conceptualisation et représentation des savoirs scientifiques dans les frontispices. Liens entre représentations scientifiques et représentations artistiques.
- interaction entre les nouveaux livres de science et les nouveaux lieux de savoir (théâtre d’anatomie, cabinet de curiosités, jardin botanique...), émergence de genres épistémiques en lien avec la conception nouvelle de la science et la mise en scène des savoirs.
- modes d’écriture du savoir dans les différents genres savants, modes de constitution et d’écriture des livres savants et hybridités des genres : poésie scientifique, par exemple, ou récit de voyage.
Pour explorer ses différents aspects de l’histoire des savoirs liés à la naissance du livre imprimé, le cours se focalise plus précisément sur quelques moments clefs de l’histoire des représentations scientifiques et des paradigmes épistémiques qui les accompagnent : émergence de l’observation et de l’expérience, à travers l’exemple des leçons d’anatomie, ou problèmes de mise en forme des savoirs venus du Nouveau Monde, par exemple
Littérature Age classiques / Lumières
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Littératures francophones
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable: Sylvère Mbondobari
Littératures francophones :
Littératures diasporiques et la condition afropéenne :
Si la littérature africaine francophone pouvait encore jusqu’à une date récente se définir comme celle qui est autre, différente par son esthétique et ses contenus, d’une autre culture avec un imaginaire spécifique, disons historiquement et culturellement marquée, il apparaît que par leurs choix esthétiques et leurs thématiques, les écrivains de la diaspora se signalent par un décentrement et une double rupture que leurs œuvres présentent avec l’espace d’origine d’une part, et l’espace d’accueil et de résidence, de l’autre.
Originaire d’une société autre que la société de référence, ils se détachent de leur communauté pour rejoindre celle des lecteurs et des institutions de consécration pour se concentrer sur les questions de la mémoire coloniale ou de la construction d’une identité spécifique à partir de Paris.
La littérature diasporique a un potentiel poétique et herméneutique qui permet de penser socialement, culturellement et psychologiquement les sociétés contemporaines d’une part en accomplissant une véritable herméneutique de l’Autre et, d’autre part, en opérant une déconstruction des stéréotypes et des préjugées. Enfin, cette littérature produit une esthétique de l’entre-deux, une esthétique de la différence et du mouvement qui prend en charge les désordres, les angoisses et les espérances d’une communauté. Les auteurs présentent des personnages en quête d’un sens à donner à une condition d’afrodescendants
ou d’immigrés qui prennent souvent la forme qui d’un drame personnel et existentiel, qui d’une identité nouvelle anticonformiste. Pour cette année, le séminaire accordera une attention particulière à l’écriture de la mémoire.
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.
Langue et littérature Moyen Age et Renaissance
ECTS
6 crédits
Composante(s)
UFR Humanités