ECTS
6 crédits
Code Apogée
1MDFU1
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Automne
Compétences acquises
Compétences | Niveau d'acquisition | |
|---|---|---|
| Bloc de compétences disciplinaires | 428 Mobiliser des savoirs hautement spécialisés comme base d’une pensée originale dans le domaine concerné | x |
| 186 Développer une conscience critique des savoirs dans un domaine et/ou à l’interface de plusieurs domaines | x | |
| Bloc de compétences transversales | 062 Communiquer à des fins de formation ou de transfert de connaissances, lors d'échanges professionnels, par oral et par écrit, en français et dans au moins une langue étrangère | x |
Liste des enseignements
Séminaires
3 créditsLangue vivante
3 crédits
Séminaires
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Automne
Littérature moderne/ contemporaine 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Philippe Ortel
« La littérature et ses dispositifs »
Ce cours fait l’hypothèse que les textes littéraires empruntent à la vie sociale des « dispositifs » qui organisent en profondeur leur imaginaire. Parmi eux les dispositifs techniques qu’introduisent les nouveaux médias : chambre noire photographique à partir de 1839, projection cinématographique à partir de 1895, « lucarne » télévisuelle dans les années 1950, réseau Internet depuis la fin du XXe siècle. Non seulement photographie, cinéma, télévision ou Internet apparaissent comme des thèmes dans les œuvres mais on peut se demander si le rapport de certains écrivains à la réalité n’est pas modelé par ces appareils techniques. Plus largement on verra ce que la notion de « dispositif » peut apporter à la poétique des textes. Née en marge du structuralisme dans les années 1960, avec Michel
Foucault et Jean-François Lyotard notamment, la notion a connu récemment un regain d’intérêt, aussi bien en philosophie (avec des auteurs comme Giorgio Agamben ou Jean-Louis Déotte) qu’en critique littéraire. Fortement ancré dans la littérature ce cours travaillera néanmoins sur des objets multiples (photo, cinéma, installations, etc.) en tentant de voir comment les mêmes dispositifs transitent d’un art à un autre ou d’un média à un autre.
Littérature comparée 2
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1
Responsable : Apostolos Lampropoulos
« Amitiés démesurées, intimités archivées »
Le terme d’amitié – au sens où le français en fait un équivalent du grec « philía » – pu être qualifié de paléonyme (mot grec, lui aussi, signifiant, littéralement, le « vieux nom ») : il désignerait, depuis plusieurs siècles déjà et dans des contextes très variés, une valeur souvent idéalisée et désexualisée, érigée en modèle d’une relation supposément pure, aimante et désintéressée. Dans son ouvrage marquant, Politiques de l’amitié, le philosophe Jacques Derrida revient toutefois sur une série de présupposés concernant la relation amicale, ainsi que sur certaines idées implicites qui sous-tendent les représentations et les pratiques de l’amitié, notamment dans le monde occidental. Il insiste, par exemple, sur le fait que l’amitié est, de manière récurrente, décrite comme une relation de fraternité plutôt que de sororité ; que les amitiés exemplaires sont, dans la plupart des cas, des relations entre hommes et des relations à deux plutôt qu’à plusieurs ; et que, enfin, même les amitiés les plus admirables sont envisagées comme une affaire personnelle ou une affaire de jeunesse, plutôt que comme une base solide à partir de laquelle il serait possible d’imaginer autrement l’organisation de la cité.
On retrouve ces problématiques et ces questionnements dans de nombreux textes littéraires et œuvres cinématographiques, souvent liés, d’ailleurs, à la question de l’intimité, que l’on pourrait concevoir comme une forme de proximité entre deux ou plusieurs personnes, qu’elle soit érotique ou non. Dans le cadre de ce séminaire seront étudiés deux textes littéraires (dont l’un présente une forte dimension autothéorique) et deux films issus de deux périodes distinctes : le début des années 1990, marqué par la pandémie du VIH/sida et par une certaine méfiance à l’égard des acquis de la libération sexuelle qui l’avait précédé ; puis les années
2020 qui, de plusieurs points de vue, assument une certaine indistinction entre les différentes formes de relationnalité (amitié, intimité ou autres). Toutes les œuvres étudiées proposent également, chacune à sa manière, des récits de fin de l’amitié ou de fin de l’intimité, que celles-ci soient imaginées comme une forme de fusion entre les ami.es ou les intimes, comme une séparation ou comme la conséquence inévitable de la mort. Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces œuvres perpétuent ou, au contraire, enterrent l’amitié ou l’intimité en les archivant, c'est-à-dire en les inscrivant dans des dispositifs documentaires, des collections ou des enregistrements.
Œuvres au programme
Giannecchini, Hélène : Un désir démesuré d’amitié, Paris, Seuil (coll. Librairie du XXIe siècle), 2024.
Guibert, Hervé : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie [1990], Paris, Folio, 2019.
Scott, Ridley : Thelma and Louise, 1991 (film).
Hermanus, Oliver : The History of Sound, 2025 (film).
Organisation du séminaire. 10-11 séances et 1 journée d’études qui aura lieu vers la fin du semestre. Celle-ci sera organisée par un comité composé de 3-4 étudiant.es inscrit.es au séminaire.
Littérature moderne/ contemporaine 6
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 3
Responsable : Vérane Partensky
« Le roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle »
Ce séminaire sera consacré au roman de l’homme de lettres dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il s’appuiera prioritairement sur Charles Demailly (1860) d’Edmond et Jules de Goncourt et sur Bel-Ami (1885à de Maupassant, mais fera également appel à des extraits d’œuvres ainsi qu’à des articles de presse et de revue (qui seront mis à disposition des étudiants sur e- campus)
L’objectif du séminaire est d’étudier la condition de l’écrivain dans le contexte de la modernité médiatique, au moment où le monde de l’édition se transforme profondément et où la presse, alors triomphante, entretient avec le livre des relations étroites et complexes. Les écrivains sont souvent aussi journalistes, « forçats des lettres », selon la formule célèbre de Théophile Gautier ; les œuvres elles-mêmes paraissent fréquemment d’abord sous forme de feuilletons ou de livraisons périodiques.
Si cet univers littéraire soumis aux logiques du capitalisme, de l’argent et de la concurrence a souvent suscité des représentations critiques ou désenchantées dont nous explorerons le dispositif, nous verrons également l’émergence de formes nouvelles et l’espace privilégié d’expérimentation esthétique qu’ont favorisés les revues et les journaux.
Malgré un corpus de base restreint, le séminaire envisagera un spectre littéraire assez large, du réalisme au symbolisme et à la décadence ; il s’essaiera à cartographier un univers dans lequel la catégorie d’« homme de lettres » recouvre des réalités très diverses : poète, romancier, auteur dramatique, journaliste, critique, essayiste, écrivain à succès, poète maudit, salonnier, etc. Ces mutations affectent en profondeur la définition même de la littérature et contribuent à reconfigurer le champ littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle.
Langue vivante
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Automne
Espagnol
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Automne
Anglais
ECTS
3 crédits
Composante(s)
UFR Humanités
Période de l'année
Semestre 1