ECTS
3 crédits
Code Apogée
1MKSX5
Composante(s)
UFR Langues et Civilisations
Période de l'année
Semestre 1
Compétences acquises
Compétences | Niveau d'acquisition | |
|---|---|---|
| Bloc de compétences disciplinaires | 415 Mobiliser des connaissances des domaines de la linguistique, de la littérature comparée, de l'histoire des idées, permettant de construire des mises en perspective par rapport à l'aire historique, politique, culturelle des pays slaves | x |
Liste des enseignements
Au choix : 1 parmi 4
Orthodoxie
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Particularités de l'orthodoxie: l'évolution socio-historique, l'art, la pensée
Corpus, constitution et traitements
Composante(s)
UFR Langues et Civilisations
Période de l'année
Semestre 1
Ce cours de 36h a pour objectif de fournir un panorama des approches corpus-based et corpus-driven en linguistique, aussi bien en s’intéressant aux objets d’analyse que ces approches privilégient qu’en considérant les outils et méthodes d’analyse qui permettent ces approches. Ainsi, le cours poursuit des objectifs théoriques et méthodologiques :
- Nous évoquerons les grands fondements de la linguistique de corpus, pour comprendre son émergence et son développement à la fin des années 80 ;
- Nous discuterons les problématiques et les niveaux d’analyse que les corpus permettent d’explorer ;
- Nous discuterons les principes de constitution d’un corpus, en fonction d’objectifs fixés pour sa création ;
- Nous réfléchirons au travail d’annotations souvent nécessaire pour rendre les corpus opérationnels pour l’analyse ;
- Nous discuterons des outils disponibles pour la recherche sur corpus aussi bien que pour l’annotation des corpus et nous apprendrons à les utiliser ;
- Nous proposerons des exemples d’analyses sur corpus qui seront discutées de manière critique.
Politiques linguistiques et éducatives
Composante(s)
UFR Langues et Civilisations
Période de l'année
Semestre 3
Le cours se focalisera essentiellement sur les politiques linguistiques et éducatives (PLE) dans l’espace francophone et au-delà. En partant des nécessaires rappels théoriques, conceptuels et terminologiques, des exposés précis et en lien avec la formation des étudiants seront proposés. Ainsi, les PLE de la France, du Conseil de l’Europe et de la Francophonie, pris en synchronie aussi bien qu’en diachronie, ainsi que la prise en compte de modèles d’aménagement linguistique « de par en haut », « de par en bas » et « à mi-palier », serviront de point de départ pour l’élaboration de PLE de la part des étudiants. Ces derniers seront en effet formés à monter de véritables projets de PLE, autour de terrains de leur choix – relevant, de préférence, des pays dans lesquels les étudiants vont effectuer leur stage. Ces projets seront pensés comme complets : de l’indication des objectifs à atteindre à la description du terrain ; de l’état de l’art aux références ; des résultats attendus au budget prévisionnel nécessaire pour la mise en place du projet. Un volet du cours sera par ailleurs consacré aux « représentations sociales des langues » et à la manière de les étudier et, éventuellement, de les mettre à contribution en contexte didactique.
Littérature comparée 4
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Enseignante : Jean-Paul Engelibert
« Le tournant écologique de la littérature contemporaine »
L Le tournant écologique de la littérature contemporaine
L’hypothèse centrale de ce séminaire sera que la littérature contemporaine, en France et dans bien d’autres pays, connaît un tournant écologique en ce qu’elle s’interroge de plus en plus systématiquement sur les rapports que les êtres humains entretiennent avec les autres êtres vivants et avec leurs milieux. On peut observer cet intérêt depuis le dernier quart du XXe siècle, quand émerge une littérature écologiste, relayant des positions et des discours militants. L’essai de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962), fait à cet égard figure de pionnier. Depuis, on peut distinguer, avec le critique Pierre Schoentjes, une « littérature
verte », attentive à décrire et parfois célébrer la nature, qu’elle soit sauvage ou campagnarde, et une « littérature marron » soucieuse de documenter ou de dénoncer les atteintes portées aux écosystèmes. Le tournant écologique a pu accompagner le « retour au réel » de la fin du XXe siècle, qui a vu le roman afficher le souci du monde plutôt que celui de sa propre forme, qui avait triomphé dans les décennies précédentes. Mais on peut remarquer a contrario que l’écologie porte aussi la littérature à des renouvellements formels inattendus. Ainsi, l’art du récit s’articule-t-il aux sciences pour approcher des objets trop grands ou trop complexes pour la perception ordinaire. Ainsi l’écologie privilégie-t-elle les formes non-réalistes comme la science-fiction et le fantastique, pour extrapoler les réalités de demain ou imaginer celles qu’on peine à observer aujourd’hui. Ainsi encore réhabilite-t-elle le conte philosophique, la fable et le mythe pour penser ce qui résiste aux rationalisations du discours dominant.
On tentera d’aborder la diversité de ces écritures et de caractériser autant que possible les principales voies du tournant écologique contemporain.